Emploi, pouvoir d'achat, investissements.. tout savoir (ou presque) sur l'économie française

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En 2013, l'inflation a été limitée à O,6% et les dépenses de consommation ont progressé de 0,5%.
En 2013, l'inflation a été limitée à O,6% et les dépenses de consommation ont progressé de 0,5%. (Crédits : reuters.com)
Comme chaque année l'Insee publie son ouvrage sur "L'état de l'économie" française. L'édition 2014 vient de sortir. Elle permet de connaitre l'ensemble des données clés en matière de pouvoir d'achat, investissements, salaires, etc.

Comme chaque année, L'Insee publie son volumineux ouvrage "L'Economie française" qui permet une vison globale de la situation économique française. Dans l'édition 2014, outre quelques "focus" intéressants - explications sur le "repassage" de différentes données; dossier sur la "résistance" des salaires depuis 2008, etc. - on trouvera un grand nombre de fiches thématiques faisant le point sur l'emploi, le chômage, l'investissement, la compétitivité, les prélèvements obligatoires, etc. Résumé.

27 millions de personnes en emploi

En 2013, 27 millions de personnes occupent un emploi dans l'économie française, à temps plein ou à temps partiel. En lien avec le ralentissement de l'activité, l'emploi recule de 48.000 personnes en 2013, après avoir augmenté de 29.000 en 2012 et de 186.000 en 2011. Dans l'industrie, l'emploi s'est contracté en 2013 de 35.000 en équivalent temps plein, soit une perte de 1,2%. L'emploi dans l'ensemble des branches marchandes non agricoles représente 17,1 millions (toujours en équivalent temps plein), soit les deux tiers de l'emploi global.

Un taux de chômage stabilisé

Le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) s'est stabilisé en 2013. Au quatrième trimestre, il s'établit en France à 10,2%, soit le même taux qu'un an plus tôt. Ce taux en 2013 s'élève à 9,8% pour la seule France métropolitaine. Au quatrième trimestre, 2,8 millions de personnes sont au chômage (au sens du BIT). A noter que le taux de chômage des jeunes a atteint un pic fin 2012 avec 25,4% des actifs de moins de 25 ans au chômage. Il a baissé tout au long de l'année 2013 pour revenir à 22,8% au quatrième trimestre.

Un revenu brut disponible en hausse de 0,6%

En 2013, le revenu brut disponible (RDB) - revenus et prestations sociales - des ménages augmente de 0,6%, soit un rythme très proche de celui de 2012 (0,5%). Du fait de l'inflation, le pouvoir d'achat du revenu disponible est resté stable (+ 0,0%) après un net recul de 0,9% en 2012.  La masse salariale nette reçue par les ménages ralentit (+ 0,5% après +1,6% en 2012). D'une part, les salaires et traitements progressent moins (+1% après +1,8% en 2012). Et, d'autre part, les cotisations sociales versées par les salariés accélèrent (+5% après +3,3%), en lien avec la suppression de l'exonération des heures supplémentaires ainsi qu'avec la hausse de la cotisation vieillesse. Les prestations sociales en espèces reçues par les ménages décélèrent aussi (+2,8% après +3,8% en 2012). 

Après avoir fortement augmenté en 2012 sous l'effet des nouvelles mesures fiscales, les impôts courants sur le revenu et le patrimoine croissent plus modérément (+3,9% après + 9%). 

Quand au taux d'épargne, il a reculé de 0,1 point en moyenne annuelle pour s'établir à 15,1%.

Une consommation des ménages en légère hausse

La dépense de consommation des ménages repart légèrement en 2013 (+ 0,5%) après s'être repliée en 2012 (- 0,5%) pour la première fois depuis 1993. Compte tenu du ralentissement de l'inflation (+0, 6% en 2013 contre +1,4% en 2012), la dépense de consommation des ménages en valeur décélère: +0,8% après +1% en 2012.

L'investissement en baisse

L'investissement  de l'ensemble de l'économie a baissé (- 1% en volume et -0,6% en valeur après respectivement + 0,3% et +1,8% en 2012). Ce repli provient principalement des ménages (-2,9% en valeur après - 0,7% en 2012). Mais l'investissement des entreprises non financières, qui représente plus de la moitié de l'investissement total, recule également (- 0,% en valeur, après + 1,5% en 2012). Et ce, d'une part, en raison de perspectives de demandes qui demeurent moroses et, d'autre part, en raison de importante existence de capacités de production non employées. 

 Des prélèvements obligatoires en hausse

Le taux des prélèvements obligatoires  des administrations publiques a progressé de 1 point en 2013 pour atteindre 44,7 points. Cette hausse est exclusivement imputable aux mesures fiscales et sociales votées dans le cadre des lois de finances et de financement de la Sécurité sociale de 2013, ainsi que dans celui de la loi de finances rectificative de 2012, soit un total de 24 milliards d'euros. A noter que la désindexation des barèmes de l'impôt sur le revenu, de l'ISF et des droits de mutation à titre gratuits a rapporté 1,6 milliard d'euros, la limitation de la déductibilité des charges financières (3,7 milliards d'euros) ou encore la suppression de l'exonération fiscale et sociale sur les heures supplémentaires (2,6 milliards d'euros).

