En novembre, le déficit commercial s'est creusé à 5,7 milliards d'euros

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(Crédits : © 2010 Thomson Reuters)
Plombé par des ventes en baisse dans l'aéronautique, le commerce extérieur français continue de se contracter. Mais les carnets de commande d'Airbus semblent redonner de l'espoir au gouvernement.

Les chiffres ne sont "pas bons", avait prévenu Nicole Bricq. Peu avant la publication des statistiques sur le commerce extérieur ce 9 janvier, la ministre avait défriché le terrain sur France Info. 

De fait, la contraction est "nette", pointent les douanes puisque le déficit du commerce extérieur atteint 5,7 milliards d'euros au mois de novembre contre 4,8 milliards d'euros en octobre, mois pour lequel le chiffre a été révisé (il était à 4,69 milliards d'euros dans une première estimation). 

Bons points à Airbus

"Les livraisons de matériels de transport sont moindres qu'en octobre et celles de machines industrielles en recul", écrivent les douanes pour expliquer cette contraction.

 La ministre chargée du Commerce extérieur a, plus précisément, évoqué un niveau de ventes moins élevées que prévue dans l'aéronautique. Elle a cependant relevé:

"Les commandes à venir sont florissantes. Et je salue l'exploit des équipes d'Airbus puisqu'ils ont engrangé 40 milliards d'euros de commandes au salon de Dubaï"

>> Airbus établit un nouveau record de commandes d'avions

Dans le détail, les exportations totales se sont réduites à 35,59 milliards d'euros contre 36,35 milliards un mois plus tôt. Les importations, quant à elles, sont quasi stables, à 41,269 milliards contre 41,179 milliards. 

Toutefois, sur une période longue la situation serait en passe de s'améliore. Sur l'ensemble de l'année 2013, le déficit commercial devrait atteindre environ 60 milliards d'euros contre 67 en 2012, a déclaré la ministre du Commerce extérieur. 

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>> Commerce extérieur: la France et l'Allemagne font toujours le grand écart

