La France accuse d'importants écarts de prix entre ses supermarchés

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Le magasin Monoprix de Sceaux (92) affiche un panier moyen 121 euros plus cher que le Leclerc de Lanester.
Le magasin Monoprix de Sceaux (92) affiche un panier moyen 121 euros plus cher que le Leclerc de Lanester. (Crédits : Reuters)
L'association de consommateurs UFC-Que Choisir a relevé les prix de 78 produits dans 3.048 magasins en France selon un panier moyen. Leclerc est l'enseigne la moins chère, Monoprix la plus chère mais assume sa position.

 

Si vous n'aimez pas faire les courses et comparer les prix, réjouissez-vous, l'UFC-Que Choisir l'a fait pour vous. À travers une étude publiée d'abord sur le site de la radio RTL, l'association de consommateurs a confectionné un panier de 78 produits dont elle a étudié les prix en France. Le résultat est une carte interactive qui permet de choisir sa ville et de trouver les magasins les moins chers.

Très faible hausse des prix

Si le prix du panier s'élève à 314 euros, la très légère hausse (+0,2%) par rapport à l'an passé est "négligeable" selon l'association, qui estime que les distributeurs ont fourni de "très nets" efforts pour maintenir les prix dans les différentes enseignes.

En première place donc, il y a Leclerc (295 euros), qui détient en plus le panier le moins cher avec son magasin de Lanester, près de Lorient, où il est possible de ne dépenser que 273 euros.  De quoi satisfaire l'enseigne qui a créé le comparateur en ligne Quiestlemoinscher.com et met régulièrement en avant ses prix avantageux. Géant Casino (300 euros) et Super U (307 euros) viennent compléter ce podium.

«Le changement radical de politique des Géant Casino est le fait marquant du nouveau palmarès», constate l'UFC-Que Choisir, face au gain de 9 places de l'enseigne sur un an. L'association met toutefois en garde en précisant que les «supermarchés Casino restent chers».

 Monoprix est plus cher et ça se voit dans les marges

A contrario, Auchan perd quatre places par rapport à 2013 et son enseigne Simply Market (330 euros) figure dans le bas du classement, aux côté d'U Express (334 euros) mais loin devant Monoprix, lanterne rouge avec un panier moyen à 362 euros et le magasin le plus cher de France.

Il faudra dépenser en effet 388 euros pour acheter un panier moyen à Sceaux (92), soit 40% de plus que dans le fameux Leclerc de Lanester.

Si le positionnement plus haut-de-gamme est assumé par l'enseigne Monoprix, qui «ne [se situe] pas sur la bataille du prix», comme l'expliquait à l'AFP en octobre 2012 son directeur général Stéphane Maquaire, l'association relève tout de même que la marge opérationnelle de l'enseigne est nettement plus élevée que celle de la grande distribution en général. Elle était ainsi de 6,1% en 2012 contre 2% ailleurs. 

