Et si la fin des cotisations "famille" ne coûtait rien aux finances publiques ?

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(Crédits : Reuters)
Annoncée par François Hollande, la disparition du Crédit d'impôt compétitivité emploi, transformé en allègement de cotisations famille, augmentera mécaniquement l'impôt sur les bénéfices des sociétés. Au point de rendre la nouvelle étape de baisse des charges quasiment neutre pour les finances publiques... et les entreprises

 Et si la suppression annoncée des cotisations familiales ne coûtait rien -ou très peu- aux finances publiques, par rapport au dispositif du CICE déjà voté et budgété ? Et si, du coup, les entreprises ne gagnaient quasiment rien dans l'opération annoncée ce mardi par François Hollande, à savoir la suppression des cotisations famille ?

La question peut se résumer en une opération simple, dont le solde correspond à ce que pourraient toucher, in fine, les employeurs : 30-20-10=0. Le nombre 30 représente le montant, en milliards d'euros, de l'allègement de prélèvements obligatoires promis par François Hollande à l'horizon 2017, via la suppression des cotisations famille à la charge des employeurs. Ce montant est peut-être plus proche de 35 milliards, mais cela ne change pas foncièrement la donne.

Le -20 correspond au montant, là aussi, bien sûr, en milliards d'euros, du Crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE), une fois sa montée en charge terminée. Il disparaîtrait dans l'opération, puisque il serait transformé en « baisse de cotisation » à partir de 2016, selon François Hollande. Un allègement fiscal qui disparaît, c'est donc une hausse de prélèvements.

La transformation du CICE en baisse de cotisations entraînerait une hausse de l'impôt sur les sociétés

Quant au -10, c'est simplement la hausse d'impôt liée au passage d'un système de crédit d'impôt à celui de l'allègement de charges. En effet, le CICE est bel et bien calculé sur la base de la masse des salaires, mais il est défalqué directement de l'impôt sur les sociétés dû par les entreprises : il n'a pas d'impact sur le bénéfice fiscal.

En revanche, une baisse de charges augmente mécaniquement les profits d'une entreprise -toutes choses égales par ailleurs. Elle doit du coup payer plus d'impôt sur ces bénéfices. Certes, l'allègement de la masse salariale pourrait passer des 6% programmés dans le cadre du CICE à 9% (ce qui correspond au passage de 20 milliards d'euros à 30 milliards de charges en moins). Mais ces 9% de masse salariale économisés seraient, désormais, imposés (à la différence de ce qui se passe avec le CICE). Etant imposés à hauteur d'un tiers, il resterait donc, en 2017, 6% d'allègement. Contre... 6% aujourd'hui. 6=6. CQFD

La réforme annoncée serait donc quasiment neutre pour les finances publiques - à quelques milliards près-, et pour les entreprises. Le gouvernement n'avait-il pas fait valoir, lors de son annonce, qu'un « CICE à 20 milliards était équivalent à une baisse de charges sociales de 30 milliards », compte tenu de cet effet d'IS ?

 Aucun problème technique... plus difficile politiquement

  D'un point de vue technique, par rapport à la situation actuelle, la sécurité sociale verrait ses recettes amputées de 10 milliards d'euros, tandis que l'Etat engrangerait une dizaine de milliards d'euros de recettes supplémentaires au titre de l'impôt sur les bénéfices. Rien de plus facile que de brancher un canal entres les deux. Cette annonce serait cohérente avec la confirmation par François Hollande, mardi, de 50 milliards d'euros d'économies (53 milliards, exactement) sur trois ans: ce montant avait déjà été programmé, et il ne pouvait financer 10 à 15 milliards d'allègements de charges en plus.

D'un point de vue politique, il va sans dire que l'opération sera difficile à vendre au Medef. Le gouvernement pourra lui rétorquer que le patronat a toujours réclamé la suppression des cotisations famille. Et qu'il l'a obtenue.

