Ces villes où le prix du stationnement a explosé depuis 2008

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Au Mans, les tarifs de stationnement ont  augmenté de 67%, passant de 1,5 euro en 2008 à 2,5 euros en 2014. (Photo : Reuters)
Au Mans, les tarifs de stationnement ont augmenté de 67%, passant de 1,5 euro en 2008 à 2,5 euros en 2014. (Photo : Reuters) (Crédits : DR)
Une enquête démontre que les tarifs des horodateurs ont augmenté dans deux tiers des villes étudiées, surtout dans celles dirigées par des équipes de gauche.

La gauche a-t-elle eu la main plus lourde sur les tarifs de stationnement ? Cela semble être le cas d'après une enquête réalisée par le magazine Auto Plus (disponible dans le numéro de ce vendredi). Alors que le premier tour des municipales doit se tenir dans deux jours, l'hebdomadaire compare les prix actuels du stationnement avec ce qu'ils étaient en 2008, au moment où les maires sortants sont entrés en fonction.

Sur les 81 communes étudiées, Auto Plus constate que seul un tiers d'entre elles a fait le choix d'opter pour une stabilisation du prix. 

Le Mans, mauvais élève

Au Mans, les tarifs de stationnement ont ainsi augmenté de 67%, passant de 1,5 euro à 2,5 euros. À Roubaix, le tarif horaire, "plutôt bas", a augmenté de 50% pour atteindre 1,20 euro, un prix encore abordable pour les automobilistes. Nantes (+47%), Rennes (+39%) et Paris (+20%) suivent.

Dans une vingtaine de villes comme Amiens, Besançon, Caen, Le Havre, Perpignan, les hausses se sont montrées plus raisonnables et n'ont pas dépassé 20 centimes d'euro. Certaines villes sont même restées gratuites comme Lorient, Vénissieux ou Champigny. 

Hausse réduite dans les villes de droite

Globalement, les hausses de prix sont plus faibles dans les villes dirigées par un maire de droite, rapporte Auto Plus qui note une "différence selon la couleur politique des municipalités". Les villes dirigées par une équipe de gauche connaissent ainsi une hausse moyenne de 13,5%. Dans les municipalité "de droite", le prix du stationnement a également grimpé, mais un peu moins, de 8,5% en six ans. 

Sauf en Île de France

La tendance s'inverse toutefois pour l'Île-de-France où le ticket horodateur a vu son prix grimper de 12% dans les villes de droite contre 4,4% pour celles de gauche.

"Si l'on ne retient que les chiffres de hausse, la moyenne passe alors à +21% contre +20% à gauche", note néanmoins le magazine. Les municipalités de droite dans cette région seraient en effet plus nombreuses à avoir stabilisé le prix du ticket horodateur.  

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Commentaires
a écrit le 30/03/2014 à 15:25 :
En resserrant les cordons de la bourse, l'Etat a obligé les maires de France à trouver de nouvelles sources de financement. Tout a augmenté à tel point que j'ai décidé de ne plus aller en centre ville. Qui est le plus perdant, à votre avis ?
a écrit le 22/03/2014 à 17:48 :
Les parcmètres sentent les magouilles financières....de vraies machines à sous !
a écrit le 21/03/2014 à 17:50 :
Avec la dépénalisation de l'amande pour non paiement du stationnement, ne serait-il pas normal de payer cette amende au pro-rata du temps non payé ?

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