Loi sur la rémunération des dirigeants : "il faut donner sa chance à l'autorégulation"

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Des billets de 500 euros. Copyright Reuters (Crédits : REUTERS/Lee Jae-Won)
Pour Corinne Narassiguin, chargée de mission sur la gouvernance des entreprises, le gouvernement devra rester vigilant sur ce que proposera le prochain code AFEP/Medef prévoyant de durcir les conditions de rémunérations des dirigeants.

 

La Tribune : Le ministre de l'Economie a annoncé ce vendredi qu'il n'y aura pas de projet de loi sur la gouvernance des entreprises. La seule mesure que va proposer le gouvernement pour limiter les rémunérations des dirigeants sera la taxe à 75% que devront payer les entreprises pour les salaires supérieurs à 1 million d'euros. Est-ce que cela sera suffisant ?

Corinne Narassiguin, chargée de mission par Pierre Moscovici sur la gouvernance des entreprises : Je pense qu'il faut faire les choses par étape. Nous avons montré avec l'accord sur l'emploi que faire le pari du dialogue est une bonne méthode. Nous sommes conscients qu'il peut y avoir une certaine méfiance du monde de l'entreprise vis-à-vis d'un gouvernement de gauche.

Aujourd'hui les mesures sont plutôt éclatées. La participation des salariés, par leur présence dans les conseils d'administration des entreprises, est inclue dans l'accord sur l'emploi. Une partie de cet ancien projet de loi passera par la loi de finance 2014 avec l'instauration de la taxe à 75%.

Cela ne veut pas dire que l'on ne réflechit pas au reste. Mais si les entreprises veulent faire des efforts, il y aura plus de chances que cela aboutisse que de l'imposer par la loi. Nous sommes donc plutôt dans une phase de dialogue, avec le Medef, sur le code de gouvernance. Mais nous resterons vigilants, c'est mon rôle.

La Tribune : Quels sont les domaines sur lesquels vous allez "rester vigilant" ?

Corinne Narassiguin : Nous aimerions voir des rémunérations liées à des conditions de performance de long terme. Nous sommes également vigilants sur les retraites supplémentaires, qui sont aujourd'hui mal, voire pas du tout contrôlées, autant sur leur attribution que sur leur plafonnement.

Nous étudierons également la mise en place du "say-on-pay" [le vote des actionnaire sur  le montant de rémunération des dirigeants]. Cette mesure n'existe pas en France, cela devra donc commencer par un "say-on-pay" consultatif. Nous aimerions voir comment mettre en place un "say-on-pay" contraignant. C'est très difficile juridiquement. Nous devons également regarder sur quoi portera le vote : les paquets globaux des rémunérations de l'ensemble des dirigeants, ou sur les rémunérations individuelles ? Nous préférons les votes sur les rémunérations individuelles.

La Tribune : Le "say-on-pay" est-il suffisant pour limiter les rémunérations excessives ?

Corinne Narassiguin : Il va falloir regarder comment se passent les votes en assemblée générale des actionnaires. Nous avons vu des pays où le "say-on-pay" ne fonctionne pas.

Aujourd'hui, nous sommes dans un contexte où l'exigence est plus élevée. Les entreprises et les investisseurs institutionnels s'en rendent compte. Mais il faut aussi voir comment la mise en place se fait sur le long terme, lorsque l'économie reprendra. A ce moment-là, on aura plus de tolérance aux fortes rémunérations - ce sont avant tout les écarts de salaires qui sont les plus choquants.

Certains sont pessimistes, et estiment que même le "say-on-pay" contraignant n'est pas efficace. Et nous n'abandonnons pas les idées du Pacte de compétitivité, qui proposaient notamment de donner un vote double aux investisseurs de long terme.

La Tribune : Comment se déroulent les négociations avec le Medef sur ces sujets ?

Corinne Narassiguin : Il s'agit forcément d'une discussion délicate. Mais il y a un contexte national et international. Et au niveau européen, nous attendons une directive sur ces questions.

