Dépassements d'honoraires : l'étude qui tombe à pic

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A la veille de l'ultime négociation entre les syndicats de médecins, les mutuelles et l'Assurance-maladie pour trouver un terrain d'entente sur les dépassements d'honoraires, l'association UFC-Que choisir dévoile une cartographie des déserts médicaux créés par ces dépassements. Edifiant.

Selon une étude présentée mardi par l'UFC-Que Choisir, la moitié des Français réside actuellement dans des «déserts médicaux» où il devient très difficile d'accéder à un gynécologue ou un ophtalmologiste ne pratiquant pas de dépassements d'honoraires.

Trouver un médecin en mois de 45 minutes est un exploit

Cette étude dresse une cartographie des «déserts médicaux» où la densité médicale est inférieure de 60% à la moyenne nationale et où il est impossible de trouver un médecin libéral respectant le tarif remboursé par la Sécurité sociale à moins de 30 ou 45 minutes pour quatre spécialités de médecine de ville: la médecine générale, la pédiatrie, l'ophtalmologie et la gynécologie.

Ces cartes montrent que 54% des Français souffrent de cette "fracture sanitaire" pour la gynécologie, 45% pour l'ophtalmologie et 22% pour la pédiatrie. La situation est bien moins alarmante pour la médecine générale avec 6% des Français concernés par ces graves difficultés d'accès -une médecine générale qui prend de plus en plus en charge les actes de gynécologie ou de pédiatrie.

Pour voir un pédiatre, le délai moyen est de 18 jours

L'UFC-Que choisir a également mesuré les délais d'attente pour avoir un rendez-vous auprès de 536 spécialistes sur tout le territoire. Il faut actuellement 18 jours d'attente en moyenne pour voir un pédiatre, 40 jours pour consulter un gynécologue et 133 jours pour un rendez-vous auprès d'un ophtalmologiste.

La publication de cette étude n'est pas anodine, puisqu'elle intervient la veille de l'ultime négociation entre les syndicats de médecins, les mutuelles et l'Assurance-maladie pour trouver un terrain d'entente sur les dépassements d'honoraires dont le coût annuel pour la Sécurité sociale est estimé à 2,5 milliards d'euros.

L'UFC a préparé son coup

«Puisque nous n'avons pas été consultés, nous nous auto-saisissons. Et parce que la situation est grave, nous demandons des mesures d'urgence, c'est-à-dire des mesures plus contraignantes sur les dépassements et l'installation des médecins, à l'image de celles qui ont été adoptées par nos voisins autrichiens, hollandais ou allemands», a déclaré mardi Alain Bazot, le président de l'UFC-Que Choisir.
Sur son site Internet, l'association invite les citoyens à adresser des courriers de protestation à leurs députés et propose d'interdire aux spécialistes qui s'installent dans des zones surabondantes en médecins l'usage des honoraires libres, dans le cadre du secteur 2. Elle suggère également de réduire les aides publiques qui leur sont accordées. Ce n'est pas le seul souhait de l'association. Tout en reconnaissant «la nécessité de revoir la rémunération des médecins», Alain Bazot réclame le «plafonnement immédiatement des dépassements au-delà d'un montant excédant 40% du tarif remboursé par la Sécurité sociale, avant d'envisager leur suppression définitive».
 

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a écrit le 21/10/2012 à 12:26 :
Après les politiques qui nous abreuvent de leur profession de foie avant les élections pour ensuite ne penser qu'exclusivement à eux , leur carrière , leurs avantages et finances , le secteur médical fait de même , le serment d'Hippocrate s'est depuis longtemps en serment d?hypocrite (propos de médecins de très hauts niveaux en interne) et maintenant ils mettent la sur multipliée , après avoir posé leurs fesses sur les bancs politiques , ils n'en finissent pas de se faire de l'argent d'une façon éhontée et sans remord mais avec la ferme certitude que c'est bien (uniquement pour eux) avec les déserts médicaux et les dépassements d'honoraires qu'ils créent et le corporatisme pour garder la poule aux oeufs d'or...et en affichant leur supériorité sociale et financière ...en menaçant en plus...STOP . Leur vocation est de soigner , conformément à leur ENGAGEMENT surtout en période de crise où le peuple devient fragile . S'ils ne comprennent pas , il y a plein de gens méritants eux cette fois qui ne demandent qu'a les remplacer ne serait ce que parce qu'ils ont la foie eux et non la cupidité et sont prêts à travailler pour un salaire très raisonnable , un peu d'équité , on est prêt à regarder en face charge de travail et rémunération , comme toutes les professions ou chômeurs qui n'en voulait pas ( et seront très heureux d'avoir du travail) Se rappelle t'on du déficit de la sécurité sociale , de l'endettement , de ce qui a prévalu à la mise en place de la sécurité sociale ...messieurs de la France d'en haut , vous valez moins que ceux qui sont dans la misère et regardent vos propos honteux en cette période , vous vous déshonorez et je sais de quoi je cause , je connais bien le milieu . N'hésitez pas , laissez vos place et pointez au chômage , vous verrez un nouveau monde , celui de presque tout le monde maintenant ...mettez vous un peu de plomb dans la tête et cessez votre nombrilisme . Comme vous ne comprendrez rien , les organismes habituels sauront vous sanctionner avant que vous ne tombiez de haut . ...Reprenez vous vite .