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Commentaires
a écrit le 27/02/2014 à 9:59 :
Les problèmes de prix à la production et à la consommation sont réels. On empêche la production et le travail par des politiques malthusiennes: le droit français en terme d'environnement est suicidaire, le droit Européen s'applique dans toute la zone, il est supérieur au droit français, pourquoi appliquer les normes françaises qui servent l'importation? nous avons des problèmes de rentabilité de l'activité, d'innovation et de recherche. C'est comme pour les 35h, incitation à la paresse, travailler moins ou bien travailler plus pour gagner moins, c'est ce qu'on nous promet avec les TVA anti sociales... De la même manière on torture les gens au travail pour les décourager. que ça soit le logement, les salaires, la réduction des retraites, des remboursements de médicaments, la croissance, tout empire... C'est qu'on considère l'être humain comme un polluant dont veut se débarrasser par la maximisation du chômage à la mode sud européenne!
a écrit le 27/02/2014 à 9:31 :
Les écarts de prix, c'est une question de péréquation... ou de pénalisation du travail, c'est comme l'affaire du dimanche ou du chômage: le bureaucrate de type brejnévite est en menteur sur le dos du peuple qui fabrique la déroute de l'agriculture et de l'industrie. a moins qu'il le fasse exprès puisque la fabrication du poulet est remplacée par une production allemande. Seulement les prix on les voit monter, c'est l'escroquerie de l'euro dont on a bien profité! Qui dit que le pouvoir d'achat augmente! C'est comme la viticulture, on exporte de moins en moins sauf pour les vins de haute valeur ajoutée. La demande augmente augmente en angleterre et aux Etats-Unis, les ventes augmentent mais celles de la France reculent... ainsi les vins à 3 euros sont condamnés à l'export. C'est comme pour l'œuf, monsieur le bureaucrate demande de détruire les surplus... et nous ne sommes plus en terme de production agricoles auto suffisant. Le bio n'est-il pas condamné par le consommateur?
a écrit le 26/02/2014 à 16:45 :
On parle des écarts de prix ou bien de compétitivité? Pour empêcher la production française par exemple l'agriculture, l'administration a inventé des normes qui ne sont pas harmonisées au niveau européen. Ainsi on ne produit pas et on exporte, c'est une attaque contre le PIB. Après on s'étonne qu'il y ait du chômage! Par exemple dans les fruits et légumes, notre commerce est déficitaire et la production de fruits se réduit... le but est-il d'affamer la population?
Réponse de le 26/02/2014 à 16:51 :
Les "normes" venant de Bruxelles, ça signifie que c'est l'EU qui veut affamer les peuples... Ce qui ne m'étonnerait pas, ils sont noyautés par les rentiers et lowbis.
Réponse de le 27/02/2014 à 9:39 :
Les normes françaises sont pires que les normes de Bruxelles qui sont harmonisées au niveau européen. Cela pénalise les producteurs agricoles français. C'est ainsi que depuis 10 ans la production française recule au profit de l'Allemagne. On roule pour qui? C'est du masochisme anti France...
a écrit le 26/02/2014 à 15:35 :
En effet, la consommation française stagne! Et même, voyez la viticulture: à l'export on perd des parts de marché. Au RU l'import augmente sur dix ans de 12%, il augmente de 33% à l'export pour l'Italie et 47% pour l'Espagne, nous perdons 12% à l'export. Meme chose aux USA, pour un marché en augmentation de 9% sur une décennie, nous perdons 2%, nos voisins gagnent entre 15 et 20%... Que faisons-nous? Pour l'industrie, puisque nous sommes de moyenne gamme globale en terme de valeur ajoutée, donc nous devons être compétitifs. Or nous sommes 23ème dans les classements... Les Allemands ont développé leur export poulet en France, ils ont une industrie de forte VA, le double et sont compétitifs. Faisons-nous de bonnes politiques de chômage?
a écrit le 26/02/2014 à 14:48 :
En effet les prix montent... seulement on apprend que depuis dix ans, la demande augmente et la production française se réduit... pour le poulet la demande augmente depuis 10 ans et on fait du -20%. Et aujourd'hui la filière est menacée de mort... Est-ce de bonnes politiques de développement?
a écrit le 26/02/2014 à 14:24 :
Il faut noter concernant les prix qu'ils augmentent et que la consommation stagne depuis 2008 hors inflation... On peut aussi parler de la réduction de la production agricole. Prenons le poulet, les parts de marché de la France sur le marché intérieur est passée en 10 ans de 22 à 15%. c'est l'affaire Doux. Il existe une concurrence de l'allemagne récente et du Brésil à l'export. Pendant qu'on subventionnait la filière, a-t-elle fait des efforts de compétitivité? On supprime les subventions, l'entreprise ne s'est pas adaptée à l'évolution du marché, et nous avons un bel exemple d'effet pervers pervers par subvention. La filière poulet qui tourne avec 400 éleveurs est maintenant menacée... 500 millions pour faire creuver une production, on préfère importer. Et on laisse la filière moutons sans aide alors que le marché existe, même au niveau mondial... On roule pour qui?
a écrit le 26/02/2014 à 14:22 :
Il est dommage que l'article ne relève pas que le prix du mètre carré à Sceaux n'a rien à voir avec celui de Lanester !... Ceci explique certainement la différence de marge...
a écrit le 26/02/2014 à 11:21 :
Beaucoup ici ne semblent pas avoir saisi qu'il s'agit à la base d'un article de Que Choisir et non de La Tribune. Si vous souhaitez en savoir plus, si vous voulez connaitre leurs méthodes de comparaison, ou bien même si vous souhaitez avoir le prix du panier près de chez vous ACHETEZ Que Choisir et arreter de bondir sur votre clavier pour raler encore et encore....
a écrit le 26/02/2014 à 8:33 :
Une enquête bidon pour masquer la réalité : la vie est trop chère en France. On se nourrit, on s'habille et on se loge pour beaucoup moins proportionnellement à ses revenus ailleurs, notamment aux USA ou en Allemagne. Pays qui ont des économies mieux gérées que les nôtres. Peut-être parce que ceux qui ont les mains sur les manettes ne sont pas des énarques.
Réponse de le 26/02/2014 à 9:20 :
"Asimon",de retour de Norvège je puis vous dire que certains prix chez nous n'ont pas à rougir ! Un exemple : les carburants (là bas , essence à 1,90€ et gasoil à 1,60€ le litre) Le constat est le même en Italie.Quant au logement ,allez voir en Grande Bretagne pays des traders et vous comprendrez ...Le vrai scandale en France est lié aux prix pratiqués dans l'immobilier mais beaucoup "se nourrissent" sur le dos d'une partie de la population !C'est ça la France des rentiers voulue par certains politiques !
Réponse de le 26/02/2014 à 13:28 :
La France des rentiers, comme vous dites, c'est celle qui permet la construction de logements. Cela fait 2 ans que ce gouvernement lui tape dessus et le seul résultat, c'est que les constructions de logements s'effondrent et que de plus en plus de gens vont se retrouver à la rue. Après, vous pouvez continuer à disserter sur le monde idéal...
Réponse de le 27/02/2014 à 13:41 :
@uMarchandDeSommeil

