Patronat et syndicats affirment leurs revendications avant la négociation sur l'emploi

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Laurent Berger, nouveau secrétaire général de la CFDT; Copyright Reuters
Laurent Berger, nouveau secrétaire général de la CFDT; Copyright Reuters (Crédits : © 2009 AFP)
Alors que l'importante négociation sur l'emploi devrait connaître un ultime round les 10 et 11 janvier, Laurent Berger (CFDT) a rappelé qu'une taxation des contrats courts était un élément essentiel pour sa confédération. Il est en revanche prêt à un compromis sur des accords réduisant le temps de travail et les rémunération en échange du maintien de l'emploi, en cas de difficultés pour des entreprises. Pour sa part, Laurence Parisot (Medef) est prête à accepter l'idée des syndicats de rendre obligatoire une complémentaire santé pour l'ensemble des salariés.... Mais s'oppose toujours à une taxation des CDD.

A l'approche de ce qui devrait être le dernier round de la négociation sur l'emploi, les 10 et 11 janvier, différents leaders syndicaux et patronaux se sont exprimés sur les ondes pour affirmer leurs revendications et montrer quels points, à leurs yeux, seront incontournables pour parvenir à la signature d'un accord sur lequel compte fermement le gouvernement dans le cadre de sa « bataille pour l'emploi ». Ainsi, le nouveau secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a estimé ce vendredi sur France Inter que la balle était "dans le camp du patronat", ajoutant que s'il "ne bouge pas", il n'y aura pas d'accord. "Il faut que la semaine prochaine, enfin, le patronat comprenne qu'on ne peut pas ne pas avoir de droits nouveaux pour les salariés", a-t-il affirmé.

Deux points incontournables pour la CFDT: taxation des CDD abusifs et  généralisation des complémentaires santé

Selon lui, quatre sujets doivent être absolument sur la table : "la réduction des temps partiels subis, une complémentaire santé pour tous, des droits rechargeables à l'assurance chômage, et, enfin, une taxe pour limiter les contrats courts", principale pomme de discorde entre les syndicats. S'agissant des contrats courts, Laurent Berger a souhaité que l'on en revienne à une stricte application du droit du travail français qui limite le recours aux CDD à des cas précis : remplacement de salariés absents, surcharge exceptionnelle de travail et les CDD d'usage dans certains professions (saisonniers). Un droit qui n'est actuellement pas respecté. Les entreprises utilisant plutôt les CDD sur des postes qui pourraient être manifestement occupés par des CDI, de peur de rencontrer des complications en cas de licenciement. C'est pour éviter ces abus que Laurent Berger souhaite une taxation des contrats courts abusifs qui pourrait prendre la forme d'une sur-cotisation à l'assurance chômage. En revanche, le leader de la CFDT s'est dit d'accord pour encadrer, en cas de difficultés ponctuelles pour des entreprises, des accords permettant de baisser le temps de travail et les rémunérations, en échange d'un maintien des effectifs, avec clause de retour à meilleure fortune.

Le patronat toujours contre une taxation des contras courts

Comme en écho, la présidente du Medef lui a répondu sur RMC et BFM-TV. "J'ai bon espoir qu'un accord sera signé", a-t-elle affirmé, tout en exprimant des doutes sur l'efficacité d'une éventuelle taxation sur les contrats courts. "Est-ce que ça augmentera le nombre de contrats à durée indéterminée ? Je ne crois pas", a-t-elle déclaré, se demandant si l'instauration d'une telle taxe dans le secteur privé serait ensuite également suivie dans le secteur public. En fait, au sein de la délégation patronale, si le Medef est éventuellement symboliquement prêt à bouger sur cette idée de "taxation" des contrats courts, il n'en va pas du tout de même de la CGPME et de l'UPA (artisans employeurs) qui ne veulent absolument pas en entendre parler.

En revanche, Laurence Parisot s'est déclarée favorable "sur le principe" à la demande commune d'une "extension de la complémentaire santé" pour "faire en sorte que tous les salariés soient couverts par un accord collectif", précisant qu'il restait à fixer son "montant" et les "délais" de sa mise en oeuvre... Reste aussi à trouver le moyen d'assurer la portabilité de cette mutuelle en cas de chômage pour assurer une certaine sécurité aux salariés licenciés. Le sujet est aussi sur la table.

La présidente du Medef a ajouté que sur les mesures en faveur du "chômage partiel, tout le monde est d'accord". "En cas de difficulté sévère mais conjoncturelle dans une entreprise, il faut pouvoir envisager de baisser les salaires, de baisser la durée du travail avec évidemment en échange le maintien de tous les effectifs. Sur ce point, on pense pouvoir trouver un moyen d'entente" avec les partenaires sociaux... Réponse en fin de semaine prochaine.