a écrit le 17/10/2012 à 17:48 :
Attention, nous ne sommes plus très nombreux et vos divers commentaires désobligeant vont finir pas nous agacer!!!!! alors attention un de ces quatre matin la médecine va devenir payante et comme partout vous aurez la médecine publique et la médecine privée une qualité de soins équivalente mais un confort différent et nous n'en somme plus très loin....
a écrit le 17/10/2012 à 17:19 :
Merci gerard71 de parler avec sagesse. Je suis médecin hospitalier, ne pratiquant pas de consultation privée, et ne suis donc pas, à priori, concerné par cette réforme. Pourtant je me sens insulté par cette fronde anti-médecin orchestrée par la ministre de la santé et, par extension, par le gouvernement. Il existe des médecins, comme dans toute profession qui use et abuse, ceux là sont à sanctionner. Mais il y a BEAUCOUP de médecin qui ont choisi cette profession par vocation et non pas pour l'argent. De quoi parlons nous? De votre santé. A t'elle un prix? Oui, quoi qu'on en dise. Il va falloir payé les médicaments d'une bronchite ou d'une gastro, si on veut maintenir ce fameux modèle français, et ne pas devoir vendre sa maison à 60 ans quand il faudra payer la chimio de votre cancer. Mais méfions nous, les mutuelles arrivent et tentent de s'immiscer dans le débat. Attention à ce fameux contrat de soin entre praticien, SS et mutuelle voulu par le gouvernement, qui favorise le désengagement de l'état et qui nous amène droit vers le système américain.
Essayons de prendre du recul, de penser à long terme, pour nos enfants et nos petits-enfants; ce que nos politiciens oublient de faire depuis très longtemps. Mais peut être avons nous les politiciens que nous méritons.
Réponse de le 17/10/2012 à 19:53 :
Rassurez vous. Parmi les jeunes médecins qui arrivent, il y en a qui pensent comme vous. Qui veulent soigner avant de s'enrichir. Mais sont aussi assez lucides pour ne pas accepter la vie des médecins des générations précédentes
Ma fille est dans ce cas et la plupart de ses amis de la profession. Il vrai que les cercles d'amitiés se font par affinité. Donc, parmi ses amis des futurs médecins qui ont la vocation. J'ai dit futurs médecins mais en 3eme année d'internat on est déjà médecin
je suis content d'avoir lu votre avis
Réponse de le 18/10/2012 à 16:05 :
@gerard71
j'ai lu vos interventions. Bon courage à votre fille, mais elle n'est qu'en fin d'internat de MG, reparlons-en après quelques années d'installation en libéral.
a écrit le 17/10/2012 à 16:38 :
Il ne faut pas 133 jours à Paris pour avoir un rendez-vous avec un ophtalmologiste ayant travaillé aux quinze vingt mais une à deux semaines. Le problème c'est que les médecins libéraux qui souvent travaillent à plusieurs doivent payer des loyers pour leur cabinet au prix du marché. Je ne comprends pas pourquoi les mairies d'arrondissements ne mettent pas des locaux à disposition des médecins libéraux pour limiter les dépassements d'honoraires.
Réponse de le 17/10/2012 à 17:03 :
La mairie de Paris a des centres de santé dans ses locaux avec du personnel aux 35 h , infirmieres + secrétaires.
Le tarif de 23 euro est tellement faible que la mairie se voit obligée de fermer certains centres car ils sont trop déficitaires. Comme les urgences de l'AP qui perdent de l'argent avec les tarifs conventionnés.
Les médecins libéraux sont obligés de dépasser à Paris pour ne pas etre déficitaire.
Pourquoi les honoraires conventionnés ne seraient-ils pas majorés à Paris pour "vie chere" comme ils le sont dans les DOM-TOM?????
a écrit le 17/10/2012 à 13:55 :
Les médecins , la consultation à 23? , ça suffit , leurs lieux de travail est la côte d' Azur , des retraités aux revenus confortables et le soleil en prime , 1 médecin du côté du département de la Creuse , ça n' intéresse personne , et les présidents CHIRAC et SARKOZY ont coupés les crédits , CQFD.
Réponse de le 17/10/2012 à 14:36 :
Pour info un cabinet de MG ds le 06 à 200 m de la mer n'arrive pas à trouver de MG pour s'installer depuis 4 ans et un médecin retraité de ce meme cabinet a repris du service pour soulager ses anciens collegues...
a écrit le 17/10/2012 à 12:29 :
La Médecine s'est féminisée et les jeunes Médecins ont été élevés dans une société qui revendique les 35 h comme étant une Norme . Les femmes ne veulent pas faire leurs 80 h par semaine et il n'y a PLUS d'installation en libéral . C'est donc un débat complétement dépassé que de parler de ... dépassements. Ils vont bientot se tarir
Plus de libéraux = 0 dépassement BRAVO
Par ailleurs, on apprend que l'Assistance Public de Paris (en déficit depuis de nombreuses années avec les tarifs financés par l'Assurance Maladie) veut majorer ses honoraires pour les étrangers . L'hopital qui se moque de la charité....