>> Lire : Un accord européen sur l'encadrement des bonus des banquiers

Et si le patronat ne fait pas suffisamment d'efforts, nous serons prêt à revenir avec une legislation plus exigente.

La Tribune : Ne craignez-vous pas qu'un code de bonne gouvernance, moins contraignant qu'une loi, ne soit pas appliqué par les entreprises ?

Corinne Narassiguin : C'est pour cela que la première proposition de la mission d'information sur la transparence et la gouvernance des entreprises [dont Corinne Narassiguin était rapporteuse, ndlr], à l'Assemblée nationale, était d'instaurer dans la loi une sorte de code bonne gouvernance. Il faudra voir à l'usage. Les entreprises cotées ne peuvent pas ne pas suivre un code de gouvernance, vis à vis des investisseurs notamment. C'est plus difficile du côté des entreprises non cotées.

Mais en même temps il faut faire attention à ce que les entreprises aient suffisamment de souplesse, surtout à l'international, et c'est pour cela qu'il faut donner sa chance à l'autorégulation. On voit des entreprises qui passent du temps à trouver des combines pour contourner la loi, des entreprises qui décident de ne plus être cotées pour ne pas avoir à suivre des réglementations lourdes et complexes. Il faut avoir une convergence. D'où l'intérêt d'une directive européenne.

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Commentaires
a écrit le 26/05/2013 à 15:00 :
Donner sa chance à l'autorégulation: formule éloquente qui illustre bien la bêtise et le cynisme ambiants. Preuve par l'absurde: donnons sa chance à l'autorégulation pour (le code de) la route, on verrait ce que ça donne: le 38t contre la mobylette, je roule à gauche ou au milieu, ou à contresens ou à 250 km/h. Non, sérieusement, on ne se fout pas de notre gueule, non non. Les puissants ont tout, mais il leur faut encore plus.



Réponse de le 26/05/2013 à 16:17 :
Votre analogie est juste. C'est effectivement comme ci, il n'y avait ni gendarme, ni radar, ni contravention et que l'on comptait que sur l'autorégulation de chaque automobiliste.Pour notre déclaration d'impôt, il faudrait que l'état ne compte aussi que sur notre bonne volonté, c.à.d notre auto régulation.
Réponse de le 26/05/2013 à 18:45 :
bien démontré !! + UN !
a écrit le 25/05/2013 à 14:17 :
bla bla bla. Cette jeune femme fait bien son métier, mais la réalité étant incontournable, en particulier pour un public de lecteurs la connaissant, ça tombe à plat. Les vraies questions ne sont bien évidemment pas abordées, quant à la gouvernance, elle se résume à pousser toujours le même agenda.
a écrit le 25/05/2013 à 11:34 :
on s'en fou, Hollande a prévu la taxe a 75 %.....
Merde ou elle est cette taxe encore perdu .....

