Six chefs d'entreprises sur dix anticipent une dégradation prochaine de l'activité

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Interrogés dans le cadre du baromètre ARC, les chefs d'entreprises constatent un allongement des délais de paiement, des difficultés de recouvrement des créances et des litiges. Le gouvernement étudie plusieurs options pour dynamiser les entreprises et en notamment les PME. Jérome Cahuzac, le ministre du Budget a déclaré ce jeudi que le gouvernement étudiait la possibilité de baisser l'impôt sur les sociétés des petites et moyennes entreprises de 33,3% à 30%.

Les enquêtes de conjoncture se suivent et se ressemblent. Malheureusement. Interrogés dans le cadre du baromètre ARC, les chefs d?entreprises ne voient pas vraiment l?avenir en rose. En effet, six sur dix anticipent une dégradation de l?activité dans les six mois à venir.

Pour quelles raisons? Le recouvrement de créances est de plus en plus difficile pour 54% d?entre eux, contre 44% en 2011. Ils sont 81% à estimer que le recouvrement est plus difficile et l?associent directement à la dégradation de la trésorerie de leurs clients.

Des litiges infondés?

«Un quart des entreprises constatent une augmentation de leurs litiges, chiffre stable par rapport à 2011, mais la nouveauté est que 36% -contre seulement 21% en 2011- les qualifient de litiges infondés visant à se soustraire à la Loi de modernisation de l'économie» (LME), note l?étude commandée par le cabinet spécialisé dans le recouvrement de créances commerciales et de l?optimisation du poste clients.
Autre enseignement: le désengagement des assureurs-crédits. «Resté jusqu'alors tabou, il est relevé par 83% des crédit managers interrogés», révèle l?étude.

Ce n?est pas tout. Si les délais de paiement sont stables pour 63% des entreprises, ils se sont détériorés pour 23% d?entre elles, ces dernières ayant observé les délais de paiement de leurs clients PME se dégrader de 14 jours entre 2011 et 2012. «Aussi les entreprises ayant bénéficié de dérogations à la LME jusqu'à fin 2011 ne respectent pas les délais de paiement pour 43% des sondés, constate l?étude.

Des défauts de paiement en cascade sont à craindre

«Il est à prévoir que la situation de s?améliore pas, la loi Warsmann qui va entrer en vigueur en 2013 prévoyant de nouvelles exonérations, sur des critères facilement manipulables, comme la saisonnalité de l?activité», anticipe Denis Le Bossé, le président du cabinet ARC. Dans ce contexte, «les entreprises ont tendance à répercuter leurs difficultés sur leurs fournisseurs, créant ainsi une spirale de défaut de paiement», explique le cabinet.

Positivons un peu

Si l?on veut positiver, il faut noter que quatre entrepreneurs sur dix restent relativement optimistes quand à la situation économique. Un sentiment conforté par quelques éléments objectifs comme le faible niveau du coût du crédit ?compensé il est vrai par une sélectivité accrue des dossiers de la part des banques-, le repli relatif de l?euro face au dollar et l?annonce prochaine de mesures gouvernementales contenues dans la loi portant sur la compétitivité. Ce jeudi matin, Jérome Cahuzac, le ministre du Budget a déclaré sur BFM-TV et RMC que le gouvernement étudiait la possibilité de baisser l'impôt sur les sociétés des petites et moyennes entreprises de 33,3% à 30%.
 

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Commentaires
a écrit le 18/10/2012 à 16:05 :
les entrepreneurs sont completement démoralisé par un gouvernement qui n'a fait que créer des impots supplémentaires, critiquer ceux qui réussissent, et qui apres avoir faire semblant de les comprendre lors des réunions patronales, a annoncé dans la foulée qu'il allait les taxer de 10 milliards. La confiance n'est pas pres de revenir
a écrit le 18/10/2012 à 14:45 :
Ridicule. 3% des bénéfices c'est peanuts pour une TPE PME. Si à côté ils augmentent les cotisations ou réduisent les allégements. Ça ne sert à rien.
Il faut une baisse globale et importante des charges pour augmenter les marges et la rentabilité afin qu'elles puissent investir, se développer et embaucher.
a écrit le 18/10/2012 à 12:51 :
On en revient toujours au mêmes points : difficulté pour se faire payer (et les services de l'Etat ne sont pas les plus vertueux) ; problème de trésorerie ; trop d'étapes judiciaires longues et onéreuses au lieu de mettre en place des structures allégées et efficaces ; trop de paperasses et de strates intermédiaires. Bref, un vrai parcours du combattant pour les entrepreneurs !
a écrit le 18/10/2012 à 11:57 :
Dynamiser? Non cela s'apelle redressement; et il passe par la dégradation; courage!
Réponse de le 18/10/2012 à 12:35 :
Ou dynamiter ?
Réponse de le 18/10/2012 à 12:54 :
mais restons optimistes

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