Réponse de le 17/10/2012 à 12:55 :
je peux vous garantir que pour remplacer le travail des libéraux, et bien il va en falloir des postes de praticiens hospitaliers...
Réponse de le 17/10/2012 à 13:12 :
Tout cela est faux. Il reste encore pas mal de médecins qui veulent s'installer en liberal. Simplement, ils ne veulent que leur métier les empeche d'avoir une vie privée normale
Le chois du libéral n'est pas fait dans le but de pratiquer des dépassements d'honoraires
D'ailleurs c'est chez les généraliste qu'il y a le moins de dépassements. Et ce sont des médecins sious le régime libéral.
les dépassement concernent surtout les spécialistes et en particulier ceux travaillant à l'hopital et pratiquant une partie de leur activité en libéral
Réponse de le 17/10/2012 à 13:52 :
@doc étant moi meme libéral,mon titre était provocateur, mais c'est le résultat auquel on va aboutir.
@Gerard 71 ; il ne sert à rien de dénigrer des propos en disant c'est faux; renseignez vous donc aupres du conseil de l'ordre de Paris. Les MG qui s'installent à Paris sont à peu pres une dizaine par an depuis plusieurs années. C'est vrai que pour les MG nouveaux , ils n'ont pas le droit (en théorie)de prendre des dépassements, alors ils ont des "pratiques différentes". Par contre les spécialistes s'installent tous en secteur II avec de gros dépassements.
Certains généralistes, dévissent aussi leur plaque au bout de qq mois devant les charges prohibitives...
Réponse de le 17/10/2012 à 19:42 :
Paris est une ville à part avec des problèmes bien spécifiques. Votre discours, peut etre provocateur, laisse croire que demain il n'y aura plus de liberaux. Vous oubliez tous les médecins hospitaliers, il est vrai des spécialistes et non des MG, qui exercent une partie de leur activité en libéral. Comme je l'ai précisé dans mon intervention, ce ne sont pas les généralistes qui pratiquent les dépassements d'honoraires. Je pense que les MG devrait etre le point central de la chaine de soins. Mais Il y a du boulot pour y arriver.
Ma fille est actuellement en 3eme année d'internat. Bien que son classement au concours lui permettait un autre choix, elle a fait le choix d'etre généraliste avec le régime libéral. Et elle est loin d'etre la seule de sa promo a faire ce choix.
CE qui change avec les générations précédentes c'est que les jeunes médecins ne veulent plus etre esclave de leur métiers. Si vous etes MG, je pense que vous comprendrez leur souhait. Le métier de médecin généraliste comme l'ont pratiqué beaucoup d'entre eux, ce n'est pas une vie enviable.
les jeunes médecins n'ont pas forcément l'ambition de gagner des fortunes, tout au plus un bon revenu de cadre (après avoir payé toutes leurs charges). Rien de plus logique. Par contre pas question d'etre corvéable à longueur de temps. Ils veulent pouvoir partager à plusieurs leur charge de travail, les frais annexes comme ceux liés au secrétariat, partager éventuellement leur diagnostic. Pour cela, il faut créer des maisons médicales et ne pas attendre que les MG du coin soient à la retraite. Mais les politiques locaux ne semblent pas etre encore sensibilisés par ce problème. Par conte, ils pleurent lorsqu'un cabinet ferme et qu'il n' y pas de repreneur
Déjà que meme avec une maison médicale, il ne sera pas facile d'attirer des jeunes médecins en milieu rural
Le metier de généraliste a déjà beaucoup changé: moins de garde, moins de visites chez les patients. C'est ce que me dit mon médecin qui est aussi un ami
Quand à ceux qui dévissent leur plaque, c'est probablement comme pour tous les commerces. Il vaut mieux s'installer là ou la concurrence est moins vive. Croyez moi, en milieu rural, c'est plus rare. Mais je viens de vous dire que l'installation en milieu rural n'est pas l'ambition des jeunes médecins. Entre Paris et une petite ville de province acceuillante, il y a le choix. ET on vit trés bien en province
Sincèrement, si il y a une veille ou je ne voudrais pas travailler, c'est bien Paris. La chance des médecins généralistes est bien de pouvoir choisir leur lieu de travail. Ce qui n'est pas le cas de nombreuses personnes qui sont devenu parisien parce que c'était le seul endroit ou ils trouvaient du travail
a écrit le 17/10/2012 à 12:07 :
ufc que choisir a placer les protheses dentaires chinoises comme de meilleure qualite que les françaises
ufc que choisir a des communicants qui ont fait des ecoles de theatre(il est plus facile de convaincre que de demontrer)
ufc que choisir oublie que ceux qui beneficient de soins gratuits ne se font pas plus soigner que les autres
mais ufc que choisir a ete nomme par le gouvernement pour representer les consommateurs de soins...en bon consommateur,j'ai compris que les produits etrangers etaient de meilleur rapport qualite/prix que les produits français et que ça va continuer
a écrit le 17/10/2012 à 11:59 :
Vous connaissez bcp de caisse de retraite ou l'age de départ a été repoussé à 67 ans sans que personne ne manifeste . C'est ça les Médecins.
