A quoi servira la BPI ?

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Les intentions de l'exécutif sont encore un peu floues. Il faudra attendre janvier et la fin de la mission de Nicolas Dufourcq, qui devrait en assurer la direction générale, pour en savoir plus.

Puisqu'il faudra attendre janvier pour connaître avec exactitude la gouvernance et les missions de la Banque publique d'investissement (BPI), il faudra se contenter des déclarations de Pierre Moscovici, le ministre de l'Economie, d'Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif et de Nicole Bricq, la ministre du Commerce extérieur -les autres ministres Benoît Hamon (Economie solidaire), Sylvia Pinel (Commerce et artisanat) et Fleur Pellerin (PME et Innovation) n'ont pas été conviés au micro lors de la conférence de presse - pour décrypter les attentes du gouvernement.

L'épargne des Français sera fléchée

Premier point, on le sait désormais avec certitude, la BPI disposera d'une puissance de feu de 42 milliards, ce qui donne une capacité de 20 milliards d'euros en prêts, 12 milliards d'euros de capacité en garanties, 10 milliards d'euros de capacité d'investissement en fonds propres sur le quinquennat", a détaillé Pierre Moscovici. La banque, qui pourra se refinancer sur les marchés, bénéficiera des liquidités que les français auront eu la possibilité de transférer grâce au doublement du plafond du Livret de Développement Durable et l'augmentation de celui du Livret A.

Un rôle «offensif», pas «défensif»

Deuxième point, la BPI n'aura pas vocation à sauver des entreprises en faillite. «La banque sera offensive. Elle doit seulement permettre à l'économie française de se redresser. Elle est tournée vers l'avenir, pas vers le passé», a précisé le ministre de l'Economie. Arnaud Montebourg a néanmoins tenu à préciser que la BPI ne s'interdisait pas d'entrer minoritairement dans le capital d'entreprises en difficultés mais qui ont encore un avenir. Bref, ce n'est pas encore très clair.

La doctrine reste à établir

Troisième point, la «doctrine», selon le terme choisi par Arnaud Montebourg, de la BPI sera de favoriser la construction de «filières» industrielles solides, pérennes et compétitives au sein desquelles les entreprises, toutes tailles confondues, travailleraient main dans la main avec la bienveillance de la puissance publique. «Alors que l'on vante le Mittlestand allemand et les nombreux écosystèmes financiers, technologiques, et de formation qui le composent, la France continue de penser 'filière', comme il y a trente ans, comme s'il n'y avait pas de passerelle évidente entre les secteurs», constate un économiste.

Plus efficace que les banques

Enfin, "la BPI devra jouer le rôle que les banques ne jouent plus", a expliqué Arnaud Montebourg. "Certes, elles ne prendront pas de risques inconsidérés en financant tous les projets qu'on lui présentera, mais elle devra se comporter comme un investisseur patient, de long terme, moins axé sur la rentabilité des projets que les banques classiques", a poursuivi Pierre Moscovici. A quel prix ? "Il est évident que le coût de financement sera au moins égal à celui du marché", a-t-il ajouté, sans apporter plus de précision.

 

