"La stratégie européenne de réduction drastique des déficits nuit à l'emploi"

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Eric Heyer, économiste et directeur adjoint au département Analyses et Prévisions de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), considère que dans un contexte de faible croissance, le traitement social du chômage est l'une des seules réponses urgentes à la question de l'emploi. Surtout, il estime que l'objectif européen de zéro déficit public à l'horizon 2017 est trop contraignant et nuisible à l'emploi. Il suggère que l'on se concentre sur le seul déficit structurel pour retrouver des marges de croissance.

La Tribune. Certes, le chômage progresse partout en Europe mais il y a-t-il une particularité française ?

- Eric Heyer. La particularité française, c'est la progression de la population active. 800.000 jeunes arrivent chaque année sur le marché du travail alors que 650.000 seniors le quittent. Résultat, la population active croît de 150.000 personnes. Il y a peu, ce solde était descendu à 100.00 mais en reportant l'âge de la retraite, il est remonté. C'est la grande différence avec l'Allemagne où, par rapport à sa population, moins de jeunes arrivent sur le marché du travail et où la population active diminue. Ce qui permet de limiter la hausse du chômage. Ceci dit, il est tout de même bon d'avoir une population active dynamique mais il faut de la croissance à court terme pour l'absorber.

Justement, en l'absence de croissance, comment limiter l'augmentation du chômage ?

- Il n'y a que deux leviers. Le premier, utilisé par les Allemands, consiste, quand il y a crise, à réduire le temps de travail en utilisant le mécanisme du chômage partiel. Depuis 2008, environ 1,6 million de salariés ont été placés dans ces dispositifs en Allemagne contre seulement 250.000 en France. Et avant même la crise, l'Allemagne recourait nettement plus au temps partiel qui concerne 35% des salariés contre 17% en France. Outre- Rhin, on a également créé des "mini jobs" où l'on travaille peu et où l'on gagne peu.

Et le second levier ?

- C'est le traitement social du chômage. En période de crise, il n'est pas anormal que le secteur public vienne compenser les pertes d'emplois dans le secteur privé. Les actuels contrats aidés ont une durée de vie limitée à huit mois, ils sont donc inadaptés à une crise qui dure. Les futurs emplois d'avenir [institués par un projet de loi qui sera présenté ce mercredi 29 août en conseil des ministres] sont donc intéressants dans ce contexte car ils auront une durée de vie de trois ans. Ce qui laisse du temps pour vraiment former des jeunes et espérer que la croissance sera de retour. Ce qui permettra alors aux jeunes de vendre dans le privé la qualification acquise.

Mais attention, pour que ces emplois soient à terme vraiment utiles, il faut, comme l'avait souligné Martine Aubry lors des primaires socialistes, qu'ils soient réellement affectés sur des secteurs d'avenir. Par exemple, avec la transition écologique, il y a maintenant une obligation d'effectuer des bilans énergétiques dans les appartements. Or, il y a un problème pour trouver de la main d'?uvre qualifiée dans ce secteur. La formation coûte assez cher, entre 10.000 et 15.000 euros. Formons des jeunes à ces métiers. Ils seront dans le public un premier temps. Puis ils pourront monter ensuite leur société ou travailler dans le privé.

Certes mais le problème principal reste l'absence de croissance...

- En France, la productivité progresse chaque année d'environ 1%. Aussi, tant que nous ne serons pas à 1% de croissance nous continuerons à détruire des emplois. En, outre comme la population active continue de croître de 150.000 personnes par an, nous avons en réalité besoin de 1,5% de croissance pour diminuer le chômage. Or, les prévisions actuelles sont loin du compte avec 0,3% cette année et 1,2% en 2013. Et encore... ce sera certainement moins. Or, tant que la stratégie européenne sur la réduction des déficits sera toujours aussi drastique, on ne s'en sortira pas.

L'Europe a fait le choix de d'abord corriger les déficits publics avant de s'attaquer aux déficits d'emplois. Il faudrait mieux s'intéresser aux deux déficits parallèlement. Ce qui implique de réduire plus lentement les déficits publics pour permettre des politiques d'austérité moins fortes. Concrètement, plutôt que de se fixer de revenir à un déficit public global égal à zéro en 2017, déterminons plutôt comme nouvel objectif de parvenir à un déficit structurel égal à zéro. La moitié du chemin est déjà faite. La partie conjoncturelle du déficit - celle qui est due aux moindres rentrées de recettes du fait d'une faible croissance - est  "normale", elle sert de stabilisateur économique. J'insiste, en se concentrant sur le seul déficit structurel, ceci fera deux fois moins d'austérité et cela provoquera un choc de croissance.