Vous savez que la retraite des Médecins a été diminuée d'environ 10% cet année.
Qui est pret à manifester pour la qualité de vie de son Médecin ???
Réponse de le 17/10/2012 à 12:26 :
A 23 euros la consultation (pas plus d'un quart d'heure en général) il me semble que le tarif réglementé est déjà bien confortable...
Réponse de le 17/10/2012 à 12:40 :
Tout à fait ! Et "c'est nous qu'on a payé" les longues études en amont et qui payont en aval lorsque nous sommes malades. Les médecins sont de très bons businessmen ou women. Si ce n'était pas le cas, ils iraient vivre à la campagne et pratiqueraient les tarifs conventionnés non ? CQFD
Réponse de le 17/10/2012 à 17:54 :
23? la consultation soit en moyenne 3 Consultation par heures soit 79? brut de l'heure. le prix de reviens d'un cabinet de MG avec un secretariat un loyer des charges diverse revient à 50? de l'heure alors merde nous commençons a gagner notre vie à 32 ans soit dix ans après les autres plus les gardes de nuit les weekend etc
le tarif horaire de professions moins technique est sup aux nôtres
les commentaires à deux balles cela suffit, les tarifs de la médecine dans le reste du monde sont aux alentours de 150? la consultation
préparez vous ce la va arriver et ce sera bien fait .......
marre des généreux avec le temps et la vie des autres
Réponse de le 17/10/2012 à 19:14 :
Mr BAZOT devrait faire la comparaison avec le tarif des "Syndics" d'immeuble .Malgrè que la plupart d'entr'eux sont des tocards qui maîtrisent TRES MAL le code de la copropriété(en général- et, je tiens ce détail d'un syndic judiciaire ) . Eux qui, de plus, améliorent régulièrement leurs additions indûes ,;plus les ristournes occultes ! ET, avec la bénédiction des Juges et la complicité des avocats (ce sont de bons clients !-- il est facile de bien payer leurs services avec le fric facilement gagné !!! JE l'AI Vécu !!! ET, j'ai fait syndic bénévole ,aussi ! Les toubibs ne sont pas chers ,vu le service rendu à la société !!!!!
a écrit le 17/10/2012 à 11:08 :
Absolument d'accord ! Les dépassements d'honoraires ne devraient pas exister. On vit déjà très bien avec les tarifs conventionnés. Et les médecins bénéficient par ailleurs du fait d'un certain numerus clausus, et d'une prise en charge des dépenses de leur client par la solidarité nationale, d'un job en or ! Pas la peine d'en rajouter.
a écrit le 17/10/2012 à 10:24 :
cela ne devrait pas avoir lieu ce devrait etre le mémé prix pour un méme acte
cela c la faute des gouvernement qui laisse faire pendant quand je voit mon medecin déja faire c visite en audi aA7 ceux qui font des dépassment d'honoraires il roule avec quoi en jet
cela devient fou dans cette société
Réponse de le 17/10/2012 à 11:23 :
militons pour des medecins qui roulent en dacia
a écrit le 17/10/2012 à 10:06 :
Dès qu'il y a un problème, personne n'est fichu de poser un diagnostic sur lequel toutes les parties s'accordent. Comment voulez-vous qu'on sorte ce pays de la misère politico-administrative dans laquelle il se trouve depuis des décennies!!!,
a écrit le 17/10/2012 à 9:17 :
quel est le prix de la consultation des specialistes autrichiens, hollandais, et allemand cités dans l'article?
a écrit le 17/10/2012 à 9:12 :
Les études de médecine sont financés par la collectivité et certaines professions sont règlementés. Ils seraient donc normal que l'on oblige les professions médicales à s'installer dans les "déserts médicaux"
En ce qui concerne les rémunérations de la profession sur les dix dernières années sont celles qui ont le plus augmentés sur l'ensemble des actifs tous secteur confondus...
Toujours la république bananière des camarades qui profite à une minorité en France au détriment de l'intérêt collectif...
Réponse de le 17/10/2012 à 9:41 :
Toutes les études, y compris les votres, ont été financées par la collectivité...
Réponse de le 17/10/2012 à 9:45 :
et vos études à vous ? vous avez payé l'université ? avez- vous travaillé dans un hôpital comme interne puis chef de clinique avec des horaires incroyables pour un salaire de misère? est-ce qu'on vous a ensuite obligé de partir travailler dans un petit village perdu ou votre femme n'aura pas de travail, où il n'y aura pas de crêche ou de fac pour vos enfants etc...
Ce que vous proposez s'appelle l'économie planifiée, comme au temps de l'URSS
Réponse de le 17/10/2012 à 10:00 :
On ne vous souhaite pas de passer entre les mains d'un chirurgien que vous aurez obligé à travailler contre son gré. Auriez-vous une certaine tendance au masochisme ?