ahah ok je sors
a écrit le 25/05/2013 à 11:29 :
et une carrotte de plus dans le c.l du peuple alors quand le peuple va t-il enfin se reveiller, pour en finir avec ces priviligiés......Hollande le premier !!!
Réponse de le 25/05/2013 à 11:53 :
pff.. quand il fait contre les gros salaires, tout le peuple pleure.. mais quand il ne s'y attaque pas , le peuple pleure ... il dit blanc, vous dites noir, et quand il dit noir, vous dites blanc. !
ahhh les francais . !
Réponse de le 25/05/2013 à 13:03 :
Tiens voila un priviligié peut etre.....Travailler pour l'interet général n'est pas le mariage pour tous, Travailler pour l'interet général n'est pas le vote des etrangés au election municipale, Travailler pour l'interet général n'est pas supprimer la taxe à 75%.
Dans ce pays, les interets personnels de certains deviennent vite un interet général pour tous, imposé par des Lobbys. Alors Hades, toi, tu te sens proche de l'interets général ou tu joues solo......
Réponse de le 25/05/2013 à 13:07 :
Les gens de showbise ne represente pas le peuple monsieur.....
Ceux qui ont pleuré sur la taxe à 75 % sont les plus fortunés......je n'ai pas vu de smicard ralé parce qu'il gagné trop. certainnement un priviligié cet HADES, alors la France ne te retient pas !!!
Réponse de le 25/05/2013 à 14:55 :
+1000
Réponse de le 28/05/2013 à 16:06 :
tiens on a censuré ma reponse??? pfff. ! !! c'est beau tiens !
a écrit le 25/05/2013 à 11:11 :
c'est comme le cumul des mandats...en 2017, il semble, ou plus loin..pouquoi pas? "aujourd'hui, peut être, peut être demain.." ! la chanson de ce gouvernement, pfffff, on la connait, et les paroles : par coeur !!
a écrit le 25/05/2013 à 10:49 :
il faut "donner sa chance à l'autorégulation.."...? ? ah!, on peut compter dessus, c'est sur et certain! pauvres c.ns ! mai, le gouvernement ne devait pas s'affirmer sur cette question, ou alors ,, je me fourvoie...? !!!bah! c'est comme pour tout le reste : molasson, on est molasson" , on reste pour toujours! hélàs, on fait les frais d'une telle "qualité"! , en attendant !!
a écrit le 25/05/2013 à 10:30 :
les banksters du CAC 40 vont continuer bon train ! il était question que notre bon Hollande fasse quelque chose à ce sujet, non ? pffff, c'est comme le reste, il n'y a qu'à jeter un oeil sur tout ce qu'il devait réformer" d'injuste", sur sa liste, en cas d'élection...il a été élu...c'est bon ! voter encore et toujours pour ces gens là...NON , merci! c'est fini !!
Réponse de le 25/05/2013 à 11:13 :
@Don-Quichotte. Soyez patient. Hollande a commencé par quelques mesures symboliques et une bonne dose de fiscalité, il fait maintenant un pas à droite et quelques sourires au monde des affaires et de la finance pour les amadouer et les inciter à ne pas aggraver la crise. Dès que le SPD sera au pouvoir, il pourra utiliser les eurobonds pour stimuler la croissance et réaliser ses promesses. Dans l'immédiat, toute son attention et ses efforts sont tournés vers l'Allemagne car une victoire électorale de la CDU de Merkel pourrait contrarier sérieusement son plan. Dans cette perspective son discours de Leipzig est logique. Ce n'est pas un renoncement ou un changement de cap, mais une stratégie politique. En France, il a réaffirmé son attachement au socialisme et il le démontrera avant le début de la prochaine campagne présidentielle. Vous revoterez pour lui avec enthousiasme.
Réponse de le 25/05/2013 à 11:39 :
ouais je n'aime pas les menteurs
Réponse de le 25/05/2013 à 17:57 :
Les eurobonds n'arriveront jamais, car c'est dire aux allemands vous allez payer pour les pays cigales du sud.La gauche allemande va dire ça à son electorat alors que les allemands ont deja pleins de problemes sociaux à resoudre chez eux ? Ca m'étonnerais beaucoup mais ça peut faire rever certains ........
a écrit le 25/05/2013 à 9:53 :
Dans une entreprise privée, ce sont aux propriétaires (les actionnaires) de décider du niveau de rémunération des gestionnaires.Le seul outil régulation disponible pour que l'état puisse éviter des écarts socialement inacceptable est l'impôt.L'autorégulation est une vaste fumisterie.