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Commentaires
a écrit le 25/02/2014 à 23:12 :
On parle balance, qu'est-ce qu'on y comprend... trop de pétrole cher, pas assez de prod.... à la présidence on parle production, m'enfin! Pourtant remonte dans la société la question de l'euro... alors sommes-nous euros collabos anti France et pour la vente à la finance internationale, alors la vente de Versailles et du Louvres, c'est pour quand, nous sommes vendeurs!
a écrit le 25/02/2014 à 22:58 :
Pour le déficit commercial, on subventionne des entreprises pendant 10 ans à hauteur de 50 millions par an et à la fin, on fait faillite? Cet argent vient d'autres activités, à quoi il a servi, à tuer d'autres activités, comme la brebis qui a des débouchés? Et pour les œufs passé 100% entre la production et la consommation on détruit 20%? Pourtant ailleurs ça se vend... hors des frontières... qui a dit l'échange crée la richesse déjà?
a écrit le 25/02/2014 à 22:32 :
Pour faire des excédents, pas 200, comme chez nos voisins, déjà zéro, on compte sur la filière mouton non tondu et pas maigre, à dessiner, puisqu'on évalue la demande chinoise à 200 unités pour 2 millions pièce en euros. Ainsi nous pouvons subventionner à fonds perdus, sans contrôle des résultats simplement en vérifiant l'affectation et pendant dix ans, pour 2000 moutons ou bien des veaux d'or? Pour le poulet, il semble que la cotcot aurait des faillites, et pour les œufs le comité national commande la destruction au lieu de l'export... 20% de la production annuelle.
a écrit le 25/02/2014 à 21:44 :
On parle du déficit commercial qui augmente par la réduction du nombre d'entreprises exportatrices ou bien de l'augmentation des cours du pétrole qu'on annonce? Et si on faisait des autos électriques? Concernant l'export de poulets, puisque nous sommes en période de salon agricole, il existait des entreprises subventionnées par l'Europe à hauteur de 50 millions pendant 10 ans... récemment l'Europe a cessé le financement et on a vu des préfectures attaquées au tractopelles pour cause de faillite. Alors quelle subvention on demande? A-t-on fait progresser la filière à l'export avec le bénéfice des subventions? Pourtant on a perdu des cheptels de brebis pour faute de financement et il nous faudrait relancer la filière mouton, pas tondu dont la demande en Asie a augmenté de 170% entre 2000 et 2012... une opportunité de perdue. Le repli de la production de moutons est de 40% en 10 ans avec nombre d'éleveurs qui ont abandonné leur exploitation faute de soutien, alors que la demande est forte. Sommes-nous bête, nos ressources sont mal utilisées!
a écrit le 10/01/2014 à 11:54 :
pour avoir des excédents commerciaux allemands pareils l et des déficits commerciaux français pareils, l'allemagne doit faire des produits qui ont au moins cinquante ans d'avance technique sur les notres. A moins que cela viennent de l'euro
a écrit le 10/01/2014 à 7:02 :
et ça continue de se cacher derrière les mastodontes du cac 40 qui ne sont que des cocorico caches misères
a écrit le 09/01/2014 à 18:26 :
Les Ministres t le Président qui se disent d'excellents économistes prennent les français pour des ânes. Nos dirigeants sont nuls et veulent nous faire croire le contraire. À la porte les nuls
a écrit le 09/01/2014 à 13:36 :
Les entreprises coulent, dc des chômeurs et donc moins d'exportations. CQFD
Non????
Réponse de le 09/01/2014 à 16:52 :
Plutôt non:
si le chômage augmente la consommation baisse et donc les importations itou. Ce qui en principe améliore la balance commercial, dans la mesure où la demande extérieur se maintient (globalement la conjoncture mondiale et européenne et plutôt meilleur qu'il y a quelques mois). Je n'ai pas les chiffres, mais je ne suis pas convaincu que ce soit les sociétés exportatrices qui ferment le plus leur porte et la part export des sociétés du CAC40 dans leur CA ne fait qu'augmenter.
De plus dans la théorie, notre monnaie serait dévaluée (avec les conséquences positives et négatives liés) et le salaire réel ajusté. Dans la vraie vie on a l'Euro et la BCE et il est très dur (socialement) de faire baisser le salaire au moins nominalement et clairement notre problème n'est pas qu'un problème de prix mais aussi de gamme et de qualité de nos produits.
a écrit le 09/01/2014 à 13:29 :
Dans les années 90, la France se débrouillait encore pour faire un excédent commercial et puis il y a eu l'euro et son appréciation dans les années 2000. Ça fait maintenant 10 ans que la France est en déficit commercial permanent. A défaut de pouvoir faire une dévaluation de la monnaie, elle va devoir faire une dévaluation interne comme la Grèce, l'Espagne, etc.
Réponse de le 09/01/2014 à 14:37 :
Et la hausse des prix du pétrole?

En euros constants (corrigés de l'inflation), la facture énergétique de la France est passée de 10-20 milliards d'euros dans les années 90 à 60-70 milliards d'euros aujourd'hui.
Réponse de le 09/01/2014 à 17:35 :
vous avez raison eurodéficit et vous luc.b les allemands aussi achète du pétrole
Réponse de le 09/01/2014 à 21:38 :
on a aussi eu quasi que la droite au pouvoir pendant cette décennie, pas en Allemagne.
a écrit le 09/01/2014 à 12:22 :
pour rétablir la parité de la balance commerciale, une solution serait de moins consommer de produits d'importation qui ne sont pas de première nécessité (par ex. toute la m.... qui nous vient de C....). mais allez raisonner les Français !
a écrit le 09/01/2014 à 12:07 :
Rien de plus NORMAL que le déficit commercial déjà abyssal depuis 15 ans, sous les ères sombres lugubres Chirac Sarkozy se creuse dans la continuité sous l'ère Hollande ;

ce n'est que le désastre A METTRE AU DEBIT des précités qui ont inventé et qui perpétuent les pires ennemis de la Nation française, c'est à dire "Oseo Innovation ex Anvar nouveau BPIFrance"
et les pléthoriques agences blas blas banquets et faux centre de faux experts autoproclamés qui flinguent allègrement les projets industriels avec un très gros potentiel à l'export...