Réponse de le 17/10/2012 à 11:21 :
rasssurez vous il n'y aura bientot plus de medecins libéraux: seulement 7% sur les nouveaux inscrits au conseil de l'ordre l'an passé
a écrit le 17/10/2012 à 9:12 :
Etant chirurgien installé en secteur 1 (sans dépassements) il y a 22 ans je souhaite informer M Fabien PILIU de ce qu'il aurait du apprendre s'il avait fait sérieusement son travail:
1) Vous faites de la désinformation scandaleuse en disant que les dépassements d'honoraires coutent 2,5 milliards à la sécurité sociale car ce n'est pas la sécu qui rembourse les dépassements mais les mutuelles ou le patient, cela ne COUTE PAS 1 EURO A LA SECU !!!
2) Les tarifs chirurgicaux fixés par la sécurité sociale sont scandaleusement bas car non revalorisés sérieusement depuis 20 ans, je peux en parler :
Exemple facilement compréhensible par tous : l'opération la plus petite sur le pied (ongle incarné) est payée par la sécu 70% de 25,70 euros !!! (sur lequel le chirurgien libéral a 50% de charges , il reste alors 10 euros...) alors que le soin de pédicure qui aura échoué soulager le patient aura couté 30 à 32 euros au patient.
Toute la chirurgie est payée de cette façon puisque tous les actes sont étalonnés entre eux selon la dificulté la durée et le stress. Chacun peut apprécier , à condition d'être de bonne foi.
3) Nous sommes payés au prix de dépanneurs électo-ménagers, pour le savoir et le comprendre il faudrait que les journalistes viennent voir les chirurgiens travailler .Mais il est plus facile de dénigrer encore et toujours une profession sans chercher à comprendre ; c'est pourtant ce que le journaliste devrait faire avant d'informer.

15 ans de formation difficile pour être chirurgien titré (ancien interne et ancien chef assistant de CHU) et devoir exercer toute sa vie en secteur 1 à tarifs bloqués indignes, voilà la réalité des faits.Tout le reste c'est du tapage journalistique et politique minable car mensonger.






Réponse de le 17/10/2012 à 9:37 :
+1000
Toujours plus facile pour eux de beugler de leur canapé une bierre à la main
Réponse de le 17/10/2012 à 11:05 :
Votre réponse est très instructive. Personnellement je consulte le mèdecin près de chez moi en secteur 2.
Réponse de le 17/10/2012 à 12:50 :
les jeunes ne sont pas fous, plus aucun ne veut s'installer dans une spécialité comme la votre en secteur 1, carrément suicidaire.
Et on tape sur le secteur II ? quand la même année on double la cotisation ASV pour ces médecins, on majore considérablement la cotisation RSI ?, on abaisse le tarif ou on dérembourse des actes, non vraiment on nous prend pour des idiots.
Réponse de le 17/10/2012 à 13:29 :
et déjà plus de 30 000 médecins sous- payés étudiants ou diplomés de pays sous dévellopés pour travailler dans nos hôpitaux. L'esclavagisme est toujours présent en France
a écrit le 16/10/2012 à 22:23 :
Coquille "en mois de 45 minutes" moins de
a écrit le 16/10/2012 à 21:15 :
Pas dur : comme à l'armée autrefois. En colonne couvrez. Je suis devenu infirmier, je faisais le médecin pendant les "manoeuvres". J'étais instit d'origine. On n'était pas payé. L'hosto à 150 bornes. L'infirmerie une tente. L'ambulance un vieux bahut 4*4 raide comme la pensée des idéologues. La pharmacie basique : t'apprenais ça en deux mois!
Les malades y fermaient leur gueule sinon au gnouf. Les celles qu'on croisait on leur demandait pas quand elles avaient vu un gynéco mais elles étaient super sympa pour pas un rond (on n'en avait pas) et j'en ai jamais vu un choper une chtouille au grand regret de notre toubib qui avait l'air spécialiste MST sans dépassement. Il avait fait "l'Afrique" qu'il nous racontait. C'était pas pareil là-bas : y connaissaient même pas le terme gynéco, c'étaient des matrones. La sécu c'était déjà de trouver à bouffer. A l'écouter, autour du feu de camp, on finissait à moitié cuit comme lui et on arrivait par trouver excellente la ration de singe en révant de peau bronzée sous les cocotiers.
Quand on repartait dans nos campagnes et nos banlieus, c'était pas le grand confort : pas de bagnole (le prix de l'essence pas notre problème), pas de portable, mobile et autre truc technologique. Les vieux nous attendaient pour qu'on se foute au boulot et nous raconter qu'on était verni parce qu'eux y en avaient bavé avant tout ce modernisme. Ma Mère elle avait fait ses gosses à domicile avec une accoucheuse de par là comme les voisines. Il y avait bien des maternités à la ville mais y avait pas d'ambulance alors elles se mobilisaient dans le quartier pour donner un coup de main pendant que les hommes continuaient les champs ou les 3 huit pour nourrir le babyboom. C'était le bon temps, les "glorieuses". Pas de chomage, ils gagnaient tant qu'on prenait jamais de vacances, on avait pas les marques de vêtements, on jouait avec des morceaux de bois. On était écolo avant l'heure : aliments du jardin et du poulailler, chauffage au bois, pas d'électro-ménager, un solex à 2 litres au cent, la calculette dans les neurones. C'était l'hygiène de vie : il fallait peut-être moins de médecins!