Réponse de le 25/05/2013 à 10:44 :
@Jeannot-Lapin. Sur le principe, je suis d'accord. Dans les faits, nous constatons des cas isolés, mais récurrents, de rémunérations injustifiables au regard du bilan de gestion. L'entre-soi des comités qui fixent et valident les rémunérations incite trop souvent à une indulgence et une générosité à l'égard de leur pairs qu'ils n'appliquent pas à l'égard de leurs subordonnés. Si les actionnaires décident ou laissent faire, ils sont aussi responsables. C'est leur droit de dilapider ce qui leur appartient mais ils devraient être plus attentifs à l'impact social sur les emplois et l'opinion publique. La cohésion sociale dépend aussi du comportement de chacun. Sinon la tentation devient grande pour les politiques d'intervenir et de réglementer, ce qui a souvent pour effet d'aggraver la situation ou de créer d'autres problèmes.
a écrit le 25/05/2013 à 6:58 :
C'est super : les mercenaires cupides du CAC 40 vont pouvoir continuer à faire grimper leurs rémunérations moyennant la signature d'une charte bidon et bien entendu même (et surtout) s'ils se plantent, ils toucheront quand même leurs primes et golden parachute ! C'est normal ce sont des génies de droit divin.
Réponse de le 25/05/2013 à 10:08 :
@chic:Ils ne sont pas des genies de droit divin mais en terme de capacité à gerer une boite ils sont trés au dessus de tout ceux qui les critiques .Vous faites surrement parti des gens qui croyaient pouvoir faire aussi ,sinon mieux qu'eux ?
a écrit le 24/05/2013 à 21:36 :
Faible avec les forts, et fort avec les faibles. L'Etat français toujours égal à lui-même !
Réponse de le 25/05/2013 à 10:50 :
quand on a aucun "COURAGE", et aucune C..ILLES , c'est ainsi que l'on agit! aucune qualité de chef d'état , aucune !!
Réponse de le 25/05/2013 à 15:29 :
@TFP : Je crois dans votre description avoir reconnu quelqu'un. Je pense à celui qui s'est fait virer en 2012. C'en est tout à fait le portrait craché.
a écrit le 24/05/2013 à 21:35 :
On aimerait parfois que nos élites aient la même clairvoyance sur d'autres pans de notre vie quotidienne, où les contraintes s'amoncellent sans aucun état d'âme de la part de ceux qui nous gouvernent !
a écrit le 24/05/2013 à 18:39 :
Assez de lois. A quand une sur la respiration..? Les actionnaires doivent décider. Pour les PME PMI, ne vous inquiétez pas les dirigeants sont des gens en majorité responsables et raisonnables.
a écrit le 24/05/2013 à 18:25 :
Bonjour, comme toujours la gauche baisse sont pantalon..... Pauvre France.
Réponse de le 25/05/2013 à 11:56 :
bah oui mais quand hollande dit qu'il faut taxer ces salaires indecents, ou les limites, les francais crient au scandale. ! et quand il n'y touche pas, ils crient aussi au scandale.
pauvres francais, . . .
Réponse de le 25/05/2013 à 14:58 :
ah! ce n'est pas toujours" cela...soyez objectif..
Réponse de le 25/05/2013 à 15:39 :
de l'objectivité? tres bien, les plus pauvres defendent les plus riches , en criant au loup car on va les taxer a 75 % , ils vont partir de la france. ils vont plus investir bouhhhhh!!
ils n'investssaient deja plus , sur le net il est facile de trouver la part de re investissement de la part des francais (chefs d'entrep, ect... )e t la part de re invesstissement dans less autres pays ... il est la le vrai probleme. ! si les riches partent, ne vous en faites pas, meme a demi salaire, une foule de gens seraient la pour reprendre leur poste... on vous donne la SG a moitié salaire de son dg actuel ? vous en connaissez bcp qui refuseraient..?? moi pas. ! cdt :-)
Réponse de le 25/05/2013 à 17:46 :
