New Delhi : Clara Kanner, l'entrepreneuse hôtelière

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On est plein tout le temps, se réjouit Clara Kanner (surla photo avec Coraline son associée). Si bien que les deux Françaises ont agrandi l'hôtel avec des guest houses. En tout, le complexe hôtelier contient huit chambres doubles et deux dortoirs.
"On est plein tout le temps", se réjouit Clara Kanner (surla photo avec Coraline son associée). Si bien que les deux Françaises ont agrandi l'hôtel avec des "guest houses". En tout, le complexe hôtelier contient huit chambres doubles et deux dortoirs. (Crédits : DR)
En cette fin d'année, La Tribune publie chaque jour le portrait d'un ou d'une Français(e) qui connaît le succès à l'étranger. Aujourd’hui, Clara Kanner. Cette Lilloise a ouvert un Bed&Thaï en Inde, qui ne désemplit pas tout le long de l'année.

L'entrepreneuriat, on pourrait dire que Clara Kanner est tombée dedans quand elle était petite. Cette Lilloise assure avoir toujours su et soutenu que plus tard, elle créerait quelque chose à son compte. Pas étonnant, donc, de la retrouver aujourd'hui à la tête d'un hôtel en Inde, à New Delhi. Un projet qu'elle a monté avec son amie Coraline Joveneaux.

"J'ai toujours entrepris quelque chose", confie-t-elle. A commencer par son stand à la braderie annuelle de Lille. Et bien qu'habitant à l'autre bout du monde, pas question d'en manquer une. "C'est devenu une sorte de tradition", s'amuse-t-elle. "C'est vraiment quelque chose qui me tient à cœur". 

"Beaucoup d'amis ont monté leur boîte, c'est motivant"

Tout commence en 2009. En quête d'exotisme, Clara arrive en Inde pour son stage de fin d'études de commerce. Prenant goût à la riche culture locale, elle prolonge son stage de six mois. Puis elle reviendra après avoir terminé son école.

Elle s'adapte rapidement à New Dehli. "La communauté française est assez restreinte, on se connait un peu tous, on fréquente les mêmes endroits, on va tous aux évènements de l'ambassade de France, le 14 juillet…" Elle y croise d'ailleurs Coraline, venue de Chine pour lancer une filiale de l'entreprise AQM, spécialisée dans l'industrie textile.

Mais celle-ci a d'autres projets en tête. Elle compte ainsi monter sa propre entreprise après un voyage en Argentine prévu de longue date. L'idée commence à faire son chemin dans l'esprit de Clara Kanner:

"Beaucoup d'amis ont monté leur boîte depuis quelques années, ça donne envie… En plus, on avait quelques économies de coté..."

Pari gagné, "on est plein tout le temps"

Après quelques mois de discussions, les deux jeunes filles décident de se lancer dans un projet de d'hôtellerie. Un secteur qui a toujours plu à Clara Kanner. Et les événements vont accélérer la mise en chantier du projet:

Après avoir visité un local dans un quartier de New Dehli que l'on aimait beaucoup, Coraline a annulé son voyage en Argentine pour se lancer. En trois quatre mois, la boîte était montée et les travaux étaient finis en Juin 2012. On a ouvert en juillet 2012.

Un an et demi et 15.000 euros plus tard, le bilan est positif. Leur hôtel enregistre un chiffre d'affaires de 55.000 euros. "On est plein tout le temps", se réjouit Clara Kanner. Si bien que les deux Françaises ont agrandi l'hôtel avec des "guest houses". En tout, le complexe hôtelier contient huit chambres doubles et deux dortoirs.

La suite ? Clara Kanner envisage quelques mois de "pause" jusqu'à l'été 2014. Histoire de permettre aux deux voyageuses de (re)prendre un peu le large, le temps aussi de faire mûrir de nouveaux projets. Pourquoi ne pas ouvrir d'autres guest houses en Inde ou dans un pays anglophone, puisque Clara parle bien anglais, ou hispanophone et Coraline maîtrise parfaitement l'Espagnol. La Turquie ? L'Amérique du Sud ? "Nous verrons", tempère Clara, qui ajoute: "Nous en sommes seulement au stade de la réflexion pour l'instant".

 

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Commentaires
a écrit le 27/12/2013 à 5:08 :
Bravo! Je constate que ce sont souvent les gens du Nord qui vont prendre des risques en entreprenant à l'étranger... Cela doit etre dû au origine flamande ... les rois du business... des gens courageux...
a écrit le 26/12/2013 à 23:12 :
Je trouve que ça manque de détails, car rare, voir inexistant sont les pays aujourd'hui où l'on peut s'installer en investissent si peu. Comment ont-elle obtenu un permis de travaille avec un micro investissement ? Elles sont peut-être marié à un indien, non ?
J'avais déjà croisé le récit d’entrepreneurs Français en Inde, et tous déclaré qu'il été difficile d'obtenir les autorisations.
Ce genre d'articles faussent la perception sur la réalité et les difficultés énormes que l'on rencontre dans ce genre de pays, c'est dommage.
a écrit le 26/12/2013 à 19:23 :
lol 55000 de ca ca fait 10000 de marge donc 5000 chacune on a pas la meme conception de la réussite
a écrit le 26/12/2013 à 8:39 :
il y a 50 ans ,on pouvait debuter avec un petit capital ,maintenant les 15000€ seraient bouffes les 3premiers mois en taxes avant d avoir engrange le premier €!!
a écrit le 26/12/2013 à 8:28 :
Comme le disent tous vos articles "réussissent à l'étranger"... viendra le jour où tous les entrepreneurs iront réussir à l'étranger.... et que restera t'il à la France ?

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