Maintenant il manque beaucoup de praticiens et surtout dans une spécialité : la psychiatrie.
a écrit le 16/10/2012 à 21:14 :
Trois commentaires de la part d'un médecin de secteur 2 :
1) exercer en secteur 2 n'est pour l'instant autorisé qu'aux médecins "anciens chefs de clinique", soit des médecins ayant eu une formation complémentaire de 2 à 4 ans de plus que leurs autres confrères.
2) les médecins de secteur 2 payent leurs cotisations de sécurité sociale. Pour ma part, 2000 € 00 par mois.
3) quelles sont les personnes en France qui ont le même salaire horaire qu'en 1986 ? Aucune sauf les médecins dont les tarifs n'ont pas évolué depuis 25 ans. Ainsi, le tarif d'une coloscopie est de 153 € 60, le même prix qu'en 1986! Entre temps, nos secrétaires ont vu leur salaire augmenter, le prix de la baguette de pain à explosé, la coupe de cheveux chez le coiffeur est au même prix qu'une consultation (23 € 00 pour le tarif opposable de secteur 2)... Les dépassements d'honoraires ne sont donc le plus souvent qu'un moyen pour rattraper cette différence croissante entre les tarifs bloqués par la Sécu et l'évolution de la vie. Que les actes soient payés à un juste titre et les médecins ne seront pas obligés d'imposer ces dépassements (dont les plus élevés sont constatés à ... l'hôpital public !...)
Réponse de le 17/10/2012 à 10:41 :
Je suis convaincu qu'il faut améliorer la situation des médecins, surtout à l'hopital. Etudes longues, charges de travail importante et temps de présence sur le lieu de travail très supérieur aux autres professions. Tout cela mérite une rémunération à la hauteur de la tache. Mais la plupart des médecins ne sont pas malheureux. Leur niveau de vie dépasse largement celui des autres professions. Beaucoup de cadre n'ont pas le meme niveau de vie. Je sais de quoi je parle. J'ai fait toute ma carrière comme cadre et j'ai suivi une évolution correcte. Si je compare avec le médecin habitant prés de chez moi (et lui ne se plaint pas), son train de vie est bien supérieur au mien
par ailleurs, ma fille est médecin (3eme année d'internat)
Je ne connais pas bien la situation des praticiens à l'hopital (a part que leur temps de travail est excessif) mais dire que les les médecins ont le meme salaire horaire qu'en 1986 c'est un peu abusé. Au cours de ces dernières années, le tarif de la consultation d'un généraliste a eté régulièrement augmenté. Je suis loin d'avoir eu le meme % d'augmentation. Par ailleurs, le travail d'un généraliste s'est beaucoup amelioré. Aujourd'hui trés peu de déplacements chez le patient. Malheureusement cela se répercute sur les urgences.
Les jeunes médecins ne veulent plus exercer seul, rien de plus normal. Et s'installer à la campagne est un choix difficile à faire. Aux politiques de mettre en oeuvre des solutions pour répondre à ces attentes. En particulier en créant des maisons médicales, mais certains médecins déjà implantés freinent des 4 fers.
Réponse de le 17/10/2012 à 13:02 :
Encore une incompréhension : les salaires des médecins hospitaliers ont augmenté comme les autres. Mais quand je parle des médecins de secteur 2, il s'agit des médecins libéraux, ne travaillant pas à l'hôpital. Ceux là n'ont eu AUCUNE revalorisation des tarifs, notamment de la consultation qui reste fixée à 23 € 00 depuis 20 ans, contrairement à celle des médecins de secteur 1 dont la tarif est assé à 28 € 00. Par ailleurs, la comparaison ne vaut pas toujours raison : dire que 23 € 00, c'est bien payé pour 15 mn, cela revient à dire que les médecins ne font rien pendant ce temps! N'oubliez pas qu'en 15 mn, on traite de la santé, et parfois de la vie ou de la mort des gens... Quel autre professionnel a autant de responsabilités à ce tarif ?...
Réponse de le 17/10/2012 à 16:58 :
Encore faut-il trouver un médecin généraliste compétent et non pas un fourgueur de médicaments joyeusement sponsorisé par un(e) visiteur médicale ou via un week end de formation sur la Côte.
De toute manière la médecin a une obligation de moyen et non pas de résultat. Donc votre dernier paragraphe me parait disons déplacé. Surtout la dernière phrase.
a écrit le 16/10/2012 à 19:33 :
Les interviews de deux étudiants en médecine proposées sur la webradio indépendante AWI permettent de mieux comprendre ce qui explique la situation actuelle.
a écrit le 16/10/2012 à 18:47 :
L'étude qui tombe à pic et que toute la presse reprend en coeur sans débat plus approfondi la veille de la cloture des négociations avec les médecins.