 

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a écrit le 05/01/2013 à 16:16 :
Intégrer une entreprise c'est comme un mariage. N'en faites pas un mariage forcée ou de la Prostitution. Le divorce n'est pas LA solution sauf en cas de fautes ou à l'amiable.

Les lois existent et doivent être appliquées. il ne manque que 3 lois :
(1) Taxer très fortement les licenciements en cas de bénéfice
(2) Créer un contrat unique pour tous
(3) Simplifier le chômage technique sans licenciement

Cela stoppera le chômage et permettra aux patrons de ne plus craindre d'embaucher pour développer leur entreprise si elle fait des bénéfices. Pour TOUT le reste la loi existe et ne demande qu'à être appliquée.
a écrit le 05/01/2013 à 15:43 :
Une crise n?a pas nature à persister, elle devra par définition avoir une durée limitée.

En attendant, chacun appréciera le temps qui passe
Il est temps de considérer la CRISE en autre chose, cela permet de prendre de nouvelles dispositions en rapport avec un problème persistant, le CHOMAGE.

Suivant l?avis du médecin, si une crise persiste ..
il devient urgent d? administrer un remède plus adapté.


Le Chômage, la maison brûle il serait temps de s?inquiéter, mais cela semble très tardif et pourtant, Pour tenter de résoudre le chômage Les moyens ne manquent pas ! voici une liste non exhaustive ..si vous en avez d'autres n'hesitez pas..

- CCREFP: comité de coordination régional de l'emploi et de la formation professionnelle
- pôle emploi - savez vous que pôle emploi se fait aider pour placer des chomeurs pour un minimum de 6 mois, il s"agit des OPP (operateur privé de placement) coût pour placer un individu par l'opp = 3500 euros...il en ont placés 100;000 soit 35 millions d'euros !
- CIRI: comité interministériel de restructuration industrielle ? COE ? Conseil d?orientation pour l?emploi - CNFPTLV: conseil national de la formation professionnelle tout au long de la vie - CNIAE: conseil national de l'insertion par l'activité économique - CNML: conseil national des missions locales
- COP: conseiller d'orientation-psychologue - CPC: commission paritaire consultative- CPRDF: contrat de plan régional de développement des formations professionnelles- CRP: convention de reclassement personnalisé- CSP: contrat de sécurisation professionnelle
- CTA: comité technique d?animation - CTP: contrat de transition professionnelle - CUI: contrat unique d?insertion
- ADEC: Association pour le Développement des Entreprises et des Compétences ? GEPC: Gestion prévisionnelle de l?emploi et des compétences- AME : Appui aux mutations économiques ?IAE: L'insertion par l'activité économique - CEP: Contrats d'études prospectives- CIA: Le contrat d?insertion par l?activité- DGEFP: délégation générale à l'emploi et à la formation professionnelle- DIF: droit individuel à la formation
- - FPSPP: fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels - GPEC: gestion prévisionnelle de l'emploi et des compétences
- - IAE: insertion par l?activité économique - IRP : institutions représentatives du personnel
- - JAPD : journée d'appel de préparation à la défense - OPCA: organisme paritaire collecteur agréé
- - PPE: prime pour l'emploi- PRDF: plan régional de développement des formations professionnelles
- - RSA : revenu de solidarité active - SIAE : structures d'insertion par l'activité économique
- - VAE: validation des acquis de l'expérience - ZUS: zone urbaine sensible

Première question, toutes ces agences nous coutes combien ? qui fait quoi ? combien de planqués ?
Si quelqu? un le sait merci de me laisser un message..

cordialement
a écrit le 05/01/2013 à 14:49 :
CDI unique pour tous : 100% d'accord !! plus de contrat CDD, plus de contrat Fonctionnaire à vie ! CDI idem pour tous !! Par contre licenciement possible sans avoir à motiver (car source de litige systématique) mais avec indemnité proportionnelle à l'ancienneté : comme en Autriche : vous savez, le pays qui est à 4% de chômage quand en France, on dépasse les 10% !!! Tout ça parce que là-bas, les employeurs n'hésitent pas à embaucher en sachant qu'ils ne sont pas ficelés ensuite !!!
a écrit le 05/01/2013 à 14:06 :