 

 

 

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a écrit le 21/01/2014 à 17:26 :
Pas la peine de participer si les dés sont pipés !
a écrit le 21/01/2014 à 17:26 :
Pas la peine de participer si les dés sont pipés !
a écrit le 21/01/2014 à 17:15 :
Les entreprises qui joueraient le jeu ne verraient pas leur impôt sur les bénéfices augmenter car elles auraient baissé leurs prix d'autant. Celles qui sont en difficulté ne paient pas d'impôt sur les bénéfices et ne baisseraient pas leurs prix. Si cela peut les aider à ne pas licencier ou faire faillite c'est déjà bien.
Le mieux serait aussi de favoriser la demande en faisant financer les allocations familiales par l'impôt tout en les augmentant. Il faut savoir que pour 40 000 € par part l'impôt n'est que la moitié de ce qu'il était en 1993, seuls les revenus moyens et faibles paient plus, et encore ! Il ne faut pas oublier qu'ils ont beaucoup baissé en 20 ans, alors que les cotisations sociales ont augmenté et qu'elles entrent dans les prix, augmentées de la TVA, car, contrairement à nos principaux concurrents nous avons privilégié les cotisations !
L' amalgame est un mensonge déguisé et répandu, comment voulez vous qu'on progresse dans les solutions ! Parler de prélèvements obligatoires c'est de l'amalgame, dire qu'on a augmenté les impôts et qu'on va les baisser c'est de l'amalgame !
En réalité l'orthodoxie et la pensée unique ont fait faillite, comme prévu dès 1936 par Jacques Duboin et confirmé par Maurice Allais et des changements radicaux sont indispensables.
a écrit le 21/01/2014 à 17:09 :
Les entreprises qui joueraient le jeu ne verraient pas leur impôt sur les bénéfices augmenter car elles auraient baissé leurs prix d'autant. Celles qui sont en difficulté ne paient pas d'impôt sur les bénéfices et ne baisseraient pas leurs prix. Si cela peut les aider à ne pas licencier ou faire faillite c'est déjà bien.
Le mieux serait aussi de favoriser la demande en faisant financer les allocations familiales par l'impôt tout en les augmentant. Il faut savoir que pour 40 000 € par part l'impôt n'est que la moitié de ce qu'il était en 1993, seuls les revenus moyens et faibles paient plus, et encore ! Il ne faut pas oublier qu'ils ont beaucoup baissé en 20 ans, alors que les cotisations sociales ont augmenté et qu'elles entrent dans les prix, augmentées de la TVA, car, contrairement à nos principaux concurrents nous avons privilégié les cotisations !
L' amalgame est un mensonge déguisé et répandu, comment voulez vous qu'on progresse dans les solutions ! Parler de prélèvements obligatoires c'est de l'amalgame, dire qu'on a augmenté les impôts et qu'on va les baisser c'est de l'amalgame !
En réalité l'orthodoxie et la pensée unique ont fait faillite, comme prévu dès 1936 par Jacques Duboin et confirmé par Maurice Allais et des changements radicaux sont indispensables.
a écrit le 20/01/2014 à 16:27 :
Mais pourquoi voulez vous que les entreprises embauchent, sur la seule base de baisses de charges ?
Un entrepreneur embauche uniquement s’il a des commandes à fabriquer... ce qui est le plus gros soucis actuel, avec une consommation atone en France et donc un carnet de commandes en chute libre.
Donc la baisse des cotisations familiales est non seulement un "piège à cons" pour les dirigeants, mais elle se révèle aussi totalement inefficace, pour résorber le chômage.
Réponse de le 21/01/2014 à 8:13 :