A propos de choc, pour lutter contre le chômage vous n'évoquez pas le besoin d'un choc de compétitivité...

- Certes, des réformes structurelles sont nécessaires. Mais leur impact ne se fera réellement sentir qu'à moyen terme. Or, il faut agir sur le court terme, sinon le choc de compétitivité sera noyé dans la récession de court terme. Bien entendu qu'il faut revoir le financement de notre protection sociale et séparer les dépenses assurantielles, qui doivent relever des cotisations, des dépenses universelles - famille et une partie de la santé - qui doivent être financées par l'impôt. Quel impôt ? Plutôt la CSG qui concerne tous les revenus.

Certains préfèrent la TVA sociale parce que cela permettrait aussi de toucher les produits importés et de réduire les écarts de coûts. Encore faudrait-il que les entreprises françaises, dont les marges se sont réduites, répercutent réellement sur leurs prix la baisse du coût du travail. De surcroît, qui nous dit que les autres pays européens n'appliqueront pas aussi une TVA sociale, ce qui réduira à néant la mesure prise en France. Car c'est vis-à-vis de nos partenaires européens que nous pouvons jouer sur les coûts. Pas avec la Chine. Là, l'écart est beaucoup trop grand.

 

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a écrit le 05/09/2012 à 20:48 :
ofce = neutralité plus que suspecte.
a écrit le 30/08/2012 à 15:22 :
excellent le commentaire d'hervé, ça résume parfaitement la situation : "100% d'accord sur l'esclavage du privé par le public en France, rien ne bouge. Le parasite à jusqu'à présent réussi à saigner son hote sans le détruire, mais le parasite est devenu trop gros et il est en train de tuer son hote ! le parasite est en train de réfléchir pour revenir à le perfuser pour le maintenir en vie, c'est ça la règle d'or : pas de dépenses (inutiles) plus qu'on ne saigne ! dépenser utile et performant, vous n'y pensez pas, c'est totalement inenvisageable !"
a écrit le 30/08/2012 à 15:19 :
la croissance, il n'y a pas besoin d'en parler, c'est le job de chaque dirigeant, cadre.. dans son travail quotidien. Et pour cela chacun oeuvre avec un préalable d'optimisation des comptes, dépenses optimisées, mesure de l'efficacité des investissements, pilotage temps réel pour réajuster au mieux...du vrai chinois pour nos politiques et économistes (parlons plutôt de fumistes).. qui vous disent peu importe la dépense, le bilan, le compte de résultat, le chiffre d'affaires....s'il y a un problème, on fait tourner un peu plus la machine à produire, on emprunte encore plus !!! peut être va t il y a avoir une loi pour obliger à acheter ? c'est Alzheimer ou quel type de dégénérescence qui frappe tous ces extraterrestres de l'économie ????
a écrit le 30/08/2012 à 12:08 :
@apicelleria : vous ignorez les problèmes de fond (productivité, dette, dépenses inutiles qui saignent les entreprises et les ménages) pour ne cibler qu'une vision partielle avec des propos irréalistes. il faut produire...certes, mais la realisme économique c'est partir du client. Il ne suffit pas de produire (les entreprises françaises ont de gros stocks), il faut vendre, et donc ne être pas cher, donc être compétitif (ce que vous évacuez sans autre considération...). et il faut donc alléger les charges des entreprise et des ménages (l'inverse est en route par des mesures purement électoralistes), en diminuant les dépenses publiques improductives, ce qui améliore la productivité et améliore le pouvoir d'achat des ménages, le cercle vertueux qui relance tout (emploi -> baisse des charges de chomage..). Les meilleurs pays sont dans cette logique et ils avancent pendant qu'on s'enfonce, c'est clair et simple, le modèle de Corée du nord est à oublier. ceux qui passent leur temps à vouloir décréter ce que doit être l'économie sont inutiles, tout simplement, il faudrait surtout qu'ils aillent faire un stage dans la vraie vie ! Il ne faut pas soutenir flanby par cette désinformation et bourrage de crane complétement stupide, on n'est pas en corée du nord (du moins pas encore, mais je crois qu'on y va tous les jours)
a écrit le 30/08/2012 à 11:50 :