En premier lieu le niveau des investissement à réaliser et sa repartition géographique sont de la responsabilité du conseil de surveillance ou d'administration ,car ils sont un des elements de la strategie de l'entreprise definie par les actionnaires majoritaires.De plus vous pensez vous substituer comme ça, sans avoir fait vos preuves à un quelconque niveau ,au PDG d'une grande boite ? Meme si vous etes ingenieur ,auriez vous la pretention de comprendre les mecanismes hyper complexes des marchés d'aujourd'hui !Ce serrait trés vaniteux de votre part .Generalement les PDG sortant des grandes ecoles les plus pretigieuses doivent à tous les niveaux de responsabilités qu'on leur donnera ,faire leur preuves .Il faut devenir chef de service puis de departement, et si vos capacités sont prouvées et que l?opportunité existe ,vous pouvez etre directeur et tout ça se ferra sans leche ni copinage ,car il est toujours de l?intérêt d'un supérieur de nommer auprès de lui le plus competant car son efficacité rejaillit sur vous .Mais directeur ,c'est faire parti d'une direction generale ou des directeurs comme vous il y en a pleins et peut etre meilleurs que vous .Dans ce microcosme de haut niveau vous devrez faire vos preuves pour pouvoir etre appellé auprés du PDG comme directeur general , et etre en contact direct avec le conseil d'administration qui pourra peut etre penser à vous si on doit remplacer le PDG actuel.Vous les avez franchies ces étapes pour construire vos compétences et capacités !Et vous croyez comme ça ,de butte en blanc,remplacer au pied levé un directeur ,un PDG !Vous etes qui, à part d'etre excessivement vaniteux ?
a écrit le 24/05/2013 à 17:31 :
Toutes les grandes entreprises ont des comités de remuneration .Ces comités n'ont qu'un seul but .Savoir ce qui se pratique comme salaire fixe et variable dans les entreprises comparables en chiffre d'affaire du meme secteur d'activité.Croyez vous qu'un PDG acceptera une remuneration inferieure à celles que touchent ses concurents ? C'est impensable, et il trainera les pieds d'autant plus que les PDG comme les sportifs et acteurs de haut niveau sont recruté par le conseil d'administration, émanation de l'assemblée generale des actionnaires .Dans un contrat de recrutement, tous les elements du salaire se discutent ,ainsi que les elements de retraites et ceux de séparations si ça foire . J'ai bien dit que c'est le conseil d'administration qui recrute, et au conseil d'administration ,il y a des actionnaires majoritaires qui definissent la politique de l'entreprise.Pour les entreprises de droit privés ,je doute que cela soit possible ça passera jamais la barrière du conseil constitutionnel et ce serrait la porte d'entrée pour le politique de limiter le salaire de quiconque par la loi sous les pretextes les plus fallacieux.De plus il est impensable de considerer que cela n'entrainera pas un fort tassement des salaires dans la hierarchie des entreprises qui ne manquera pas de se repercuter jusqu'aux agents de maitrises et plus bas.Ignorer que le niveau de remuneration est l'element fondamental de l'implication de chacun dans l'entreprise est une grosse faute .On peut à tout les niveaux trainer les pieds .Qu'es ce qui motive vraiment dans une entreprise ,le travail en lui meme ou sa remuneration et les perspectives de son évolution ? Les cadres de directions et haut placés ont bien moins de mal à retrouver du travail que les salariés en bas de l'echelle .On parle de morale mais c'est de la mesquinerie intellectuelle et sociale .Un PDG du CAC 40 gagne en moyenne 3.3 millions d'? annuel .Ramenons son salaire à 500000? annuel.Le gain pour l'entreprise est de 2.8 millions d'?.Beaucoup de ces entreprises depassent les 100000 salariés .Cela ferrait donc pour chaque salarié en plus annuellement ;2800000/100000=28 ?/an soit 2.33 ? de plus par mois et tout ça pour avoir un type completement demotivé à la tete de la boite qui peut la couler à la moindre erreur de decision strategique.Bravo ,bravo ---lui il a plus que mois ,il faut qu'il ai beaucoup moins NA !--Ces gamineries de cours de récrés sont lamentables, mais personnelement j'aimerais que l'experience soit vécue comme ça !Quand le drame économico/social qui s'en suivra arrivera ,ce serra qui le coupable, jamais ceux qui ont voulu ça ,des salariés aux politiques qui n'auront plus que les yeux pour pleurer.