F H n'était pas loin de là , le meilleur candidat ,, issu des primaires socialistes Y en avait-il seulement un ?
Après avoir considéré les membres de l'UMP comme des "mauvais perdants" et conseillé d'attendre un peu avant de critiquer FH , la délitation actuelle et accélérée de la France semble donner raison à tous les détracteurs du Président élu , et à en arriver à m'interroger sur l'issue du nouveau quinquennat Certes , il n'est pas nécessaire d'avoir des sondages flatteurs !
Mais le "rapport Gallois" et les propres commentaires de ce dernier aussitôt après ( sur BFM Business début novembre 2012 ) évoquant ses craintes , ont largement contribué à faire évoluer mon avis initial sur FH et JMA
a écrit le 05/01/2013 à 9:10 :
Les contrats courts doivent être "au moins" considéré, a la base, comme des contrats intérimaires!
Réponse de le 05/01/2013 à 16:30 :
Les contrats court devraient à minima être interdit. Les contrats intérimaires pareil ! Les patrons qui veulent de la flexibilité et traiter les salariés comme des esclaves n'ont qu'à délocaliser leur entreprise à l'étranger. Qu'ils se cassent. Ca fera de la place et de l'air .. de nouvelles entreprises, de nouveaux marchés et un véritable changement dans ce pays qui a grand besoin de libérer ces énergies créatrices
a écrit le 05/01/2013 à 2:13 :
ou sont les syndicat dans petro plus (Laurent Berger (CFDT))
a écrit le 04/01/2013 à 20:26 :
Des redresseurs de barre droite, qui ne représente plus grand monde, a part leur petite personne, pour avoir des emplois planqués!!! Soyez honete messieurs!
a écrit le 04/01/2013 à 19:31 :
(1) Un contrat unique le CDI pour tous, rupture conventionnelle ou licenciement économique simplifiée en cas de difficulté avéré avec priorité à la ré-embauche.

(2) Interdiction de licencier en cas de bénéfice et de de prévisions n+1 (n+2) positives même si baisse du bénéfice prévue en temps de crise.

(3) Réconcilier Salariés et Patrons pour que l'embauche et le licenciement soit facilité. CDI pour tous plus de problème de logement, de prêts et autres indispensables en France.

(4) Suppression du statut de fonctionnaire, CDI unique pour tous.

Qu'en pensez vous ?
Réponse de le 04/01/2013 à 21:12 :
C'est bien le CDI pour tous, mais interdiction de licenciement est équivalent à : je ne t'embaucherai que si je suis sûr à 100% que tu es fiable, et encore ! il faut vraiment se méfier des évidences,
car la bonne pensence d'une époque, à pondu Galilée, à cause exactement de ce genre d?évidence.
Quand un patron sait qu'il peut licencier, il peut donner la chance à des personnes, même avec une sous compétence, il peut donner une chance à une personne même si elle lui semble louche, il peut embaucher en période de forte croissance sans se soucier des périodes moins forte, en gros, ça donne un degré de liberté d?embaucher, de licencier, et c'est comme çà qu'on absorbe le chômage, il faut comprendre l'economie comme une dynamique, pas comme une entreprise publique, avec un nombre de postes fixe.
Les entreprises ont un but économique, qu'il ne faut pas confondre avec le social.
Si une personne mérite d?être virée, il faut donner la possibilité à l'entreprise.
Réconcilier salariés et patrons, c'est de la littérature, j'aime pas mon patron, mais je ne le déteste pas non plus.
Pour le statut fonctionnaire, je suis prêt à parier ma fortune (y a pas grand chose) que ça ne se fera jamais, mais pour diminuer le nombre, tu peux me faire confiance, fin 2013 obligera le gouvernement, à s'attaquer à leur base électorale, à contre coeur, mais il le feront.
Apres les 60 000, viendra les 200 000 suppressions.
Réponse de le 05/01/2013 à 5:39 :
Le non licenciement en cas de bénéfice + ou - n'est pas une volonté d'un chef d'entreprise mais de la pression de l'actionnariat, pas celui du privé indépendant mais des structures internationales ou nationales type fonds ou banques.Plus de PB de pret, je ne crois pas que la mise en place d'un CDI qui ne porte que le nom sera la solution. Je pense qu'il faut que les prêteurs, acceptent la possibilité pour un salarié, peu importe son statut, soit sans emploi ou en diminution de salaire pendant une période pouvant aller de 3 à 5 ans, par exemple selon le type de pret, mettent en place un mécanisme qui permet la fluctuation des remboursements sans pénalité. Le pb aujourd'hui n'est pas le satut mais le principe des préteurs qui refusent de voir que le monde du travail a changé et qu'ils doivent proposer de nouveaux types de contrats. Ce système permettra tout d'abord à ceux qui cumulent depuis des années des contrats CDD, interim et autres d'avoir accès à la totalité des offres de consommation cela apportera de la croissance donc une baisse du chômage.
Il me semble également important de laisser aux entreprises la possibilité de travailler 24/24, 365 jours par an avec des contrats spécifiques pour éviter la polémique sur volontaires ou pas , ces contrats seraient octroyés à des personnes qui ne sont pas salariés de l'entreprise le reste du temps. Deux avantages un permettre de creer de l'emploi et permettre à l'entreprise de faire tourner son outil au maxi donc améliorer sa rentabilité, avec tout ce qui en découle derrière, investissements, augmentation des salaires, embauche.... Il me semble que la négo actuelle accouchera d'une petite souris qui ne fera pas baisser le chômage ou faiblement. Pour creer de l'emploi il faut une dynamique, une perspective du futur pas un système qui confisque un emploi pour une personne donnée. Un poste de travail peut fluctuer si les syndicats n'acceptent pas ce principe il ne faut aller négocier cela sert à rien. Il faut donner aux salariés comme à l'entreprise le goût d'entreprendre ensemble et là les chefs d'entreprises ont de gros efforts à faire. Enfin il faut mettre en place des contrats multi-entreprises dans un rayon donné. Un salarié pourrait travailler pour X entrepreneurs avec un contrat qui serait délivré par un tiers, par exemple les CCI, qui pour la + part ronronnent et sont sans grandes idées. On pantouffle beaucoup dans ces chambres devenues plus politiques qu'industrielles et on case souvent, comme habituellement en France dans ces structures, des "amis".
Réponse de le 05/01/2013 à 14:57 :
Entièrement d'accord avec le contrat unique à un bémol près : le licenciement entravé entraine forcément une non-embauche si il n'est pas garanti à 150% !!! Interdire les licenciement est donc une fausse bonne idée ! et mettre des conditions entrainent forcément des litiges qui amènent à une saturation des tribunaux ! il faut simplement, comme en Autriche (pays qui plafonne à 4.5% de chômage) prévoir une indemnité proportionnelle à l'ancienneté...et c'est tout !