le seul vrai problème évident c'est la dette, si on avait géré depuis 30 ans en ne dépensant que la dépense utile et efficace on aurait 1700 millairds d'excédents et non de dette, les marchés ne pourraient rien contre la france et on aurait moins d'un million de chomeurs. Les autres théories d'économiciens pour soutenir les politiciens responsables de la totale absence de gestion depuis 30 ans sont complices de la destruction de valeur et de richesse au quotidien. On est assis sur un tas d'or d'économies possibles, les dépenses et effectifs les plus élevées d'europe, il suffit de se baisser pour financer la relance (à condition que ce soit efficace). les politiciens en économiciens français sont inaptes à la gestion, aucuin pragmatisme, aucune logique, uniquement la fuite en avant et l'immobilsme, on ne touche à rien pour ne pas géner son electorat au chaud grâce à l'argent du privé qui travaille de plus en plus et dans les pires conditions pour alimenter la machine politique, syndicale, administrative, bien eu chaud, bien payée et avec la garantie de l'emploi. Il faut citer les bons exemples pragmatique, volontaristes.. qui réussissent et s'en inspirer (suéde, québec...), le public se nourrit du privé comme les fourmis "cultivent" les pucerons, nous sommes les travailleurs esclaves du monde politique, administratif, syndical, on nous taxe, nous fait travailler encore plus pour financer la bête insatiable, ils ont tous les leviers (régions, collectivités, sénat, députés, syndicats, éducation nationale, magistrature..), gaspillent à tour de bras, se font des cagnottes (sénat, 2 millairds, syndicats 5 millairds, caisses noires des ministres....) mais on n'a rien à dire puisqu'on a le droit de voter (pour eux), vive la démocratie à la française, l'esclavage du privé par le public !
Réponse de le 30/08/2012 à 12:14 :
100% d'accord sur l'esclavage du privé par le public en France, rien ne bouge. Le parasite à jusqu'à présent réussi à saigner son hote sans le détruire, mais le parasite est devenu trop gros et il est en train de tuer son hote ! le parasite est en train de réfléchir pour revenir à le perfuser pour le maintenir en vie, c'est ça la règle d'or : pas de dépenses (inutiles) plus qu'on ne saigne ! dépenser utile et performant, vous n'y pensez pas, c'est totalement inenvisageable !
a écrit le 29/08/2012 à 19:21 :
Analyser, toujours analyser...On ne lit que cela ! Quand Pôle Emploi se permet de créer des dérivations de ses services alors que des offres d'emploi ne sont pas honorées ! On m'a dit textuellement" nous ne proposons plus d'emplois mais des structures d'accompagnement avec les fonds publics" Cet accompagnement est une sorte de voie sans issue qui vous amènera à radiation si vous ne vous présentez pas à un programme hebdomadaire pendant une durée de 1 à 3 mois ! Par contre, on vous refusera 20 /30 h de formation pour des offres ne trouvant pas preneur faute de vous consacrer la même somme soit 200 à 300€. La conclusion est simple : ce pays joue à cache cache avec la réalité et les conséquences dramatiques de ce type de comportement qui est l'apanage de notre beau pays: "faire semblant de..."
a écrit le 29/08/2012 à 15:57 :
surtout, la bétise idéologique de pseudo économistes nuit à la démocratie. ce n'est pas en dépensant plus quand on n'a plus rien qu'on rétablit la situation. des propos totalement déconnectés de tout diagnostic réaliste et surtout de toute logique de gestion. Allez donc lire le rapport de la cour des comptes et vous verrez combien il est facile de faire de trés grosses économies qui nous permettront d'avoir les montants utiles à l'aide aux PME et donc au développement de l'emploi et de la croissance, tout en améliorant trés fortement la performance des services publics. Pas besoin d'aller chercher l'europe, les banques, le pére noel...on a la solution à notre main, c'est le levier le plus efficace, mais l'idéologie rend aveugle.
Réponse de le 29/08/2012 à 16:54 :
Le problème c'est que réformer la France, c'est toucher à des prébendes, du clientélisme et de l'affairisme, sans parler des groupuscules occultes... quand à la transparence des comptes, vous repasserez.
Réponse de le 29/08/2012 à 16:57 :
En effet, ça peut aller loin. Voyez la Corée du Nord: le gouvernement dit que tout va bien... voila où l'on mène la population. La liberté du travail n'existe déjà plus.
Réponse de le 30/08/2012 à 15:06 :
d'accord avec André, mais attention, même la corée du nord bouge ! je lis dans courrier international (avec flanby en poire sur la couverture, titre : alors on bouge ?) qu'ils sont conscients du besoin de réformes et d'ouverture, et s'ils le disent c'est qu'il vont sans doute le faire ! donc attention, même la corée va nous dépasser !!! c'est la france qui devient la corée du nord de l'europe !!
a écrit le 29/08/2012 à 15:45 :
