Jean-David Chamboredon : "le gouvernement résout le problème des pigeons, mais oublie les business angels"

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L'initiateur du mouvement des Pigeons, patron du fonds des entrepreneurs internet ISAI, estime que le nouveau texte du gouvernement sur les plus-values ne pose plus de problème, dans 80 à 85% des cas. En revanche, il critique le sort réservé aux business angels

Jean-David Chamboredon a été l'initiateur du mouvement des Pigeons, contre la taxation des plus-values,  via un texte publié par La Tribune le jour de la publication du projet de Budget. Aujourd'hui, interrogé par La Tribune,  il admet que le nouveau texte du gouvernement ne pose plus de problème aux créateurs d'entreprise, dans "80 à 85% des cas". Mais estime que les start up vont manquer cruellement de l'appui des business angels.

« L'amendement du gouvernement règle 80 à 85% des cas des entrepreneurs" affirme-t-il.  Ceci dit, ceux qui ont des histoires accidentées ou dont l'ambition du projet nécessite beaucoup de capital ou qui ont pris beaucoup de risque subiront la hausse de la taxation de plein fouet. En revanche, ce qui m'inquiète vraiment, ce qui n'a absolument pas été réglé par le gouvernement, c'est la situation des « business angels ». Ils sont indispensables au démarrage de nombreuses start-up. Or, avec une taxation qui se situera entre 42,5 et 62% selon les durées de détention, ils vont évidemment hésiter beaucoup avant d'investir. Beaucoup de start up vont être incapables de démarrer, beaucoup d'autres vont mourir. »


 

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Commentaires
a écrit le 21/10/2012 à 13:50 :
les bolcheviks sont pourtant un bon exemple
en poitique l'expérience ne tient pas lieu de leçons
et nos politiciens ne savent pas voir plus loin que leur bout du nez electoraliste
a écrit le 21/10/2012 à 11:38 :
Tout à fait d'accord avec Jean-David Chamboredon sur les conséquences de l'augmentation de l'imposition des plus-values sur les business angels. Et pas de business angels = pas de startups. A ce sujet, je vous laisse lire http://www.business-angel-france.com/business-angel-france-coup-de-gueule-faut-pas-prendre-les-business-angels-pour-des-mougeons
Patrick Hannedouche
a écrit le 20/10/2012 à 12:38 :
Les américains peuvent dormir tranquille , ce n'est pas demain qu'on ira les concurrencer sur l'IT .
On va rester avec nos entreprises de l'après guerre et décliner lentement un peu comme l'argentine ..
a écrit le 20/10/2012 à 11:09 :
En effet, les business angels sont totalement oubliés, sacrifiés, parce que sans doute associés à ceux qui s'enrichissent grâce au capital, en s'endormant ! Alors, "beaucoup de start up vont être incapables de démarrer, beaucoup d'autres vont mourir"... ou partir ailleurs... là où les dirigeants politiques et citoyens ont un minimum de culture économique pour comprendre que sans les investisseurs qui prennent des risquent ( donc parient, donc spéculent ), leur pays est condamné à prendre le chemin de la paupérisation, et de la désindustrialisation, replié sur soi, incapable de comprendre la marche du monde, par manque d'audace et de rêve.
Car il s'agit bien de rêve ici. On détruit des milliers de rêves au nom de quelques symboles sociaux. Des rêves qui pourraient financer à termes des projets sociaux si chers à ces memes politiciens, par la création de richese. Mais au lieu de cela, on préfère les financer par la dette ou la confiscation. Est-ce cela le développement durable ?
C'est triste, mais je refuse que le projet que porte meure. Donc je vais partir, pour trouver les fonds d'amorçage ailleurs. Et créer la richesse ailleurs...
Il y a un sketch de Fernand Reynaud, le douanier : http://m.youtube.com/#/watch?v=Q9IowAaUAPY Eh bien, remplacez simplement le mot "étrangers" par riches ou entrepreneurs ou business angels.

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