40% : ce que représentent les intérêts des dettes publiques dans le budget santé de la zone euro

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Cette part est moindre dans l'Hexagone. La France serait-elle donc vertueuse?

Pour ceux qui douteraient de la nécessité de redresser les comptes publics, la banque suisse Bordier et Cie rappelle un chiffre très éclairant. Selon ses calculs, la charge d'intérêts sur la dette publique des pays de la zone euro s'élevait à 350 milliards de dollars en 2011. Si l'on compare ce montant aux budgets santé de la zone euro, soit 900 milliards de dollars, la part de la charge de la dette atteint 40%.

En France, cette part tombe à 25%. Est-ce parce que la France est plus vertueuse que les autres? "C'est seulement parce que le budget santé de la France est supérieur à celui de ses voisins", explique Michel Juvet, le stratège de la banque helvétique. Grâce à plusieurs mesures de rigueur, notamment des baisses tarifaires sur des médicaments ou encore sur certaines spécialités médicales et la biologie et la maîtrise des prescriptions médicales, le déficit de la sécurité sociale devrait être contenu à 11,4 milliards d'euros en 2013, contre 13,3 milliards en 2012.

Un choix cornélien pour le prochain président des Etats-Unis

A titre de comparaison, la charge d'intérêts de la dette représente 30% du budget santé des Etats-Unis, celui-ci s'élevant également à 900 milliards de dollars. "Depuis 2009, avec le gonflement des dépenses de Medicare et Medicaid, il dépasse le budget défense. Il représente 6% du PIB actuellement, contre 5% pour les dépenses militaires. Ce point est important. S'il veut redresser les comptes publics de la première économie mondiale, le prochain président des Etats-Unis devra faire un choix entre réduire les dépenses militaires et abaisser les dépenses de santé", précise l'économiste. On en saura plus dans quelques mois, après les élections qui se tiendront le 6 novembre.

 

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Commentaires
a écrit le 17/10/2012 à 16:20 :
suivant Melenchon et ses "experts".
a écrit le 17/10/2012 à 13:19 :
Il faut relativiser, il s'agit chez nous de la dépense publique ( prélevements de santé excluant les frais non remboursés) la plus élevée du monde par rapport au nombre d'habitants, un pourcentage de dette plus faible d'une somme beaucoup plus élevée n'empeche pas un endettement beaucoup plus élevé. Par ailleurs il y a des pays a couverture faible financée par les particuliers donc sans dette, et les pays a couverture totale ou presque avec dette, et la France qui mixe les deux c'est a dire s'endette énormément pour ne financer qu'une partie. Au final les soins sont plutots bons, mais à un prix phenomenal.Frais de gestion (en majeure partie dissimulés) absolument dementiels, et dispersion des moyens en sont les principales causes.
Réponse de le 17/10/2012 à 14:42 :
Merci pour votre contribution plus élégante que la mienne. Je suis presque entièrement d'accord avec vous. Seulement, vous dites "au final les soins sont plutôt bon, mais à un prix phénoménal". Je ne suis pas un expert de la santé et les comparatifs sont difficiles, mais les soins sont plutôt moyennement bon à ma connaissance en France. Enfin, d'autres pays (européens) soignent aussi bien, à des coûts bien plus modérés. C'est plutôt inquiétant.
a écrit le 17/10/2012 à 13:17 :
L'article est complètement trompeur. Effectivement les 2 états (USA et France) avec les systèmes de santé les plus coûteux et avec une éfficacité moyenne, sont donc économiquement en termes de rapport qualité/prix à classer parmis les plus mauvais.
Les 25 % du poids des coûts pour les intérêts de la dette totale sur le budget, veulent dire que le budget santé est monstreux en France, car les dettes gravitent en % du PIB toutes autours des 80 % à 90 % du PIB. (Sauf Italie, Japon etc) Mais les 30 % aux US ne veulent pas dire que la situation est meilleure. Au contraire, car la part de l'assurance santé privé est énorme. (avec des résultats modestes à mauvais) Ce chiffre des 40 % ne veut rien dire, mais à endettement égale, un % inférieur à 40 % veut dire budget santé obèse; puis l'analyse de l'efficacité des systèmes de santé est difficile. L'article ne sert à rien! Sauf à vouloir vendre ces mauvais 25 % comme une fausse bonne nouvelle incompréhensible!
a écrit le 17/10/2012 à 12:11 :
Tiens je croyais que nous étions les seuls DIEU à avoir une sécu ! Waoo il y aurait donc ça aussi ailleurs.
Réponse de le 17/10/2012 à 12:44 :
Il y as aussi cela ailleurs et ca fonctionne beaucoup mieux... Notement car ailleurs, les gens on le choix de prendre la secu "nationnale" ou une assurance maladire privée qui fonctionne en generale bien mieux...
Réponse de le 02/06/2014 à 10:10 :
c est trés simple. oeil pour oeil ! il faut traiter Google, Facebook, Amazon, Starbucks, Coca Cola, Microsoft, Apple, Nike, Fedex, UPS qui flirtent en permanence avec la règlementation et la fiscalité de la même manière. Quant à leurs banques , il faut assommer Goldman Sachs (50 milliards d euros ) pour avoir truqué les comptes de la Grèce , et les autres banques US pour avoir créé et esszimé les subprimes et mis le feu à la planète. les comportments des américains deviennent tout simplement insupportables . Quant à dire que ce sont nos alliés , ça mérite réflexion.
Réponse de le 02/06/2014 à 13:23 :
j ai posté un commentaire ce matin , il n'a pas dû plaire , et n est donc pas publié !

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