Un détail: ce que nous consommons est importé pour une grande part. Le raisonnement keynésien sur la consommation ne vaut que dans un circuit économique ferme. Ce que nous produisons a par contre vocation à être exporté. L'accroissement des ventes à l'exportation est directement lié à la compétitivité. C'est quand la dernière fois que vous avez regarde l'état de notre balance des paiements? Le seul moteur de croissance qui ne crée pas de dette, c'est l'exportation, qui elle même crée des emplois. On va faire un petit voyage d'étude chez Airbus ou en Bavière? Chiche?
a écrit le 18/01/2014 à 15:42 :
"Mais ces 9% de masse salariale économisés seraient, désormais, imposés (à la différence de ce qui se passe avec le CICE). Etant imposés à hauteur d'un tiers, il resterait donc, en 2017, 6% d'allègement. Contre... 6% aujourd'hui. 6=6. CQFD"
Si le taux de l'Impôt sur les Sociétés est bien nominalement de 33 %, beaucoup d'entreprises et en particulier les plus grosses payent bien moins grâce à leurs spécialistes en optimisation fiscale. Les entreprises du CAC40, notamment, payent en moyenne 8 % d'IS...
Le raisonnement macro-économique de l'auteur, par ailleurs parfaitement intelligible, est à nuancer fortement sur ce point. Et quand on raisonne "à quelques milliards près", comme le dit l'auteur, la prise en compte du plus grand nombre possible de variable n'est pas un luxe.
a écrit le 17/01/2014 à 10:12 :
Facile de critiquer la suppression des cotisations familiales alors que Raffarin l'a promis et pas fait, Fillon en a aussi parlé et pas agit.
Quant au raisonnement disant qu'une baisse des charges augmente les profits et l'impôt, il est un peu tiré par les cheveux.
Les entreprises ont besoin de gagner en compétitivité , la baisse des charges sert à prendre de nouveaux marchés et pas à thésauriser !
a écrit le 16/01/2014 à 13:05 :
Encore un raisonnement mécanique manichéen depuis des chiffres. Il taît ce que les entreprises peuvent faire du profit retiré : investir en générant de l'amortissement non fiscalisé, par exemple.
a écrit le 16/01/2014 à 11:19 :
Le raisonnement est juste sauf si les entreprises embauchent ! Leur cotisations baissent mais les salaires augmentent (par l'embauche) donc l impot sur les bénéfices ne bougent pas (sauf si le CA augmente évidemment et c'est yout le mal qu'on leur souhaite !).
a écrit le 16/01/2014 à 9:44 :
Voilà que l'on met a l'ordre du jour le système dit de la "TVA sociale" en jouant plutôt sur le prélèvement fiscal des entreprises que sur la consommation! Mais si l'on veut être compétitif, il faudra aller plus loin!
a écrit le 16/01/2014 à 9:21 :
Bravo ! Dommage que ni Chirac ni Sarkozy, bien trop occupés a paraître chez "closer et autres", n'est pas eu l'idée de faire cette réforme simple et utile et qui évite une multitude de paperasse en plus ! !
a écrit le 16/01/2014 à 8:45 :
Bravo pour cette prose. On en rêverait sous forme de chronique matinale à la radio, tous les jours en s'éveillant.
a écrit le 16/01/2014 à 8:24 :
la premiere chose à faire LES ECONOMIES mais là plus personne ;par contre deux nouvelles depenses non financées .
des AMIS pour surveiller la contrepartie de la bAisse des charges.
puis encore des AMIS pour definir les depenses 0 effectuer alors que tout le monde sait ou les faire
a écrit le 16/01/2014 à 8:10 :
