Le Medef annonce le lancement d'une concertation sur le coût du travail

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Pierre Gattaz, le président du Medef, lance une concertation sur le coût du travail / Reuters.
Pierre Gattaz, le président du Medef, lance une concertation sur le coût du travail / Reuters. (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2013. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Le président du Medef, Pierre Gattaz, a annoncé, ce lundi, que le gouvernement allait bientôt lancer une concertation sur la baisse du coût du travail et sur la fiscalité des entreprises. Une annonce qui fait suite à sa rencontre avec Pierre Moscovici et Bernard Cazeneuve, les ministres de l’Économie et du Budget, ce matin.

Après avoir maintes fois reproché au gouvernement d'augmenter la pression fiscale sur les entreprises, le Medef a obtenu satisfaction ce lundi 2 septembre. A l'issu d'une réunion matinale avec Pierre Moscovici et Bernard Cazeneuve, les ministres de l'Économie et du Budget, le président du syndicat patronale a annoncé que le gouvernement allait lancer très prochainement une concertation sur la baisse du coût du travail et sur la fiscalité des entreprises.

Pierre Gattaz a rappelé l'objectif du Medef d'obtenir d'ici cinq ans "50 milliards d'euros de baisse du coût du travail et 50 milliards de baisse de la fiscalité sur les entreprises".

>> Lire aussi : Le coût du travail est-il si élevé en France ?

Les acteurs de la concertation restent à définir

Jeudi dernier, lors de l'Université d'été du syndicat, le ministre de l'Économie avait annoncé que "les prélèvements obligatoires qui pèsent sur les entreprises (allaient) baisser", insistant sur le fait que "le Cice (crédit d'impôt compétitivité-emploi) ne referme pas le dossier du coût du travail (...) Il faut aller plus loin", avait-il alors martelé.

"Il faut qu'on définisse ensemble qui sera dans cette concertation, quels ministres, quels partenaires ? Il faut que nous définissions un objectif et un plan d'action", a détaillé Pierre Gattaz, en sortant de ses entretiens.

Concernant la baisse de la fiscalité, le chef du Medef a réclamé "un calendrier, une méthode, un plan d'action pour regarder comment (elle) peut évoluer dans le sens d'une baisse, d'une meilleure visibilité et d'une standardisation, il faut qu'elle soit plus prévisible".

 