"l'impact de reformes se fera sur le moyen terme" encore une idée de fataliste et du laxiste. J'ai lu que les ministres du québec avaient eu comme copie de proposer des plans avec 20% d'économies sinon ils étaient virés !! quand il y a le feu on ne dit pas que les pompiers arriveront quand ils auront envie, et que les flammes c'est dangereux !!! Les délais de résultats ne dépendent que de la volonté et rapidité des décisions, les résultats peuvent être immédiats. En france, on a choisi un mou et des gastéropodes qui ne veulent pas voir les vrais problèmes. il est inadmissible qu'on paye à prix d'or une armée, la moitié de la france, pour ne rien gérer et ne pas traiter la situation, se réfugier derrière les arguments les plus falacieux pour fuir toute décision courageuse, l'autogestion syndicale, l'absence totale de gestion. Si les entreprises étaient gérées comme l'état, la sécu les collectivités, on n'aurait plus que le tourisme comme activités ! plus les politiques attendent, repoussent les décision, plus ils tuent l'emploi au quotidien, c'est un crime contre la société, c'est le génocide de l'emploi ! mais responsable mais pas coupable comme dit fabius, et il est toujours là !
a écrit le 29/08/2012 à 15:30 :
complétement débile !!! une entreprise qui a de gros emprunts, des charges inutiles et qui ne boucle plus les fins de mois, la solution c'est donc de s?endetter un peu plus !!!!! si on le met dans une entreprise il la coule en trés peu de temps. La solution d'urgence et que prendrait n'importe quelle entreprise, ménage qui a les pieds sur terre, c'est de supprimer les dépenses improductives et inefficaces, au moins 30% en france, ce qui permet de baisser les impots, d'alléger les charges des entreprises, et d'investir les gains sur des projets bien ciblés, c'est basique !!! ne rien faire, c'est au contraire laisser les charges croitre et donc étouffer les entreprises et donc tuer l'emplois, 10 000 chomeurs de plus depuis 3 mois !! non seulement il faut équilibrer chaque budget, mais viser la dépense performante et minimale. Si on avait géré depuis 30 ans, on aurait pas 1700 millards de dette mais d'excédent , et aucun problème vis à vis des marchés ! et surtout nepas comparer les pays, chacun est particulier. l'allemagne a des excédents et peut emprunter, la france est dans le rouge total et ne peut surtout pas augmenter la dette, il va falloir se saigner rien que pour trouver 30 milliards de plus en 2013 pour payer les emprunts!!! et la france a cette "heureuse" particularité d'avoir la plus grosse dépense publique, donc les plus gros gains possibles, d'autres sont déjà au tacquet ! La suéde, le québec, l'argentine .. ont pris les bonnes décision de gestion de la dépense publique, et ont trés bien progressé, il faut avoir l?honnêteté intellectuelle de prendre les bons exemples. Encore un qui cherche les alibis pour ne pas déranger l'électorat de gauche, le domaine public cause première et unique de la dette qui tue l'emplois de façon massive !!! le privé créé la richesse, le laxisme de l'éta, la sécu, les collectivités transforment toute cette richesse en dette, il est urgent d'inverser cette logique suicidaire et totalement absurde. le dette est le cancer de l'économie et de l'emploi, on ne se soignera pas avec de l'aspirine ! l
Réponse de le 29/08/2012 à 15:48 :
il faut bien sur lire : 100 000 chômeurs de plus en 3 mois
Réponse de le 29/08/2012 à 18:06 :
Un pays ne se gouverne pas comme on gère une entreprise ... et on ne réduit pas la dette seulement avec une équipe d'auditeurs qui font du cost reducing à outrance. Cette politique budgétaire vertueuse n'a de sens que si elle s'accompagne d'une relance de la Production pour aller chercher les marchés étrangers qui eux sont en croissance. Il faut relancer la croissance par le soutien à la production. Le reste, c'est de l'accompagnement social et il est socialement justifié pourvu qu'il soit financé ...
Réponse de le 30/08/2012 à 11:31 :