On a l'impression que le président a compris une partie des enjeux actuels (sauver l'emploi en n'asphyxiant pas les entreprises par l' impot) mais qu'il n'y répond pas. 10 milliards de taxes de moins pour les entreprises alors que le patron du Medef en réclamait 100 milliards. On est vraiment loin du compte ! Et il se plante completement sur les contre-parties. Les entreprises ne doivent aucune contre partie au gouvernement. Soit le climat est favorable pour les entreprises (elles gagnent de l'argent) et celles-ci se développent et créent des emplois. Soit le climat est défavorable (entreprises ultra taxées, réglementations complexes, etc...) et les entreprises péricliteront et créeront des emlois ailleurs. Aujourd' hui, nous sommes toujours dans le deuxieme scenario.
a écrit le 16/01/2014 à 6:43 :
comme beaucoup de français j'ai écouté j'ai lu mais je ne suis pas convaincu de la parole politique comme son prédécesseur le Président actuel donne de la voix dans le discours et pour l'instant comme son prédécesseur la dette augmente le chômage grimpe et le pays continue à décliner. Pour qu'un politique soit respectable dans son action il faudra bien plus qu'un discours et vite, car du concret peut -être mis en place rapidement. J'invite le Président à suspendre les élections cantonales à venir et remettre à plat cette tartine inutile du mille feuille avec son imbécilité du binôme de la parité 2 fonctionnaires INUTILES d'élus à la tête d'un même canton, pas crédible le Président.
a écrit le 16/01/2014 à 5:37 :
Palidonies sempiternelles, on fait la toupie? Pour attraper des rats qui mangent le riz, s'il n'y a pas de chat puisqu'on joue à chat perché au lieu du chat botté et des 3 petits cochons qui mangent le jambon sans logement poursuivis par le méchant loup noir, le pion blanc avance de deux cases. On joue à savonner la pente vers l'enfer fiscal dans les montagnes russes. On joue à Sisiphe ou à Vlad l'enfumeur et le pelleteux de nuages? Si la croissance est négative, c'est qu'on joue à l'indien: alors si on dit marche à l'ombre on doit marcher à l'envers... Alors on fait dans le peau rouge, le calumet sous les catalpas et le sentier lumineux? Puisque ça ne rime avec rien, faisons des jeux de maux... sauterelles rampantes sur un champ de blé! On n'a pas Balmoral quand on n'a pas le moral, ni de repas 6 plats, ni de mobilier Louis 16 le 17 est mauvais, comme 2017? On est plutôt Clovisse ou bien Vercingétorix?
a écrit le 16/01/2014 à 5:26 :
il est à craindre que ce qui est annoncé n'est qu'un gros effet de manches pour diminuer la casse juste avant les élections. C'est une manip de plus. Tout le monde a bien compris que le financement des mesures annoncées n'ont pas de financement avoué ni identifié. attention à la surprise... Attendons nous à de bons coup tordus juste après les élections car in fine les patrons ne créerons pas d'emplois comme pour la restauration il y a 5 ans. la ficelle est très très grosse!!!
a écrit le 16/01/2014 à 5:20 :
On parle de la fin des cotisations, on fait une grosse commission et un grand projet avec un grand pet et une grande croissance par décret ou bien par circulaire? On fait dans le rampant, le 1000 pates et les 1000 feuilles, ou sont les gerfaux et les 1000 sabords? On aborde le pirale ou bien on saborde le pilate et on libère le bartabas. Alors comme ça on sort du socialisme? Dans l'art culinaire, on est plutôt poire ou bien pomme pourie ou bien grenade. La poire est juteuse sous le roi en forme de poire ou alors c'est la foire? Ici c'est une démocratie, seulement ça s'écrit comment avec SS pour chômage des jeunes? Et c'est de quel genre? Buvez le bon brevage libéral votre majesté, encore un peu. qu'est ce qui monte et qu'est ce qui baisse? Le chômage, la petite dette, la croissance, le cancrelat, le riz et le raz, le 1000 pates?
a écrit le 15/01/2014 à 23:24 :
Il va créer une commission pour comprendre.
a écrit le 15/01/2014 à 22:40 :