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Commentaires
a écrit le 03/09/2013 à 15:54 :
Oui, le travail coute un peu cher, surtout aux petits taulliers, ceux qui ne beneficient comme les fils à papa du style gattaz de la manne de l'etat. A quand une concertation sur la destination des 150 milliards annuels d'appels d'offres et d'achats de l'etat ou encore lea destinations des quelques 6 ou 7000 dispositifs d'un montant de quelques 150 milliards annuels en faveur des entreprises trustés par le MERDEF et affidés ?
a écrit le 03/09/2013 à 10:56 :
Il faut que le travail arrête d'entretenir les assistés! L'assistanat, social et les fonctionnaires sont les cancers de notre société!
a écrit le 02/09/2013 à 21:09 :
Oui, baissons le coût du travail, les salaires et tout...
Le carburant, l'immobillier...
Si le coût du travail est si cher au regard de ce qui se fait ailleurs, le niveau de vie qu'en est-il ? Se comparer à un chinois ne me semble pas une bonne idée. Se comparer à un Allemand ? Lequel ? Le turc naturalisé qui bosse chez VAG pour un emploi Schroeder ?
Trouver l?équilibre moi je veux bien, mais devenir plus compétitif en baissant les salaires, comment fait-on pour subvenir à l'essentiel ?
Ah oui, la nuit on peut bosser aussi...
Il y a bien trop de "couches" dans l'économie pour que l'on puisse proposer une idée simple pour révolutionner le système. Ce même système qui se mord la queue. On est tous le client de quelqu'un. Comment faire pour devenir compétitif tout en permettant aux gens, de se loger et de manger ? Je n'ai pas de solution. En revanche je sais ce que je ne veux pas.
Les débats d'idées sont sans doute constructifs. Mais la plupart du temps, je ne lis que des critiques, haineuses pour certaines.
a écrit le 02/09/2013 à 19:40 :
ca c'est du hollandisme donc ca sert a rien cela va deboucher sur la creation de plusieurs nouvelles impots et en finalité ce sont les petits Français qui vont payer , comme d'hab
a écrit le 02/09/2013 à 17:58 :
Le MEDEF n'arrivera à rien avec des socialistes qui lâcheront d'un coté pour mieux reprendre de l'autre. LA SEULE SOLUTION C'EST LA BAISSE MASSIVE DES DÉPENSES PUBLIQUES (300 milliards par an). AINSI, LES PRÉLÈVEMENTS POURRONT BAISSER. C'EST POURTANT SIMPLE.
a écrit le 02/09/2013 à 16:33 :
Quand une société produit des biens , matériels ou immatériels à forte valeur ajoutée , le coût du travail n'en est pas un. Le coût du travail n'en est un que pour les sociétés de seconde , voire troisième ou quatrième catégorie.
a écrit le 02/09/2013 à 15:57 :
Et bizarrement, le travail coûte toujours trop cher pour ... certains. Allez aux US, les gars. Là, ils ont ré-inventé l'esclavage. (Et essayez de ne pas trop regarder l'état de leur économie, car c'est une catastrophe...)
Réponse de le 05/09/2013 à 11:30 :
@Labo
On ne s'est pas compris. Et je suis sur la meme longueur d'ondes que vous.
Quand je parle de faire fortune, c'est un constat d'ordre général et une observation du comportement de mes concitoyens. Et aujourd'hui, ce n'est pas le mien. C'est trop tard. Car je ne suis pas jeune mais retraité. Je n'ai jamais recherché la fortune. Mais si par hasard, j'avais fait fortune je ne l'aurai pas rejeté.
Pour moi, l'objectif d'une vie n'est pas d'etre très riche mais de ne pas etre pauvre pour offrir une vie décente à ma famille et donner a mes enfants un bon départ dans la vie. De ce coté là, objectif atteint.Mes enfants ont des bonnes situations et je vis plus que décemment
a écrit le 02/09/2013 à 15:49 :
Et sur la rentabilité du travail ? rien ?
a écrit le 02/09/2013 à 15:47 :
Théodule et Lisbonne. Les chômeurs sont-ils dispensés de recherche d emploi ? On a des élus fonctionnaires mais les autres devraient être précaires voire exclus?
a écrit le 02/09/2013 à 15:46 :
la baisse n'aura un sens qui si elle est faite par des économies elle n'aura pas de sens si c'est une magouille gouvernement medef pour porter ces charges sur les autres sachant que ne socialos actuels ne sont socialos qu'avec l'argent des autres ex avez vu entendu parler de la suppression des priviléges retraites de nos élus de la suppression de la réserve parlementaire ,de l'impositions de certains de leurs avantages etc etc ??????
a écrit le 02/09/2013 à 15:41 :