Pour SAMARINDA : ne pensez pas seulement en fonction du CAC 40 !! Les millions d'entreprises qui embauchent ne sont pas côtés et ne sont pas concernées par vos questions syndicales et actionnariales : elles veulent juste un peu d'air ! Quand aux jours et horaires de travail, il faut simplement que les amplitudes soient prévues dans le contrat de travail initial pour être opposable : en effet, si c'est prévu au départ, il n'y aura plus de question de volontariat ou non puisque le salarié aura été embauché en connaissance de cause ...
a écrit le 04/01/2013 à 18:45 :
La taxation des cdd va-t-elle réduire le taux de faillite des entreprises? Pas vraiment! C'est pourtant là que se situe le problème de l'emploi et on pourra taxer autant qu'on voudra, quand il n'y aura plus d'entreprises les taxes seront seront inutiles sauf que l'emploi aura diminué. C'est comme d'habitude, les propositions des syndicats sont contraires aux intérêts de ceux qu'ils prétendent défendre!
a écrit le 04/01/2013 à 18:18 :
tout le monde veux sa taxe bientot les soldes
a écrit le 04/01/2013 à 16:56 :

LES FRANCAIS en grande majorite ont vote ( contre ) mais pas ( pour ) seul le bilan sanctionnera....
a écrit le 04/01/2013 à 15:40 :
les syndicats représentent les salariés... si ceux qui existent aujourd'hui ne représentent pas vos idéaux, créez le votre... mais ne condamnez pas un droit de parole des salaraiés durement acquis...
Réponse de le 04/01/2013 à 15:59 :
malheureusement en france les syndicats ne représentent pas la majorité des salariés loin s'en faut. Mais meme si tel était le cas cela ne devrait pas leur donner le privilege de s'occuper de tout. Pour moi en effet, si vous dites que cela a été durement acquis, il s'agit d'un coup d'etat antidemocratique
a écrit le 04/01/2013 à 14:32 :
il faut en finir avec ses syndicats qui prennent des décisions importantes pour tous quelque soit la situation et aller vers des accords de branche. Par ailleurs que le monde du travail s'occupent de l'assurance chomage et de la retraite d'accord. Mais qu'ils rendent la politique familiale et l'assurance maladie à tous les français
Réponse de le 04/01/2013 à 15:28 :
cette negociation c'est de l'emfumage et ne regle en rien les problemes de fond ..................................................
Réponse de le 04/01/2013 à 16:21 :
@paritaire :chomage retraite alloc sécu cela ressort des cotisations salariale et patronale et mise en place par les syndicats donc c'est normal qu'ils gèrent ces domaines.
Réponse de le 04/01/2013 à 16:50 :
tout à fait d'accord, c'est pourquoi il faut sortir de ce systeme ou le salarié cotise pour tout. C'est bien dommage qu'à l'occasion du pacte de competitivité le choix de faire porter le gain de l'augmentation de tva ce soit mis sur un credit d'impot plutot que sur la prise en charge des cotisations pour les alloc familiales

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