c'est bien là le début du dogmatisme et d'affirmations péremptoires sans aucun fondement logique, l'état doit se gérer avec la logique de bon sens d'une entreprise ou d'un ménage, et c'est bien comme ça que le font les pays nordiques qui ont fait de très grosses réformes et de grands progrès pour dépenser utile et efficace. Dire qu'un état ne se gère pas comme une entreprise est uniquement un argument gratuit pour ne rien faire, c'est totalement irresponsable et la charge des dépenses inutiles tuent l'emploi de façon massive au quotidien. l'accompagnement social financé par quoi ? soutenir la production, mais avec quel argent ?? on a déjà 1700 milliards de dette et on ne sait plus rembourser les intérets sans asphyxier un peu plus les ménages et les entreprises !!! on est au bord de faillite !!!!! alors qu'on est assis sur un tas d'or d'économies possibles !!!! comment tenir des propos aussi délirants ? une augmentation de la dette déjà suicidaire !!! ce que j'ai expliqué est clair et incontestable si ce n'est pas des affirmations gratuites et débiles sur le plan économique. A quoi ça sert de payer plus de 150 000 fonctionnaires des impots quand la suede en a moins de 2000 et qu'il nous en faudrait moins de 10 000 si on applique leur méthode ?? et tout à l'avenant, poste par poste, voir le rapport de la cour des comptes. Personne n'est payé par nos impots pour un tel laxisme qui tue l'économie au quotidien. les gains induits par les réformes indispensables à des décennies d'immobilisme et d'autogestion syndicale peuvent permettre au plus tôt de financer la relance et créer des emplois. De tels propos montrent combien la plupart des politiciens et autres économiciens qui se voilent la face pour éviter toute rationalisation de l'organisation, mesure d'efficacité et de pertinence de chaque euro dépensé, sont tout simplement inaptes à gérer nos deniers. Ils ne font que gérer leur confort et la paix sociale au détriment de la dette et de l'emploi du privé qui créé la richesse en travaillant 70h, c'est criminel ! l'europe entière ne comprend rien à notre immobilsme et absence de gestion publique, le record absolu en dépenses et inefficacité, en terme d'organisation (doublons, 35h..), de niveau de dépenses de fonctionnement, d'investissement mal ciblés, improductifs, sans aucune mesures d'efficacité...le ba à ba de toute gestion, c'est dépenser utile au quotidien, ce qui permet de créer la richesse. Différer ces gains, c'est perdre en compétitivité, c'est augmenter les charges, diminuer le pouvoir d'achat... quand à ceux qui disent on va s'en sortir en aggravant la dette, il n'y a pas de mot pour qualifier de telles bétises, on en créve, c'est tout !!!
a écrit le 28/08/2012 à 21:41 :
encore un mec de gauche??????
ceinture pour tous fin des aides
que le travail paye et pas l'assistance
a écrit le 28/08/2012 à 19:31 :
il a plein d'idees sur le papier, c'est un bon debut ( c'est pas pour ca que je suis d'accord avec lui); les theoriciens, qui sont plus preoccupes par leurs querelles de clochers qu'autres choses, oublie que la realite est tt a fait differente; en bon matheux il devrait savoir qu'entre optimiser et 'optimiser sous contrainte', les solutions sont souvent tres differentes
Réponse de le 28/08/2012 à 20:03 :
Justement ; il n'est pas question d'optimiser ou d'optimiser sous contrainte mais de relancer. L'erreur de perspective des tenants minimalistes des relances par la question comme Eric Heyer c'est de croire que le marché domestique peut suffire par le seul soutien de la consommation des plus défavorisés ou par les investissements d'avenir. Parce qu'alors on reste soumis au diktat de la productivité. Ce qu'il faut c'est une relance massive par la production avec un soutien à la conquête de nouveaux marchés mondiaux. Il faut relancer la croissance par la production.
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Réponse de le 28/08/2012 à 21:46 :
vous voulez relancer quoi? l'etat francais n'a plus une caillase, a 30% de fonctionnaires en plus que l'allemagne a 'habitants constants', et va droit au tas; les stabilisateurs automatiques sont utilses ' a la francaise' ( avec m'enfoutisme, donc), et pour l'export on casse les reins des boites en leur expliquant qu'elles ne courent pas assez vite......... vu que je vous aime bien je vais vous donner un autre son de cloche; les multinationales sont dubitatives de la ' strategies du gouvernement' ( en calir, elles attendent de voir), pour les pme, ca fait 20 ans que je dis a des dirigeants de reduire la voilure ( ou monter des choses ailleurs); prendre des risques pour peanuts ( apres impors, s'entend), ft laisser ca aux autres... le gvt va rapidement comprendre les limites de ce qu'il prone...
a écrit le 28/08/2012 à 18:54 :
L'analyse keynésienne de Eric Heyer permet de prendre un peu le large de toutes les explications et sorties financières de la crise. Mais elle tourne dans un cercle vicieux dont la sortie ne peut se faire que par la solution de réduction du déficit structurel en lieu et place de de réduction du déficit.

