Quelles sont les entreprises qui ont déposé le plus de brevets en 2013 ?

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Avec 1.378 demandes de brevet publiées, PSA Peugeot Citröen conserve la tête du classement de l'INPI
Avec 1.378 demandes de brevet publiées, PSA Peugeot Citröen conserve la tête du classement de l'INPI (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2010. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Selon l’INPI, le constructeur automobile conserve en 2013 conserve la première place du classement de l’INPI avec 1.378 demandes de publication de brevets. Aux deuxième et troisième rangs, le groupe Safran et le Commissariat à l’Energie Atomique et aux Energies Alternatives voient leurs rangs permuter. Malgré la croissance molle, le nombre de demandes de brevets déposées a progressé l’année dernière.

Pour l'instant, les difficultés financières de PSA Peugeot Citroën ne semblent pas encore avoir d'impact sur sa capacité à innover. Selon l'édition 2013 du classement des principaux déposants de brevets en France réalisé par l'Institut national de la propriété industrielle (INPI), le constructeur automobile conserve la première place de leader arrive en tête avec 1.378 brevets déposés, contre 1.348 en 2012. Suivent ensuite le groupe Safran et le Commissariat à l'Energie Atomique et aux Energies Alternatives qui voient leurs rangs permuter. Le groupe Safran se hisse à la deuxième place en passant de 556 demandes publiées en 2012 à 645 demandes publiées, suivi par le Commissariat à l'Energie Atomique et aux Energies Alternatives avec 625 demandes publiées, contre 566 demandes en 2012.

Renault se distingue également

Si le groupe PSA brille, Renault ne décline pas pour autant. Le constructeur signe en 2013 la plus forte progression de demandes de publication (+59,2%) avec 543 demandes publiées, contre 341 en 2012. Cette " performance " lui permet de se hisser de la huitième à la quatrième place. Parmi les autres progressions notables, citons celle de Schneider Electric (+ 52,4 %) qui, avec 160 demandes, progresse ainsi de la vingtième à la seizième place de ce palmarès. A noter, le groupe Stmicroelectronics signe le plus fort recul de demandes (-13,3%).

Au niveau sectoriel, l'automobile se distingue, suivi de la cosmétique, l'aéronautique, les télécommunications, l'électronique, la chimie et l'énergie.

Le Commissariat à l'Energie Atomique et aux Energies Alternatives n'est pas le seul organisme public de recherche à multiplier les demandes de brevets. Avec 408 demandes publiées, le CNRS se classe au septième rang et IFP Energies Nouvelles, avec 188 demandes, atteint le treizième rang.

Les demandes de publication progressent malgré la crise

En dépit d'une conjoncture délicate - le PIB n'a progressé que de 0,3% en 2013 - les demandes de publication déposées à l'INPI ont augmenté de 1,5% en 2013 pour s'élever à 16.886. En revanche, les demandes d'enregistrement de marques se sont stabilisées, avec 86.002 demandes et les dépôts de dessins et modèles ont chuté de 10% avec 66 090 dessins et modèles déposés.

Les entreprises françaises souffrent de la comparaison à l'international

Les entreprises françaises sont-elles particulièrement dynamiques dans le domaine de la propriété industrielle ? Pas vraiment. 

Selon le classement réalisé par IFI CLAIMS Patent Services, une société spécialisée dans les bases de données de brevets à valeur ajoutée, qui se base sur  le nombre de brevets délivrés par l'Office américain (USPTO), IBM conserve sa première place avec 6.809 brevets délivrés contre 6.478 en 2012 (5,1%). IBM est tête de ce classement depuis près de vingt ans.

Dans ce classement on observe surtout une présence forte du secteur des technologies de l'information et de la communication. Les entreprises asiatiques sont en très bonne place. Parmi les dix premiers déposants de brevets figurent quatre entreprises japonaises (Canon, Sony, Panasonic, Toshiba), deux entreprises coréennes  (Samsung, à la deuxième place et LG Electronics) et une société taïwanaise (Hon Hai Precision Industry).

La première entreprise européenne, Ericsson, n'apparaît qu'à la 23ème place. La première entreprise française de ce classement se situe au 56ème rang. Il s'agit d'Alcatel Lucent, avec 636 brevets délivrés.

inpi

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a écrit le 11/04/2014 à 15:41 :
Et bien dit donc vu l'état dans lequel se trouve Peugeot ses brevets doivent pas lui servir à grand chose .Je suis sur que Volkswagen qui est de loin premier en Europe en depose beaucoup moins que Peugeot ..
Réponse de le 13/04/2014 à 10:55 :
On en reparlera dans quelques temps...
Réponse de le 14/04/2014 à 1:09 :
@anonyme

La quantité ne fait pas la qualité...
a écrit le 11/04/2014 à 11:43 :
Article trompeur
a écrit le 11/04/2014 à 9:29 :
Beau publireportage pour l'INPI qui vent sa soupe aux entreprises et aux particuliers sans garantie sur la solidité des brevets déposés car vérifiable que devant un tribunal...
a écrit le 11/04/2014 à 8:37 :
Les entreprises françaises souffrent de la comparaison à l'international ? Vous plaisantez !!!
La seule vraie référence dans ce domaine c'est Thomson Reuters et la France ( les entreprises françaises ) sont n*3 en matière d'innovation, avec 11 entreprises dans les 100 premières. Quand est-ce que cette désinformation va cesser dans les médias français ?
Réponse de le 11/04/2014 à 10:01 :
Vous choissisez la "référence" qui vous arrange. Le classement de Thomson Reuters priviligie les grosses structures et c'est ce biais qui favorise les structures françaises. Que l'innovation technologique et industrielle se fait aujourd'hui pour l'essentielle ailleurs qu'on France crève les yeux.
Réponse de le 11/04/2014 à 10:14 :
Je confirme que le classement de Thomson Reuters est en effet très conteste. Les autres travaux (commission européenne, étude booz alen) sur le sujet pointent tous dans le sens d'un retard de la France en matière d'innovation. Malheureusement!
Réponse de le 11/04/2014 à 18:34 :
J'espère que ces bonnes nouvelles vont un peu relever le moral des Français ,qui manquent cruellement de confiance .
Bravo Peugeot, cela se confirme à travers la qualité de ses produits , il convient d'encourager cette marque .
a écrit le 11/04/2014 à 7:51 :
Quand en outre on sait que 70% de ces brevets sont nuls,
Je peux déposer une déposer la brouette et le brevet sera délivré.
Réponse de le 11/04/2014 à 9:43 :
Pas un Jules...
Réponse de le 11/04/2014 à 18:00 :
Des collègues disaient que les japonais déposent des brevets de principe, et donc quand leur idée devenait réelle, c'était déjà protégé. Vous avez une idée, vous la brevetez, vous travaillez dessus et arrivez à quelque chose d'exploitable, c'est tout bon (suffit juste de payer pour le maintenir, année par année).
Protéger une invention a surtout pour but, en recherche, à en tirer des sous si un industriel veut l'exploiter. Pour les industriels c'est pour protéger leur invention. L'ennui ensuite est de savoir si un concurrent ou autre utilise votre brevet sans votre accord, pour lui faire un procès.
Aux USA, j'avais entendu dire qu'on pouvait breveter n'importe quoi, à partir du moment où personne ne l'avait fait avant (comme la brouette). En Sciences, si on parle du sujet du sujet du brevet dans une réunion, un congrès, ou publie, ça fait une antériorité et le brevet ne peut être attribué (périmé).

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