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Commentaires
a écrit le 17/10/2012 à 19:33 :
Cela servira à très bien payer Jean-Pierre Jouyet, ami depuis ses études de Hollande, qui avait dit que lui ne placerait pas ses amis aux postes clefs,c' est aussi cela les socialistes français. Ils s' accordent tous las avantages lorsqu' ils sont au pouvoir, mais s' insurgent lorsqu'ils sont dans l' opposition. Après Jospin qui gagne 12 000? par mois à glander, la valse continue. Merci la gauche donneuse de leçons de morale.
a écrit le 17/10/2012 à 19:06 :
Encore et toujours du copinage histoire d'assurer des salaires faramineux à des grabataires qui ne veulent pas vieillir ..
a écrit le 17/10/2012 à 18:00 :
Une banque détenue et gérée uniquement par des copains socialos ......ça promet....il n'y aura pas longtemps de l'argent dans la caisse !!! Montebourg rève déja d'aller se servir !!!
a écrit le 17/10/2012 à 17:50 :
D'accord avec Gilles 1 mais j'aurai dit ""pire que Sarkozy
a écrit le 17/10/2012 à 17:43 :
42 milliards ... ils vont les chercher où les pecs?
Dans nos augmentations d'impots,... ca promet.
Il fallait bien créer et créer des trucs qui servent à rien, il y a déjà séo et sa banque d'investissement sans parler de toutes les autres institutions para-CDC.
Réponse de le 17/10/2012 à 22:33 :
@moscocalvitie : ils vont chercher l'argent sur les livrets A des petits épargnants (livets dont le plafond a été augmenté pour la création de la BPI).
a écrit le 17/10/2012 à 17:43 :
La BPI va servir à collectiviser un peu plus le pays et soumettre son économie aux délires des politiciens. Entrepreneurs, n'oubliez pas de prendre votre carte du PS ou de l'UMP ! Mieux : les deux en même temps, c'est plus sûr.
a écrit le 17/10/2012 à 17:36 :
Elle sert avant tout à caser des copains. Pareil que sous Sakozy. C'est cela le changement.
a écrit le 17/10/2012 à 17:26 :
La BPI .... c'est pas une banque fiable ...! puisque inconnue...donc ,ce n'est pas sûr quelle à l'avenir de l'homme entrepreneurs ..mais c'est quand même peut ^être ...et si elle servait perfidement et par hasard... a financer les déficits du Ministère du Redressement improductif...? c'est la question fondamentale pour le moment sans réponse......!
a écrit le 17/10/2012 à 17:26 :
Ca servira à caser les copains comme d'hab
a écrit le 17/10/2012 à 17:17 :
La BCI, un banque d'état dirigé par un socialiste comme le crédit lyonnais.( voir la suite car nous avions déjà un système similaire) Une banque , oui, mais des investisseurs et des chefs d'entreprises (qui auront confiance en ce gouvernement qui les insulte et les taxe) seront-ils au rendez-vous.
a écrit le 17/10/2012 à 17:15 :
L'Etat se cherche une banque depuis qu'il en a été privé en 1973 et que la Banque de France n'est plus la banque de la France depuis Maastricht. Il appartient au politique de remettre de l'ordre pour ce qui concerne directement l'intérêt général du pays et des citoyens, comme il en a été privé par le sabordage de nos élus post-gaulliens et les traités européens scélérats.
a écrit le 17/10/2012 à 17:05 :
Une BPI, c'est bien, c'est utile, mais il faut innover dans la finance des projets industriels ... Peut-être est venu le moment de créer une législation ad hoc pour permettre aux citoyen d'investir directement dans une holding ad hoc, avec les mêms avantages fiscaux que les FCPI / PCPR / FIP mais des holding directement crée pour et par les PME, ETI, et les porteurs de projets à fortes valeurs ajoutées, innovantes et exportatrices. http://www.sylevra.com/capitalisation-startup-PME-PMI-ETI.htm
Réponse de le 17/10/2012 à 17:21 :
Certes, il faut re-mobiliser l'épargne au service de la relance économique mais peut-on réellement le faire sous le carcan des institutions européennes actuelles?
Réponse de le 17/10/2012 à 17:49 :
L'europe ne posera aucun probleme a ce genre de projet au contraire... Le vrai probleme, c'est le mur Etatique FRANCE qu'apparement vous cherissez tans!
Réponse de le 17/10/2012 à 17:54 :
T'inqiètes jb ils vont te les faire les poches et remobiliser ton épargne pour embaucher des
fonctionnaires supplémentaires !!!
Réponse de le 17/10/2012 à 18:36 :
L'Europe, l'Europe, la commission, ce machin est bon a rien ... il faut purger cette commission néfaste.
a écrit le 17/10/2012 à 16:40 :
Pour répondre un peu niaisement à la question. Elle servira à aider les copains socialistes et les amis francs-maçons en attendant la faillite car une banque doit prêter pour des projets viables et non en fonction d'appartence à un parti politique
a écrit le 17/10/2012 à 16:30 :
LOL ... le titre .
a écrit le 17/10/2012 à 16:25 :
en bon français, cette banque financera les copains sans taux d'intérêts et sans remboursement autres que dans .....

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