Réponse de le 24/05/2013 à 20:39 :
Si je comprends bien, vous estimez le prix de la motivation d'un patron à 3 Millions d'Euros par an. Pourquoi pas 10, 20, 30 etc. Pourquoi ne pas nous donner aussi le prix de motivation de chaque strate de l'entreprise?
Réponse de le 24/05/2013 à 22:13 :
Dans une entreprise comme ailleurs on arrive trés vite à son seuil d'incompetence .Chacun est payé en fonction de ses competances et si un conseil d'administration recrute un PDG à 10 million d'?, c'est qu'il pense que sur ce marché comme en foot il les vaut ,c'est tout .De plus le jugement de competencecapacité ou d'incompetence va toujours du haut vers le bas .Que croyez vous qu'il se passe quand se sont les salariés qui sont majoritaires au conseil d'administration ? Ils jugent et apprecient comment les dirigeants de la boite ?
a écrit le 24/05/2013 à 17:21 :
C'est la composition des comités de rémunération qui doit être revue. Peut-être faut-il commencer par interdire la présence de personnes dont la rémunération est en lien avec le bénéficiaire, directement ou indirectement ?
Réponse de le 24/05/2013 à 21:48 :
@owen.Vous ne semblez pas savoir quel est le role d'un comité de remuneration.Par exp les comités de remuneration de Peugeot et Renault savent combien gagnent les PDG de Wolswagen de Fiat ,de Ford ext ....Ils considerent donc, puisque c'est comparable ,que les PDG des deux boites françaises doivent gagner autant .Esseyez de l'appliquer à vous memes ! Si vous apprenez que dans une entreprise concurrente des salariés qui font le meme boulot que vous gagne plus ,qu'allez vous en penser,ça va vous motiver pour bosser !Vous allez gueuler et demander à votre direction pourquoi il en est ainsi !C'est partout pareil et chez les PDG il y a un marché ,les bons et les nuls sont connus, et comme les sportifs et artistes, ne sont pas du tout payés de la meme façon.
Réponse de le 25/05/2013 à 8:31 :
@daz Je ne critique pas les montants dès lors qu'ils correspondent à un équilibre économique et concurrentiel. Je constate simplement que les comités qui fixent et valident ces montants sont souvent composés de personnes qui sont elles-mêmes tributaires ou redevables des autres. C'est l'entre-soi qui me semble fausser l'attribution des rémunérations et créer une dynamique d'inflation sous prétexte d'alignement concurrentiel. Un montant de plusieurs dizaines de millions obtenus à l'issue d'un long parcours et d'une réussite exceptionnelle, me semble plus légitime que quelques millions attribués à des patrons cooptés qui laissent un champ de ruines derrière eux. Le comportement de l'actionnariat est aussi un facteur de régulation ou de de dérégulation des rémunérations.
Réponse de le 25/05/2013 à 10:40 :
D'abord il faut preciser que dans les remunerations des PDG, il y a une part variable plus ou moins importante definie suivant un certains nombres de criteres et notamment l'evolution du chiffre d'affaire ,les benefices obtenu ext...D'ailleurs pendant la crise ou les entreprises ne gagnaient pas d'argent voire en perdaient ,les PDG ne touchaient que leur fixe .Il existe beaucoup de metiers d'ailleurs ou il existe une part fixe et une part variable .Dans toutes les grandes boites ,les cadres voire les agents de maitres et en dessous ont un entretien annuel ou leur sont fixés des objectifs chiffrés.Si ils ne sont pas atteints l'augmentation globale (augmentation de salaire plus gvt (glissement vieillesse technicité) serra moindre .Vous voyez que dans les boites on s'oriente de plus en plus vers des remunerations variables du PDG jusqu'aux differents cadres les salariés de base étant pour l'instant épargnés.La participation c'est quand il y a du benefice et intéressement lorsqu'il existe depend d'une formule complexe qui fait rentrer en ligne de compte le chiffre d'affaire mensuel ,le niveau de trésorerie ,les gains de productivité ext........Vous parlez de cooptation .Elle existe dans les conseils d'administrations et ces administrateurs sont plutot conseillers et ne prennent pas part aux votes concernant les strategies des entreprises ce qui est normal puisqu'ils n'ont pas d'actions de celles ci .Certains PDG de boites exterieures siegent aussi mais en temps qu'actionnaires .Quand Messier accueille au conseil d'administration C.Bebeart PDG d'Axa ,ce n'est pas en temps que PDG copain mais parce que Axa est un gros actionnaire de Vivandi/universal.La responsabilité des resultats des entreprises n'est pas toujours forcement à mettre sur le dos du PDG.Un PDG OBEIT aux ordres de la majorité au conseil d'administration ,et applique scrupuleusement les politiques definies par la majorité des actionnaires .Vous voyez donc que lorsqu'il y a un crach dans une boite, la responsabilité du conseil d'administration est engagée ,mais le PDG tout comme le premier ministre n'est qu'un fusible pour que la critique et la vindicte populaire ne tombe pas sur les actionnaires .Ceux qui composent le conseil de remuneration ne sont pas d'autres PDG mais des administrateurs qui ne font que remettre leurs rapport au conseil d'administration qui en tient compte ou pas.
Réponse de le 25/05/2013 à 11:25 :
@daz Merci pour cet éclairage, en particulier sur les arcanes des comités. Dans le même temps que votre réponse, j'avais reprécisé mon point de vue @Jeannot-Lapin plus haut dans la liste des commentaires.
a écrit le 24/05/2013 à 17:09 :
Leur auto-régulation, je la compare à de l'abus de biens sociaux.
Réponse de le 24/05/2013 à 17:50 :
euh? Sauf que par définition, ce qui est, ou dans le cas présent sera, acté par les actionnaires est conforme à l'intérêt social de l'entreprise (Social au sens de : définit dans le contrat de société). sinon, ils ne voteraient pas?Et comme l'abus de bien social est justement censé être une décision prise au détriment de cet intérêt social...la société a parfaitement le droit de décider de rémunérer ses cadres comme elle l'entend, à condition que cela ne se fasse pas sans l'accord des actionnaires. Parce qu'au final, l'argent qui va dans la poche des dirigeants ne va pas dans la leur? Maintenant, ça n'est pas une raison à mon avis pour verser des salaires parfois aussi délirants? Quel résultat de quelle activité d'un seul individu peut valoir 20 millions ?
Réponse de le 24/05/2013 à 21:54 :
Gerer des boites de plusieurs centaines de milliers de personnes et gagner 5 ou 10 millions ,c'est rien du tout comparé avec des sportifs ou artistes .La responsabilité au plus haut niveau vous savez ce que c'est ?.Aprés avoir consulté tout autour de lui ,le PDG est seul à decider .Les enjeux a ce stade c'est des milliards d'? et pas quelques petits millions .Les dividendes aussi qui sont versés se chiffrent par milliards d'? !Vous comparez au salaire du PDG !
Réponse de le 24/05/2013 à 22:38 :
Pour avoir travaillé longtemps dans une multinationale, les PDG passent et le personnel reste. Les décisions du PDG, c'est le personnel qui les orientent avec leur travail d'analyse. Le PDG ne prends pas tout seul les décisions et heureusement pour l'entreprise. Les risques sont partagés. Lorsqu'un PDG est trop payé, le personnel est lésé car sa participation au bénéfice est tronquée d'autant. C'est en ce sens que l'on peut voir cela comme un abus de bien sociaux. Pas envers les actionnaires financiers, mais envers les actionnaires salariés qui forment le tiers-état de l'entreprise. Trois parties se partagent les gains : l'état, les actionnaires et les employés.
Réponse de le 25/05/2013 à 10:55 :