Or s'il est clair que seule la consommation apporte une solution, il ne s'agit clairement pas de la consommation domestique qui elle aussi est en tassement ... mais à 3.5%. On peut donc ergoter longtemps sur la productivité française ( qui décidément est une obsession), le seul vrai problème est la PRODUCTION. Il faut une relance active de la production par l'investissement et pas seulement dans les biens de production mais aussi dans l'investissement immatériel comme la prospection commerciale à l'export.

Le traitement social du chômage est certes nécessaire pour des raisons ... purement sociales et politiques. Mais il n'est absolument pas une solution économique. Celle qui rendra du travail aux salariés et aux entreprises françaises c'est la production ! C'est elle qui entrainera la croissance ; tout le reste ce sont des mesures d'accompagnement.

Comme le note Eric Heyer, plus besoin alors de succomber au discours obsédant des tenants de la productivité qui est un des facteurs de profonde dégradation de la qualité des emplois salariés depuis 30 ans. Que la France relance sa production et à petite marche qu'elle améliore sa productivité ... et le chômage refluera en même temps que s'amélioreront les conditions de travail et la richesse de la Nation.

Bien à vous.

http://apicelleria.overblog.com/
Réponse de le 28/08/2012 à 19:08 :
Il faut lire :
il ne s'agit clairement pas de la consommation domestique MAIS DE LA CONSOMMATION MONDIALE DONT LA CROISSANCE est elle aussi est en tassement ... mais à 3,5%.