Après la faillite organisée du secteur privé par les socialistes, les cotisations seront nulles donc l'allègement de charges ne coûtera rien.
a écrit le 15/01/2014 à 21:59 :
Il va falloir être un expert pour comprendre. Les voies du hollande sont impénétrables.
Réponse de le 15/01/2014 à 22:18 :
ça on le sait depuis le début : FH est complexe et peu lisible...il pense que moins on en dit sur ce qu'on veut faire mieux c'est
a écrit le 15/01/2014 à 21:49 :
La démonstration de M Best est très juste. Sauf que la solution qui va être mise en œuvre d'ici 2017 aurait pu être mise en force le 1er octobre 2012 (mesure du gouvernement Fillon). Résultat 4 à 5 ans de perdus ...
Réponse de le 15/01/2014 à 22:11 :
C'est vrai qu'un chef d'état qui s'installe perd toujours 1 an 1/2 avant de décider de choses intelligentes. Il a fallu attendre la crise pour que NS s'aperçoive qu'il était sans doute plus intelligent d'alléger les charges des entreprises plutôt que d'envoyer des chèques à de riches rentiers improductifs...
a écrit le 15/01/2014 à 20:58 :
Donc si j'ai bien compris se sont les français qui on eu deux enfants, pour leur donner une bonne éducation qui vont payer pour les français qui on on eux 8 ou plus.....tout vas bien , madame la marquise, tout vas bien....le plus drôle, il sont même pas français et personne ne bosse, qu'il est beau notre pays.....
a écrit le 15/01/2014 à 20:35 :
En France les Chambres de Commerce consomment chaque année près de 4 milliards d'euros d'argent public, 163 CCI en France qui comptent 26.000 fonctionnaires ! Divisons leur budget par 2, cela ne changera rien pour les entreprises, par contre cette économie de 2 milliards servira à réduire la dette plutôt qu'a faire des cocktails remplis de petits fours pour une minorité de petits chefs locaux ! Le saviez vous qu’en moyenne seulement 15% des chefs d'entreprise votent aux élections des CCI, 15% seulement de votants !!! Presque 80% des chefs d'entreprise ne votent même pas car ils savent que cet organisme ne leur sert pas à grand chose ! On peut diviser par 2 ou 3 leur budget (surtout certains CCI de campagne) sans que cela change quoi que ce soit à la vie économique des entreprises.
Les élections aux CCI et des Délégués consulaires grands électeurs des Membres des Tribunaux de commerce ont eu lieu du 25 novembre au 8 décembre 2010 ; le taux d’abstentions dans les catégories commerce, industrie ou services était comparable: 83% . Aux élections de 2009 des Chambres de métiers et de l’artisanat, on constate le même record d’abstentions : 80% contre 74,6% aux élections précédentes soit 6,4% de plus.
Plutôt que de fermer des maternités, gendarmeries, tribunaux, commissariats de Police, on verrait mieux de couper les dépenses dans les endroits ou elles sont surtout somptuaires. Enfin l'un des anciens Directeurs Général de la CCI de Lyon (statut assimilé fonctionnaire) a touché comme indemnités statutaires lors de son départ, la modique somme de 490 242,03 €. (Rapport officiel de la Cour Régionale des Comptes) et il y a d'autres spécificités dans d'autres CCI.
Réponse de le 15/01/2014 à 20:46 :
Voilà une réflexion de bon aloi.
Aux dépenses ruineuses et inutiles des CCI, il faut ajouter les doublons triplons quadruplons quintuplons etc que constituent les multiples Agences de développement économiques qui in finé ne servent à pas grand chose si ce n'est passer leur temps à compter les entreprises qui s'installent dans leur périmètre, parfois plusieurs de ces agences dans le même département, en Rhône alpes elles pullulent.