Hollande est un digne successeur frêre jumeau des Chirac Sarkozy
a écrit le 09/01/2014 à 11:43 :
Pourtant nous avons un organisme public UBIFRANCE qui aide les entreprises à exporter et à aller à l'export. C'est étonnant ou alors ils ne sont pas très performants ?
Réponse de le 12/01/2014 à 18:54 :
y a aussi ubisoft = union des bretons independants, :) mais eux préferent recruter des québecois, des ukrainiens mais pas ds français..enfin ils sont bretons,normal qu'ils n'aiment pas la france.
a écrit le 09/01/2014 à 11:01 :
Ces chiffres témoignent de l'hyper-dépendance des exportations françaises a ll'aéronautique en général, et aux ventes d'Airbus en particulier. Cela nous rend vulnérable. La vérité c'est qu'en dehors de l’aéronautique,des vins et spiritueux (une vraie success story) et de la pharma (la ventilation sectorielle de nos exportations est disponible sur le site du ministere des finances) nous n'exportons pas grand chose.
Réponse de le 09/01/2014 à 12:02 :
Vous semblez savoir lire. Allez donc sur le site d'Eurostat pour voir ce que la France ( et d'autres), exporte, et combien. Et ce qu'elle importe aussi. Ou les sites du gouvernement.
a écrit le 09/01/2014 à 10:55 :
@dada

"75% de L’économie française contrôlée par l’Etat." Mais bien sur mon coco...

Sinon l'euro surévalué nous plombe et la Chine et ses voisins continus leurs dumpings...
a écrit le 09/01/2014 à 10:51 :
40 Milliards de commande pour Airbus don't 20 Milliards pour l'Allemagne en tant que partenaire a part egal voir plus que la France.
Réponse de le 09/01/2014 à 11:48 :
@rafale: vous oubliez l'Espagne et l'Angleterre comme partenaires d' Airbus.
Depuis 2013 aussi l'Italie participe au partage.Alors il nous restera pas beaucoup
pour améliorer la balance commerciale....
a écrit le 09/01/2014 à 10:33 :
Le "redressement productif" donne ses premiers résultats.
a écrit le 09/01/2014 à 10:28 :
75% de L’économie française contrôlée par l’Etat. ! A qui la faute !

Dans une émission " c'est dans l'air" les 2 grands formations politiques UMP et SOCIALISTES affirmaient que la France avait beaucoup trop d'élus (autant que les Etats Unis), entre 600.000 et 1million (avec conseillers municipaux et autres…), et que la réduction de moitié permettrait avec tous les effets induits de réduire la dette voir de la supprimer totalement, ce qui permettrait de retrouver une marge de manœuvre pour réduire la fiscalité, directe et indirecte.

Personne ne peut nier les problèmes de compétitivité de l’économie française dus principalement à une fiscalité (directe et indirecte) beaucoup trop élevée, ni les dérapages des dépenses publiques, ni les déséquilibres futurs de nos régimes de retraites, ni certaines rigidités sur le marché du travail. Tout ce qui n'est plus produit en France est acheté à l’étranger avec de l'endettement.

En revanche, chacun admettra que le renouvellement de notre tissu industriel, l’investissement dans les technologies innovantes, les économies d’énergie ou les réseaux d’infrastructures constituent de bonnes façons de revenir sur le sentier d’une croissance plus forte et plus équilibrée.
Réponse de le 09/01/2014 à 10:54 :
A quoi sert investir dans un pays socialiste convaincu qui va voler votre bien un jour tôt ou tard.
a écrit le 09/01/2014 à 10:25 :
C'est pathétique de voir un gouvernement suspendu aux bons ou mauvais résultats d'une seule entreprise.
a écrit le 09/01/2014 à 10:05 :
notre monnaie est inadaptée à notre économie. Ces chiffres en sont encore une fois une preuve. vite retour au franc
Réponse de le 09/01/2014 à 12:19 :
Et pourquoi pas à la monnaie de singe ?
Réponse de le 09/01/2014 à 17:36 :
je ne comprends pas votre commentaire onze.

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