Avec mes excuses
Réponse de le 28/08/2012 à 19:34 :
l'ofce, comme l'ecole d'economie de paris, sont de gauche, donc ils proposent les solutions ' qui vont bien'; si c'est applicable, ils s'en foutent........ limite ' il suffit que chacune des 3 millions d'entreprise engage de force un salarie, et il n'y a plus de chomage', bon si les entreprises deposent le bilan, on regarde ca plus tard ( quand 'les experts' s'interrogent')
Réponse de le 29/08/2012 à 8:36 :
@churchill je suis bien obligé de me faire asséner les "vérités libérales" avec une majorité d'articles allant dans ce sens vous pouvez bien lire une pensée autre de temps en temps. cela vous aménera peu être à penser qu'il y a une alternative contrairement au dogme libéral du "TINA"
a écrit le 28/08/2012 à 18:50 :
France endettée ,relance par de la dépense publique par 150000 emplois d'avenir dont la formation en plus du salaire va coûter entre 10 à 15 000 euros ,cela fait combien à la sortie !!!
a écrit le 28/08/2012 à 18:47 :
je ne peux pas croire que ce monsieur soit économiste.quand le premier poste de dépenses de l'état est le remboursement des INTERETS de la dette,on comprend mieux pourquoi la france ne peut plus investir,ni dans les infrastructures ni dans la recherche.donc on tue l'emploi
a écrit le 28/08/2012 à 17:38 :
Réponse dans 10 ans. On verra qui de l'Europe ou de l'Amérique a fait le bon choix. Les USA préfèrent réindustrialiser leur pays (avec du protectionnisme quand c'est nécessaire), investir massivement dans les secteurs d'avenir quitte à ralentir leur désendettement. L'Europe fait le choix de signer des accords de libre échange à tour de bras, de sabrer dans les investissements publics de recherche et d'éducation... On verra qui s'en sortira le mieux ou disons le moi mal. perso je parie sur l'oncle sam
Réponse de le 28/08/2012 à 18:19 :
Si les républicains arrivent au pouvoir, il faudra probablement compter sur le fait que les USA couperont eux aussi tout azimut dans leurs dépenses pour réduire leur déficit abyssal ... (Bien que ce qu'il se passe en Europe devraient les en dissuader).
Les accords de libre échange ne sont pas nuisibles en soi, ce qui pose problème, c'est d'avoir des partenaires commerciaux qui appliquent des règles plus contraignantes à l'import et subsidie l'export alors que nous sommes un des marchés plus ouverts au monde. Et là, je vous rejoint, il faudrait que l'Europe se fasse plus ferme et applique le principe de réciprocité pour protéger son industrie des mauvais joueurs.
a écrit le 28/08/2012 à 17:30 :
Par principe, le OFCE est une n+1 ieme entite INUTILE ! Quand a ce monsieur, il utilise des idee vieille de 30 ans, idees qui ont montre leur inefficassite !
Réponse de le 28/08/2012 à 17:53 :
Attention à l'orthographe, sinon le commentaire qui consiste à denigrer systematiquement tout ce qui n'est pas issu de la pensee unique liberale, sera encore moins credible.
Du reste on se portait pas trop mal il y a trente ans. Il y a confusion dans vos propos.
Réponse de le 28/08/2012 à 19:36 :
ils sont utiles quand ils fournissent une prevision macro ( chacun mettant un peu sa sauce econometrique); ca permet de balancer les resultats de l'insee, du fmi, d'asteres, etc........ apres, leurs bonnes idees sur un air ' dysuffi yaka fokon', on connait........
a écrit le 28/08/2012 à 17:18 :
Ce sont les déficit et la dépense publique qui ont détruit l'emploi maintenant on passe à la caisse !!!
Réponse de le 28/08/2012 à 19:37 :
poussez pas svp, attendez votre tour !!!!!!!!!!!!!!!!!! ;-)))
a écrit le 28/08/2012 à 16:43 :
Juste pour info complémentaire, il a toujours été IMPOSSIBLE de chiffrer le vrai gain en emploi(s) des aides gouvernementales aux entreprises. Rien. Nada. On ignore total. Par contre, augmenter la CSG, là, vous allez vous faire allumer par TOUS ceux qui se croient riches alors qu'en réalité, ils ne sont que manipulés.
a écrit le 28/08/2012 à 16:43 :
Un article intéressant qui a le mérite de sortir des chemins battus de la pensée unique libérale et qui met le doigt là ou cela fait mal c'est à dire sur la politique économique catastrophique des technocrates dogmatiques de Bruxelles inféodés au système financier. et dire que certains disent que la solution et dans plus d'Europe. peut être mais en tout cas pas plus d'Europe à la mode Draghi Baroso et consorts.
Réponse de le 28/08/2012 à 17:25 :
c'est sur le model US ou chine fonctionnent moins bien que celui de la grece ou de l'urss...;)
Réponse de le 29/08/2012 à 8:32 :
@squer les USA peut être à voir la Chine je ne pense pas que les français apprécient ce modèle. Allez faire profiter les States ou la Chine de vos compétences bye bye!
a écrit le 28/08/2012 à 16:40 :
Il n'y a qu'un "economiste" pour ecrire des inepties pareilles ! Encore un qui denigre les gestionnaires par rapport aux economistes politiques!
Est-il aveugle pour ne pas voir que l'Etat emprunte pour payer ses fonctionnaires, que l'Etat va meme jusqu'a emprunter...pour rembourser ses echeances d'emprunts ? C'est Gestion Finances 101 ! Les emprunts sont pour financer des investissements pas des depenses de fonctionnement! La charge de la dette devient insupportable financierement et EMPECHE la croissance. Alors avant de repartir sur de bonnes bases, il convient d'enlever au plus vite les boulets qui sont mis aux pieds des acteurs economiques du pays.
Place au business, le socialisme est une erreur grave, et avec des economistes comme celui la on est pas sorti de la galere !
Réponse de le 28/08/2012 à 17:19 :
comme si les "acteurs économiques" n'avaient pas leur part de responsabilité dans les problèmes du pays . les slogans ultra libéraux ne mènent à rien ,sinon dans le mur . quant au medef ,il suffit de lire les propos de madame Parisot ce jour ,pour comprendre que ce n'est pas de ce côté que l'on trouvera des idées novatrices . les idées de M.heyer sont pleines de bon sens ne serait ce que sur la partie "réduction du déficit structurel"
Réponse de le 28/08/2012 à 17:32 :
@honore,