Vous niez le fait que c'est le conseil d'administration qui definit la politique de la boite, le PDG et la direction generale ne font qu'appliquer et mettent en pratique les decisions prisent par les actionnaires majoritaires .Un PDG trop payé lésant la participation des salariés ? Un PDG qui gagne 3 millions d'? est trop payé de combien ? Divisez son salaire par 3 les salariés gagneront 2 millions en + de participation .Vous n'ignorez pas que ce salaire de 3 millions concerne des PDG qui sont à la tete de boite depassant pour la plupart 100000 salariés .Divisez donc les 2 millions économisés par 100000 salariés ça fait 20? an de plus pour chacun ,1.66 e par moi en plus .Terrible comme gain pour les salariés pas vrais .Il faut savoir regarder les ordres de grandeurs .Je prefere et les actionnaires aussi ,un PDG trés bien payé et competant qu'un tocart nul qui risque de couler la boite mettant les salariés au chomage et faisant tout perdre aux actionnaires car la boite ne vaut plus un clou.Et vous croyez que dans ce metier qui est mondial ,les bons ne coutent pas cher ? Quand ce sont les salariés qui sont majoritaires, seuls ou avec d'autres au conseil d'administration ,vous croyez qu'ils paient le PDG à coup de fronde !Un PDG a une valeur comme dans d'autres metier .Si vous le voulez il faut mettre sur la table ce qu'il demande ou il va voir ailleurs.
a écrit le 24/05/2013 à 16:48 :
ils nous prennent vraiment pour les c..
Réponse de le 24/05/2013 à 19:44 :
bien resume ! Le peuple les ayant elus, il n'a que ce qu'il merite !
Réponse de le 25/05/2013 à 13:04 :
de toute façon, vu comment le peuple manifeste pour crier son indignation...ils ont bien raison de nous prendre pour les rois des C.NS !
a écrit le 24/05/2013 à 15:44 :
Qu'est ce qu'elle a fait pour contraire les entreprises privées ormis de la politique ?
a écrit le 24/05/2013 à 15:37 :
autorégulation des patrons = "je me goinfre de pognon autant voire plus que les copains"... Vu la consanguinité des comités de direction dans les boîtes, les rémunérations démentielles ont de beaux jours devant elles... Combien d'employés licenciés et de productions délocalisées au Bangladesh ou au Vietnam pour payer l'augmentation annuelle du patron ?
Réponse de le 24/05/2013 à 17:42 :
de manière directe ? Aucun. Faut juste pas oublier que, si déraisonnablement élevé qu'elle soit, la rémunération des PDG n'est qu'une goutte d'eau parmi les charges, notamment comparé aux charges salariales dans leur ensemble. Ce qui peut éventuellement pousser les PDG à délocaliser pour sauvegarder leurs intérêts, c'est un mode de calcul de primes qui associe leur rémunération aux résultats financiers : dans ce contexte, des coûts de production moindres, quels que soient les moyens, ce sont des résultats financiers supérieurs, donc des bonus supérieurs? Et aussi de rémunération supérieure des actionnaires. Mais le lien « délocalisation-salaires» des PDG » n'existe pastrois
Réponse de le 24/05/2013 à 22:02 :
Qu' es ce que les delocalisations ont à voir dans l'affaire ? Les delocalisations repondent à une logique implacable.Si dans un marché une entreprise delocalise en premier ,elle abaisse ses couts et si les autres ne suivent pas le meme chemin ,ELLES COULENT tout simplement !C'est quoi l'économie de marché,c'est quoi la loi de l'offre et de la demande ,c'est quoi la concurence qui doit etre libre et non faussée ? Pas besoin d'aller chercher des multinationales pour ça, les boites de toutes tailles se font la guerre entres elles ,et les plus feroces sont souvent celles qui sont dans le meme pays.
a écrit le 24/05/2013 à 15:31 :
ah!ah!ah!
a écrit le 24/05/2013 à 15:30 :
Pas vraiment en relation avec l'article mais elle a ete jugee inelligible et a perdu son siege de depute et elle fait encore des missions pour le gouvernement...!!!???

Pourquoi pas...
a écrit le 24/05/2013 à 15:18 :
je croyais que mollande n'aimait pas les riches ? on m'aurait menti !
a écrit le 24/05/2013 à 14:57 :
Et pendant que les politiques, journalistes, syndicalistes etc... couvrent l'actualité, le gouvernement ne s'occupe pas de l'économie française, préférant le "bruit" à des actes structurelles qui permettraient à la France de se redresser.

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