Trouver un pédiatre en secteur 1, c'est à dire à 28 euros pour une consultation longue sans actes techniques, ça va effectivement être difficile d'en trouver , particulièrement dans des villes où la vie est chère comme dans les grandes villes, car ce n'est tout simplement pas viable économiquement pour un cabinet médical, comme dans d'autres spécialités.
a écrit le 16/10/2012 à 18:47 :
UFC-Que choisir : une association grassement subventionnée, tenaillée jusqu'à la déraison par son idéologie d'extrême gauche. Ce sont précisément l'absence de liberté tarifaire et l'absence de concurrence qui créent les fameux déserts médicaux. Le monopole insensé de la sécu est le seul et unique responsable de la situation. Comme tout monopole imposé par la force, il ne permet pas de connaître le vrai prix du service rendu (donc les quantités nécessaires), fonctionnarise les acteurs, produit un service dégradé, provoque de multiples pénuries et génère un déficit chronique insurmontable. Ce qui s'est passé à l'échelle de l'URSS il y a quelques décennies se reproduit inexorablement, toute proportion gardée, à l'échelle du secteur économique qu'est la santé. Le monopole de la sécu est une scandaleuse perte de chance pour tous les malades en France.
Réponse de le 16/10/2012 à 18:59 :
à Idéologues : et si les médecins payaient des cotisations maladie ? Actuellement seraient-elles payées par la Caisse Nationale d'Assurance Maladie ?
Réponse de le 16/10/2012 à 19:07 :
si j'ai bien compris , à terme , supprimons la sécu, et privatisons la et ouvrons grandes les portes aux "assurances maladies". Elle aura ainsi des chances d'être mieux gérée et d'être "rentable".
Belle perspective appelée de toutes les forces (mais à mots couverts) des acteurs économiques concernés.
Réponse de le 16/10/2012 à 19:14 :
à titre personnel, ma cotisation RSI c'est 1200 euros par mois...
Réponse de le 16/10/2012 à 19:44 :
Non Richard, vous n'avez pas bien compris. Il faut supprimer la sécu dès demain, pas à terme, parce qu'avant le terme (la faillite), nous serons tous ruinés et sans plus aucune possibilité de se soigner.
Réponse de le 16/10/2012 à 23:15 :
doc... combien d'honoraires mensuels pour votre cotisation RSI de 1 200 euros??
Réponse de le 17/10/2012 à 7:29 :
On va laisser UFC de travailler comme medecin et nous on se casse..
Réponse de le 17/10/2012 à 10:49 :
Le genre de réponse idiote. Je pensais qu'un médecin avait un minimum d'intelligence. Avec de tels propos, il ne faut pas s'étonner de certains abus. Le problème n'est pas de contraindre l'ensemble de la profession mais de lutter contre les abus. Un peu d'intelligence et on doit trouver une solution satisfaisante pour les médecins, patients et les finances des régimes sociaux
Réponse de le 17/10/2012 à 10:54 :
En quoi le fait qu'il n'y ait plus de sécu , nous empêcherait-il de nous soigner.?Que je sache , si on consulte ce n'est pas par "plaisir" (quoi que...). La suppression de la sécu en tant que telle, renverrait bon nombre de médecins fonctionnaires de la dite sécu, au chomage, s'il fallait les payer en regard de la "qualité" des soins qu'ils prodiguent.....Si l'habitude n'avait pas été prise de ne plus savoir qui vaut quoi, nous n'en serions peut-être pas là.
Réponse de le 17/10/2012 à 11:25 :
devant tant d'incompetence cette administration est un cout faramineux et l'assurance privée est la meilleure voie!
Réponse de le 17/10/2012 à 11:42 :
Le secteur 2 n'est plus autorisé pour les Généralistes qui s'installent aujourd'hui .
Sur tout Paris 10 généralistes s'installent par an ...
Y a t-il un lien de causalité entre ces 2 faits ???
Réponse de le 17/10/2012 à 11:46 :
Pour info seules les charges sociales des Médecins du Secteur I sont prises en charge en partie par la Sécu.
Les médecins en Secteur II payent 100 fois plus de charge maladie environ 10% contre 0.1% !!!
Réponse de le 17/10/2012 à 11:51 :
Personne ne parle des dépassements des Médecins en Secteur I à Paris .
D'ailleurs à Paris meme les kinés et les dentistes prennent des dépassements complétement illégaux (vu + 1000% pour un endodentiste !!!! )
Les dépassements des secteurs II semblent ridicules à coté ...
Réponse de le 17/10/2012 à 11:55 :
Vous devriez regardé la protection sociale ailleurs, dans ces pays ultra libérales et regardez si le système est mieux, ouvrez donc les yeux le sytème francais n est pas parfait car une partie de la population 'abuse" et n utilise pas de ce qu'ils ont besoin mais veulent profiter c est pas le système qui est pourri ce sont les gens. la réflexion sur la proction sociale américaine en est l exemple, alors que eux veulent un sytéme a la Francaise, vous voulez un sytème a l'américaine, alors que eux y rennonce
Réponse de le 17/10/2012 à 16:59 :
Idéologues
Si vous supprimez la sécu, vous mettez TOUS les médecins au chômage ! Vous fermez les hôpitaux, les cliniques, les centre de rééducation, ... faute de patients. Comment payer une chimio, des journées d'hôpital avec u salaire médian de 1 500?/mois
Ce qui est génant, c'est que ces dépassements d'honoraires reposent sur une équation fausse : j'ai fait des études ongues (vrai) et couteuses (pas tant que cela) , j'ai le diplome de médecin, donc je suis bon (pas sur) et je mérite un salaire élevé et de toutes façons, je refuse du monde.. Les revenus des médecins ont constamment augmenté largement plus que ceux du français "moyen".