Les ultra liberaux ont compris que le createur de croissance c est l ENTREPRENEUR ! Sans patron capitaliste, pas d emploi, pas de creation de richesse issue des idees du patron et pas PAS DE CROISSANCE ! Je reprend, l ETAT NE CREE PAS DE CROISSANCE, SEUL L ENTRPRENEUR CREE LA CROISSAN CE
Réponse de le 28/08/2012 à 17:51 :
Oui, Gg ... Et Renault, EDF, France Telecom, SNCF, La Poste, etc... :-) Arrêtez de racontez des bêtises. Même si vous y croyez très fort.
Réponse de le 28/08/2012 à 18:05 :
@Yvan,
Renault, EDF, France Telecom, SNCF, La Poste, sont des tres grandes entreprises qui gerere des acquis ! De plus certaines de ces entre prise sont semie publique, La poste, SNCF. Les entrepreneurs cree des boites dans leur garage et en 5 ou 10 ans alors il arrivent a avoir 50, 100 voir 200 employes. Et seulement au bout de 30 ans, bref une vie l entreprise devient un groupe : Ricart , michelin, etc... ! Seul la creation d entreprise apportera la croissance !
a écrit le 28/08/2012 à 16:38 :
La solution serait déjà d'aider les petites entreprises pour qu'elles résistent durant la crise et ne ferment pas ! C'est bien moins coûteux que des emplois aidés ou que de créer de nouveaux emplois ! Fermer une entreprise et en rouvrir une demande plus de moyen que de soutenir des entreprises pour ne pas qu'elles ferment.
Réponse de le 28/08/2012 à 19:41 :
avec 28% de marge en moyenne, ca va etre tres chaud......... hey, vous ne voulez quand meme pas arretez de casser les reins de s gens qui creent des boites, alors qu'au moins, quand vous filez des allocs a un chomeur, vous pouvez vous en vanter a la tele ( avant la prochaine election..), hein?
a écrit le 28/08/2012 à 16:31 :
Economiste lobbyiste qui suinte le socialisme idéologisé.Voila un économiste qui parle de chômage sans évoquer une seule fois l'imigration. Le mot, terreur idéologique de gauche il y a peu, ne concerne en effet plus seulement les lojntaines populations, mais celles des pays proches, les polonais, tchèques, portuguais qui viennent envahir notre pays et les "charges" sociales de nos petites entreprises par la même occasion. Dire qu'un système est cohérent dans un cadre national défini et que la solidarité d'un pays de 60 millions d'habitants environ ne peut se faire avec un monde 100 fois plus peuplé semble comme un gros mot qu'il ne faudrait pas prononcer. Que diraient les journalistes de La Tribune si de gentils professionnels canadiens ou africains venaient prendre leurs places ? Ils le diraient. Leur expression serait leur inquiétude et l'on y trouvrait remède. Mais cet économiste, non. Pas un mot d'un phénomène criant, il semble que sa "mission" de parole se limite au discours d'un gouvernement de "gauche" qui marche dans les pas d'un précédant de "droite" tous les 2 prêts à une économie si peu française...
Réponse de le 28/08/2012 à 21:29 :
D?après les chiffres du ministère français des Affaires Étrangères près de 2millions de nos compatriotes vont "prendre la place des autres" a l?étranger, c'est a dire résident en dehors de nos frontières. Donc il faut penser "out of the box"comme le disent les anglo-saxons!!
a écrit le 28/08/2012 à 16:24 :
Il a certainement raison mais pendant de longues années on a surtout sauvé des emplois, souvent dans des industries sans avenir, et surtout pas créer des emplois. C'était bien avant la crise!. Maintenant rattraper, c'est dur!
a écrit le 28/08/2012 à 16:12 :
Je ne suis pas économiste, mais cette analyse me semble pleine de bon sens.
Réponse de le 28/08/2012 à 16:26 :
Pas d'accord. Proner l'emplois public alors que ce dernier pese deja pres de 30% des actif est une co*nerie. Deuxiement, un economiste qui vois a court termes ne merite pas son statut d'economiste...
a écrit le 28/08/2012 à 15:53 :
Ce qui nuit à l'emploi c'est d'abord la liquidation de notre industrie et de notre marché, la rupture du lien production / consommation. Nos dépenses vis-à-vis de l'extérieur croissent, nous vivons sur notre épargne. Avant toute chose, il me semble prioritaire de rétablir le lien production / consommation pour éviter la banqueroute, autant du privé que du public. Il faut défendre le droit de consommer les produits de sa propre production, cela évitera beaucoup de pauvreté et de conflits dans le monde.
Réponse de le 28/08/2012 à 17:12 :
Ce sont des paroles de bon sens. tant qu'on consommera ce qu'on ne produira pas (ou en tous cas tant qu'on ne produira pas au moins autant en valeur), on continuera à s'appauvrir.
Les échanges basés sur des positions idéologiques sont stériles et n'apportent rien. au temps de la crise de 29, Roosvelt a remis sur pied l'économie américaine en faisant du keynesianisme (des dépenses publiques d'infrastructure pour résorber la crise). une fois que l'économie est repartie, le secteur privé a pris le relais. Les investissements publics sont là pour intervenir quand le privé ne veut/peut plus investir (en temps de crise) car il préfère mettre ses sous dans des placements d'attente (de jours meilleurs), ou sur d'autres marchés (on est en économie globalisée !). les investissements publics permettent de faire travailler les entreprises (croissance) et des individus (emploi). Il ne s'agit pas d'embaucher des fonctionnaires.
Réponse de le 29/08/2012 à 14:38 :
Nous avons perdu le contrôle d'un bon nombre d'entreprises stratégiques, d'une partie croissante de l'industrie et de la distribution, jusqu'à notre pouvoir de décision quant aux achats, c'est la jungle, des pays abusent de l'émission monétaire pour prendre le contrôle d'autres économies, un mouvement soutenu par les néo-keynésiens qui mobilisent les médias pour que le secteur public alimente la consommation, càd des subsides pour l?importation. La crise résulte de lacunes institutionnelles, avez-vous confiance, croyez-vous que le monde "globalisé" fonctionne suivant des règles équitables ? Dans de telles conditions où les différentiels systémiques sont exploités pour écrémer notre marché, comment voulez-vous que nos industriels trouvent un avantage à investir en France ?

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