Si les politiques mettez un frein à la France "terre d'accueil" on ferait l'économie de nouvelles constructions mais cela n'intéresse pas les marchands de sommeil...
a écrit le 26/02/2014 à 7:33 :
Je suis de Toulon dans le Var, et j'affirme je fais mes courses au Leclerc de la Seyne sur mer avec ma femme, les prix son vraiment moins chères!!!
a écrit le 26/02/2014 à 6:48 :
Ces comparaisons ne veulent rien dire ,dans d'autres régions les résultats sont différents ,le mieux c'est de faire ses propres comparaisons , catégorie par catégorie de produits.
a écrit le 26/02/2014 à 5:59 :
intéressant mais il faut aller plus loin et comparer les prix des marchés dit "agricoles" la coopérative des paysans du coin ou autres. Dans mon coin le marché des agriculteurs locaux, production sur un rayon de 20 km en moyenne, a des prix identiques à ceux des super ou hyper et parfois largement au dessus et pour cause un petit tour dans les rayons des grandes surfaces pour faire le prix "agricole". Le mot agriculteur ou paysan sur le bandeau des étals pourraient laisser croire que les produits sont bio belle ambiguïté bien orchestrée ou que les poules sont élevés en plein air et bien non les œufs par exemple sont de batteries pures et dures, malin comme un paysan le dicton s'avère toujours aussi vrai.
a écrit le 25/02/2014 à 23:33 :
Y a-t-il quelque chose d'anormal dans cette situation qui semble bien conforme à la libre pratique du négoce, en économie libérale ? On ne peut pas demander à tous les supermarchés de marcher uniformément sans qu'une tête ne dépasse.
Réponse de le 26/02/2014 à 8:52 :
Evidemment, mais par les temps qui courent, nos spécialistes et autres bénéficiaires de statuts règlementés et protecteurs se doivent de chercher des boucs émissaires à tout prix pour ne pas qu'on s'intéresse de trop près à leur cas et au rapport qualité prix de leur propres prestations.
a écrit le 25/02/2014 à 21:29 :
Etonnat parce que du coté de chez moi dans un raon de 15 km entre un SU un Intermarché et un Lecler c'est le Lecler le plus cher et de loin.Il faut souligner qu'il n'a pas de concurrent à 6 km à la ronde alors que le SU et l'Inter sont distant de 1.5 km.C'est ça qui compte la concurence qui obligatoirement fait baisser les prix et le monopole qui les fait augmenter.Il y a aussi la strategie commerciale dans les bassins de population !Un magasin à proximité d'une cité ouvriere serra moins cher qu'un autre magasin de la meme marque à proximité d'une cité residentielle .De plus il faut bien comparer les choses .Il y a 3 types de produits dans les magasins .Les auts de gammes ,les MDD (marque de distributeur ) et les produits discount.L'article parle de 78 produits dont on ne sait rien .A noter que les conditionnement peuvent changer il faut donc tout comparer au kg ou au litre et l'article ne dit rien la dessus.Un travail baclé qui ne merite pas qu'on s'y attarde mais Que Choisir est coutumier du fait .......
a écrit le 25/02/2014 à 19:28 :
Sans intérêt les "hard discount" ne figurent pas dans l'enquête.... Mais les MDD si or les "hard discounter" ce ne sont que des MDD.

Biaisé à la base comme méthode....
a écrit le 25/02/2014 à 19:23 :
C'est la faute de l'impôt sur la stupidité du con-sommateur...
Réponse de le 26/02/2014 à 9:48 :
Et vous vous classez dans qu'elle catégorie, vous avez oublié de préciser.
Réponse de le 27/02/2014 à 13:37 :
@anonyme

Celle du consommateur averti qui ne laisse aucune chance à l'enfumage marketing.
a écrit le 25/02/2014 à 19:20 :
Je rappelle qu'hormis Aldi et Lidl, il n'y a aucune enseigne européenne ou étrangère en France...Leclerc, Auchan, Carrefour, U et Monoprix/Géant se partage le gâteau .Pour ceux qui habitent en lorraine-Alsace ou dans les régions frontalières savent ô combien les produits alimentaires et autres sont moins chers chez Rewe/ Edeka en Allemagne etc...Les Aldi de chez nos voisins n'ont rien à voir avec les Aldi de chez nous, vraiment rien!
Réponse de le 26/02/2014 à 9:47 :
Vous avez raison je suis frontalier je fais les courses en Allemagne et c'est moins cher qu'en France.

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