Et que dire du Grand Lyon dont les halls sont le "théatre" de lunch, break fast, diners, jusqu'à plus de trois par jours et le tout confié aux célèbres traiteurs les plus renommés et les plus chers ...

et il faut ajouter tous ces centres de congrès en doublons triplons qui ne sont occupés que quelques jours par an pour des réceptions et forums bidons, creux, festifs ...

et il faut ajouter tous ces faux centres d'expertise bourrés de faux experts tous auto proclamés...

De combien de DIZAINES de milliards toutes ces structures parapubliques ruinent la France ?
Réponse de le 15/01/2014 à 21:39 :
Ah oui, et que dire du Pavillon Rhône Alpes de Shanghai qui a couté la bagatelle de 9 millions d'euros aux contribuables de la Région en 2010, sans compter les coûts de fonctionnement de 750.000 euros PAR AN depuis, car la Région Rhône Alpes a été la seule à maintenir son pavillon après la fin de l'expo universelle pour y loger on ne sait quoi ! Et la Région n'en est même pas propriétaire, le droit chinois lui interdit, la Région loue donc un bâtiment qu'elle a elle même financé !!! Personne n’a encore compris par quel montage obscur la Région a déboursé plus de dix millions d’euros d’argent public pour un bâtiment dont elle n’est pas propriétaire, estime Eric Piolle. Ce pavillon est l’un des grands projets inutiles de la Région qui, si on les met bout à bout, totalisent des millions d’euros qui pourraient être mis au service des Rhônalpins»
Le total de la construction de 9 412 000 € ne comprend bien sûr pas le coût des déplacements des élus et des agents du Conseil régional, ni celui des journalistes invités à Shanghaï pour chanter leurs louanges.
a écrit le 15/01/2014 à 20:05 :
C'est du pipo ce que dit le gouvernement !
De toute manière, ils attendent la fin des élections en 2014 et badaboom ils vont retruander .
Changeons ce monde d'escrocs
a écrit le 15/01/2014 à 19:02 :
Puisque c est si simple de supprimer les allocations familiales, alors supprimons les autres charges sociales !!!!!
a écrit le 15/01/2014 à 18:53 :
la compagne d e hollande est hospitalise on ne sait pas pourquoi , il merite la garde a vue pour donner une explication, que c'est il passe dans ce couple ?
Réponse de le 15/01/2014 à 19:29 :
Tentative de suicide ?
Réponse de le 15/01/2014 à 20:49 :
Un tweet toxique à explosion retardée...
a écrit le 15/01/2014 à 18:14 :
Cette démonstration est consternante. Elle prend d'abord comme hypothèse un CICE plein régime à 30 milliards ce qui n'est pas le cas actuellement, puis comme hypothèse que tous les sociétés à l'IS sont bénéficiaires et que le taux d'imposition du bénéfice dégagé ainsi sur les charges est d'un tiers.
Rappel les 3/4 des recettes de l'IS proviennent des sociétés du CAC 40 qui ont un taux réel d'imposition de 8 % sans compter certaines PME imposées jusqu'à 38120 € à 15% sur leurs bénéfices.
Enfin les cotisations familiales c'est bien 35 milliards.
Réponse de le 15/01/2014 à 19:02 :
FAUX 3/4 d'IS ne représentent ABSOLUMENT pas les E. du CAC 40. un peu de sérieux svp et de toute façon toutes les entreprises ne peuvent être soumises à l'IS à 15 % , trois conditions CA, détention du K, et réfaction. DU SERIEUX.
Réponse de le 15/01/2014 à 22:07 :
Le dispositif est en principe conçu (ou quelque chose m'a échappé) pour investir et recruter. Il me semble que l'on déduit du résultat les salaires et les amortissements légaux. Donc on ne voit pas bien par quel miracle l'IS exploserait si la mesure produit l'effet escompté par FH qui sait très bien qu'il ne sera jugé que par le chômage et non par les déficits...
a écrit le 15/01/2014 à 17:52 :
Sarko avit fait voter la suppression des cotisations familiales des entreprises par une hausse de la TVA sur les ménages (de 19,6% à 23% ) annulée par Hollande. J'ai des doutes sur les économies de charges de l'Etat pour payer la facture....!!
Réponse de le 15/01/2014 à 22:33 :
En réalité la hausse actuelle de la TVA finance une bonne partie du CICE lui-même contenant les 2/3 de l'allègement...
a écrit le 15/01/2014 à 17:31 :
que n'ai-je eu y pensé plus tôt!
a écrit le 15/01/2014 à 16:57 :
Ce raisonnement assez simpliste suppose pas mal de choses :
- que les entreprises font des bénéfices (les unes oui, les autres non)
- que les opérations soient simultanées (les réformes ne sont jamais instantanées)
- que toutes les entreprises aient le même pourcentage de main d'oeuvre concernée, sur leur CA
etc.
En définitive, sur le terrain ça risque d'être très différent des idées sur le papier.
a écrit le 15/01/2014 à 16:55 :
L'idée saugrenue que les bénéfices vont sauver la Hollanderie burlesque ne peut être qu'une idée burlesaue.

Les aigrefins du Medef ont déjà depuis longtemps, plus de 12 ans, délocalisés leurs bénéfices vers des filiales et des holdings dans les paradis fiscaux européens et ailleurs, TOUT CA avec la grande complicité des équipes Chirac Sarkozy, et TOUT CA dans la plus grande naïveté ET TOTALE passivité des équipes Hollande.
a écrit le 15/01/2014 à 16:50 :
franchement je me demande QUAND et si UN JOUR les soi-disant journalistes économiques seront satisfaits des mesures annoncées...
hé oui monsieur si on baisse les charges on augmente le bénéfice he alors
si votre patron augmente votre est-ce que vous lui répondez NON je vais payer plus d'impôts
vous voulez quoi....
raser gratis....
Réponse de le 15/01/2014 à 22:36 :
Non on augmente la marge et à condition de ne pas recruter...Or ici ce qu'on veut c'est investir et recruter
a écrit le 15/01/2014 à 16:44 :
François Hollande est génial !
a écrit le 15/01/2014 à 16:39 :
Cette démonstration est un tour de passe passe... car vous mélangez la situation existante et celle future... dans vos chiffres!
Par exemple le montant la CICE n'est pas actuel mais futur!
Il y a donc bien une baisse réelle des charges des entreprises par rapport à aujourd'hui