Il y a eu de multiples engagements de cette profession à la modération, jamais suivie d'effet (l'auto-régulation des libéraux ne fonctionne pas.
Ils sont en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis. Malheureusement, peut etre par formation, ils n'ont aucune vue globale de leur activité. Toute analyse, enquête est vécue comme une agression et la réplique, c'est invariablement une succession de cas personnels non significatifs
Aujourd'hui, déjà les mutuelles sont hors de prix et ne remboursent pas bien
Réponse de le 18/10/2012 à 2:15 :
Dix à douze ans d'études forcenées pour des honoraires de misère, 23? pour un spécialiste, c'est une honte! Alors que n'importe quel "consultant" ou juriste vous facturera de 100 à 500? de l'heure... Ce n'est pas reconnaitre les compétences. Tu m'étonnes que la consultation dure 10 mn ! Il faut se poser les bonnes questions.
Réponse de le 18/10/2012 à 19:13 :
Sur Wikipedia j'ai trouvé ceci : Les études de médecines comportent trois cycles: le Premier Cycle des Etudes Médicales (PCEM) qui dure 2 ans, puis le Deuxième Cycle des Etudes Médicales (DCEM) qui dure 4 ans, puis l'internat dont la durée varie entre 3 ans (médecine générale) et 4 à 5 ans (spécialité)"
Donc on compte 9 ans pour un généraliste. Ma foi, 9 ans d´études pour un boulot assuré, avec choix de l'emplacement et un très bon niveau de vie (par rapport au quidam moyen) cela ne me parait abusé.
Certains ont des Masters machin truc ou des DESS et sont au RSA. De plus le diplôme ne fait pas la compétence, ni la rigueur, ni l'humilité et par conséquent l'apprentissage continu le reste de sa vie.
Moi les gens qui mettent en avant leur étude pour signifier qu'ils méritent une place a part dans la société je leur répond que l'on n'est plus en 1920.
Réponse de le 18/10/2012 à 23:29 :
Donc Hum, tu ne reconnais pas la compétence des médecins diplômés ? Et tu penses que pour des semaines des souvent 70 à 80 heures ils ne méritent pas une rémunération en rapport? Là on n'est plus plus dans le secteur des salariés à 35 h avec RTT ...
Le médecin s'implique dans la vie de son patient et c'est aussi une charge psychologique forte. Combien t'as fait d'années d'études toi, et quel job tu fais avant de juger, c'est trop facile de dire : les soins parfaits gratuits pour tout le monde. Tu reconnais toi même que le cursus universitaire est long. Et je je ne suis pas d'accord avec toi, mal payé ensuite alors qu'en fait tu commences à gagner ta vie à trente ans...
Bon mais cordialement qd même
Réponse de le 19/10/2012 à 7:49 :
Tout dans l'exagération non ?
80 h... cela veut dire travailler 12 heures par jour même samedi et dimanche. Peut être le médecin de campagne et encore...
Le médecin s'implique : oui et non. Cela dépend du médecin. Et il y a un tas de métier avec une charge psychologique forte (pompier, policier, assistante sociale, manard déchargeant des camions toute la nuit...)
Le reste de ton discours est peu important dans un débat même si cela te tient à coeur, comme tout étudiant (e) qui montre au créneau pour un oui ou un non sans rien connaitre de la vraie vie à part ce que lui mette dans la tête ses professeurs adulés.
Cordialement évidemment.
Réponse de le 19/10/2012 à 9:14 :
Hé bien tu vas être surpris, je ne suis pas étudiante et j'ai 53 ans.
Mon père était médecin généraliste et je l'ai toujours vu se décarcasser pour ses patients, petits vieux, alcooliques, mères solitaires... La medecine c'est un engagement de toute une vie, et je pense qu'aujourd'hui elle n'est pas rémunérée à sa juste valeur.
Pour beaucoup d'actes payants il faisait aussi de nombreux actes gratuits ... Maintenant les jeunes médecins n'en ont plus la possibilité. Rappelle toi que quand tu appelle ton plombier il prend déjà d'emblée mini 60? de frais de déplacement, et compare avec le taux horaire d'un mécanicien auto qui n'a généralement même pas le bac. Ceci n'étant bien évidemment pas remboursé par la Sécu !
Réponse de le 19/10/2012 à 13:13 :
Tu prends un exemple que tu as bien connu et moi d'autres. Nous n'avons pas la vérité absolue.
Peut être dans ton exemple la médecine n'est effectivement pas assez payée. Je préfère cette explication que le nombre d'années d'étude effectuées ou la charge psychologique. De toute manière pour moi le principal problème se situe au niveau des médicaments et de tout l'environnement, et en parallèle la prévention et les médecines "douces".
Réponse de le 20/10/2012 à 2:55 :
J'taime bien HUM, tu n'es pas borné, le problème est complexe car il comprends à la fois des soucis humains (évidents) et des soucis pécuniaires que l'on ne peut ignorer. La juste mesure est difficile à définir, et je ne pense pas que une LOI y parviendra.
Bonne chance !

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