Le coût du travail, c est une chose. On nous dénombre des centaines de milliers d emplois non pourvus. A quoi ça sert de parler croissance ! On laisse tomber des millions de chômeurs alors que d autres ont la sécurité d emploi. C est un système féodal ! On parle faillite de l Etat, suppression d emplois publics, fermeture de sites, retraites madoff, non réforme des institutions? Alors on parle aussi baisse des salaires du public et déremboursement des médicaments ?
a écrit le 02/09/2013 à 15:38 :
En quelques jours, Pierre Gattaz montre qu'il ne se laissera pas faire : ce n'est pas un mou, lui. On voit chez lui l'efficacité des grands patrons entrepreneurs pas prêts à se laisser monter sur les pieds par les socialos gauchos. Il faut de toute urgence réduire le coût du travail pour redevenir compétitifs d'abord avec les Allemands, puis ensuite avec les chinois. Eux ils ne travaillent pas 35 heures et il n'ont pas 5 semaines de vacances...
Parisot me paraissait un peu molle : le Medef va être beaucoup plus efficace avec Gattaz.
a écrit le 02/09/2013 à 15:32 :
Et le coût de l'actionnariat, il en est jamais question ? C'est pourtant bien ça qui a plombé les économies.
Réponse de le 07/09/2013 à 10:33 :
a memo , encore le dogme des actionnaires rapaces , pour votre info tous les actionnaires ne sont pas ainsi , certains spéculent et en général ce sont des banques , assurances ou mutuelles , l'actionnaire particulier lui veut placer de l'argent qui lui rapporte plus qu'un livret A a 1,25% l'an , mais sans pour autant menacer la vie de l'entreprise , entreprise qui si l'actionnaire devient glouton pourrait aller voir sa banque et prendre un prêt , deuxio nous avons aussi depuis la fin des années 80 , une fiscalité confiscatoire sur les actionnaires particuliers qui détiennent bien souvent moins de 0,2% d'une entreprise cotée , ce qui laisse nos entreprises a la merci d'épargnants étrangers qui rentre dans le capital et qui de facto font pression pour que cela leur rapporte plus que chez eux , d'ou les delocalisations , effet levier et les OPA hostiles , l'épargnant français est poussé vers l'immobilier et le livret A pendant que nos entreprises sont contrôlées tôt ou tard par d'autres épargnants qui nous imposent leurs vues et leurs intérêts , il est la le mal de notre société , arrêtez ce dogme que tous les actionnaires sont des vampires , nous récoltons ce que nous semons , enfin les sociétés japonaises sont détenues majoritairement par les japonais ainsi que les allemands avec leurs entreprises , les français sont devenus comme les américains , le taux d'épargnants français dans le capital d'une entreprise est passé en dessous des 50% en 20 ans , il y a un réel problème , ensuite ne me parlez pas des delocalisations et des chômeurs que cela engendre , a force de taxer il y'a quelqu'un qui paie a l'arrivée .. le salarié et l'entreprise
a écrit le 02/09/2013 à 15:28 :
Le coût du travail, c est une chose, on dit que la situation de l industrie s aggrave ? On parle de sous innovation chronique. Il n y a pas de croissance et on ne fait pas de place aux jeunes générations dans la vie active. Dans cette Europe, c est entre 25 et 50% qui n ont jamais accès à la vie active. De plus on emploie nos ingénieurs en dépit du bon sens : il existe des gens de l agronomie à qui on demande de faire des programmes, d autres sont vendeurs à domicile, tel autre fait de la manutention, ce sont des compétences perdues et on demande de faire des choses qu ils ne savent pas faire. Ainsi on élimine les éléments créatifs. On parle d un suicide de l économie française, est-ce le but d une société ?
a écrit le 02/09/2013 à 15:27 :
une concertation sur le coût du travail...
à quand une concertation sur ce que rapporte le travail des employés?
a écrit le 02/09/2013 à 15:21 :
le coût du travail de dirigeant, PDG,
a écrit le 02/09/2013 à 15:08 :
Pas de problème si ils diminuent d'autant nos loyers, nos remboursement de crédits et le coût de la vie...
a écrit le 02/09/2013 à 15:02 :
Allons bon , le " chef " d'une "organisation " patronale d'un pays qui coule à pic , et sans aucun intérêt , qui vient encore encombrer l'espace médiatique...après avoir cautionné tous les renoncements et toutes les absurdités prospectives...50 Ans de conneries et autres erreurs diverses...Excusez du peu. Et ne venez pas crier qaue c'est de la faute des socialistes...ça fait 50 ans que vous merdez. Cachez-vous donc...

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