Dans la logique qui est la votre, FH a baissé de 2% les taxes en arrivant au pouvoir puisqu'il a supprimé la hausse de la TVA prévue par Sarkozy (au 1er octobre 2012) mais qui n'était pas encore effective! Je ne vous ai jamais entendu défendre ce point de vue!
Réponse de le 15/01/2014 à 17:16 :
La "démonstration", comme vous dites, est faite en comparaison avec la législation actuelle. Celle-ci prévoit en effet la montée en charge du CICE jusqu'en 2016. Il n'empêche que, si l'hypothèse se confirme d'un simple transfert du CICE vers les baisses de charges, les entreprises n'y gagneront rien par rapport à la législation actuelle. Contrairement à ce qu'a affirmé François Hollande
Réponse de le 15/01/2014 à 20:06 :
Vous dites "Il n'empêche que, si l'hypothèse......" est ce honnête de la part d'un journal tel que le votre d'émettre des "si" et de marquer "hypothèse" et moi je vous demande et si il y avait erreur dans votre calcul, qu'est ce qui se passerai ????
a écrit le 15/01/2014 à 16:39 :
Cette démonstration est un tour de passe passe... car vous mélangez la situation existante et celle future... dans vos chiffres!
Par exemple le montant la CICE n'est pas actuel mais futur!
Il y a donc bien une baisse réelle des charges des entreprises par rapport à aujourd'hui

Dans la logique qui est la votre, FH a baissé de 2% les taxes en arrivant au pouvoir puisqu'il a supprimé la hausse de la TVA prévue par Sarkozy (au 1er octobre 2012) mais qui n'était pas encore effective! Je ne vous ai jamais entendu défendre ce point de vue!
a écrit le 15/01/2014 à 16:32 :
C'est du Hollande pur jus. Les entreprises ont besoin d'une baisse de 10 % du côut du travail. Les socialistes gesticulent, maintiennent la protection sociale qui n'est plus tenable .
Le déclin du pays va donc continuer. Nos enfants devraient en tenir compte et s'expatrier.
Réponse de le 15/01/2014 à 17:08 :
Commence pas t'expatrier toi...
Les donneurs de leçon sont vraiment géniaux
Réponse de le 15/01/2014 à 23:54 :
"Les socialistes gesticulent, maintiennent la protection sociale qui n'est plus tenable ." : Face à une droite qui se bat pour des retraites indexées sur l'inflation quand les salaires ne suivent plus, qu'est-ce qui est le pire? "Nos enfants devraient en tenir compte et s'expatrier. " : Les enfants de la droite comptent sur l'argent des enfants des autres... L'immobilier joue à merveille son rôle en la matière, seuls les dupes parmis les fils de famille modeste n'ont pas compris que 150 000 euros sans frais tous les 10 ans sur les successions, ça concernaient les enfants des rentiers de l'immobilier. Patience, l'heure des comptes viendra!
a écrit le 15/01/2014 à 16:28 :
"tandis que l'Etat engrangerait une dizaine d'euros de recettes supplémentaires au titre de l'impôt sur les bénéfices"

Un bien joli pactole ;-)
a écrit le 15/01/2014 à 16:27 :
Bravo pour votre article. j'ai envoyé pratiquement le même aux médias qui s'étaient faits enfumés par Hollande. Vous êtes les premiers, donc félicitations à vos équipes.
a écrit le 15/01/2014 à 16:25 :
Le calcul est correct, mais cette redistribution n'affectera pas de la même manière toutes les entreprises. Les cotisations sociales sont payées par toutes les entreprises, indépendamment des profits et sur la base du nombre de personnes employées. L'impôt est payé par les entreprises bénéficiaires. Donc les entreprises fragiles et employant un grand nombre de personnes seront favorisées.
Réponse de le 15/01/2014 à 17:23 :
+1
Réponse de le 15/01/2014 à 22:21 :
Oui et en même temps c'est bien ça qu'on veut non ?

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