Le taux de prélèvements obligatoires de l'Etat  atteint 14,1 points de PIB en hausse de 0,6 point. Celui des administrations publiques locales est stable par rapport à 2012, à 5,9 points de PIB. Enfin, le taux de prélèvements obligatoires des administrations de sécurité sociale augmente de 0,4 point pour atteindre... 24 points de PIB. 

La dette des administrations publiques en hausse

A la fin 2013, la dette au sens de Maastricht s'élève très exactement à 1.939,7 milliards d'euros, contre 1.855,4 milliards un an plus tôt. Elle représente 91,8% du PIB en 2013, contre 88,7% en 2012. Quant au déficit public, il s'établit en 2013 à 88,8 milliards d'euros soit 4,2% du PIB contre 4,8% un an plus tôt.

 

 

 

 

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Commentaires
a écrit le 18/06/2014 à 23:24 :
Nous les nuls des PIB et RNB on voit le chômage qui monte les impôts qui escaladent ; la fonction publique qui prend de l' embonpoint , les boîtes qui ferment et les islamistes qui prospèrent .Cela nous suffit comme démonstration de qualification au mondial de l'économie !
a écrit le 18/06/2014 à 16:36 :
... ce chauffer au gaz de chite .... pour augmenter le PIB !
Réponse de le 18/06/2014 à 17:15 :
RNB!!!! pas PIB!
Réponse de le 18/06/2014 à 17:21 :
c'est quoi le "RNB" ?????
a écrit le 18/06/2014 à 16:34 :
"Manuel Valls, alors ministre de l'Intérieur, avait estimé fin 2012 à deux milliards d'euros le chiffre d'affaires de la drogue en France, soit l'équivalent de près de 0,1% du PIB."... bref on nous prend pour des cons !!!!!!!!!!!!!!!
Réponse de le 18/06/2014 à 21:55 :
Je ne comprends pas votre réaction !
Compte tenu du budget moyen consacré par mois par les consommateurs et du taux de consommateurs réguliers, le montant de 2 milliards doit pas être très loin de la réalité, à 1 ou 2, voire 3 milliards près. Cela reste quand même très marginal par rapport au PIB.
a écrit le 18/06/2014 à 11:13 :
Le trafic de drogue sera intégré au PIB français!!!!!!!!!!!!!!! .... les gendarmes doivent tournés en bourriques !!!!!!!!! C'est un désaveu de l'état on dirait .... j'oubliais la prostitution .... bref j'ignorais !
Réponse de le 18/06/2014 à 14:49 :
Bien vu. D'ailleurs, avec quelle autorité morale peut un gendarme interpeller soit une péripatéticienne, soit un dealer, si ceux-là contribuent pour augmenter le PIB de la France, dites-moi ?
Réponse de le 18/06/2014 à 17:11 :
Oui et a priori vous vous complaisez dans votre ignorance. A part lire les titres un peu provocateur vous est-il venu l'idée de lire les articles pour comprendre le pourquoi du comment ? C'est sur que c'est plus simple de suivre qui de Kevin ou de Killian va être viré de la prochaine télé réalité.
Réponse de le 18/06/2014 à 17:15 :
@Grandeur : mais où avez vous lu que l'on parle d'intégrer ces données dans le PIB ???? On parle de RNB ce qui n'est pas la même chose. C'est incroyable qu'autant de gens incapables de se renseigner correctement puissent voter... Les chiffres du FN ne m'étonne plus à la vue de la betise crasse de certain.
a écrit le 18/06/2014 à 10:49 :
Dans les statistiques de consommation, il faudrait distinguer la consommation d'énergie de celle des produits hors énergie. Qu'on le dise à l'INSEE. Merci.
Réponse de le 18/06/2014 à 13:37 :
On leur dira ils n'y ont surement pas pensé!
Réponse de le 18/06/2014 à 21:58 :
L'Insee fait bien le détail de la consommation par poste de dépenses, et donc diffusé aussi le consommation en énergie. Avant de critiquer, faites d'abord des recherches sur le dite de l'Insee.
Réponse de le 30/06/2014 à 9:02 :
Si vous trouver des statistiques en valeur, dites-moi comment les retrouver?
a écrit le 18/06/2014 à 10:22 :
Il a toujours existé un décalage entre les données de l'Insee, ses "focus" et ses taux, et la réalité sur le terrain, ses résultats à moyen et long terme. Comme on s'attendait, La Tribune, a fait son choix parmi les "choses qui marchent". Cependant, même celles-ci c'est à revoir avec précaution. Finalement l'ouvrage comporte une myriade de soi-disant détails mais aller dans l'analyse de ce qui à la fin deviendront des facteurs de poids, les déterminants. Par ex., des prélèvements obligatoires en hausse ont une influence sur les investissements et ceux-ci vont répercuter sur le chômage et sur la consommation des ménages. Donc, souligner en entre-titres les points positifs de ce rapport revient à brosser la carotte devant l'âne, comme les médias ont l'habitude de faire, histoire de "maintenir la morale des français en hausse". Discutable. Ce qu'il faudra de la part de l'Insee (ou d'autre institut) c'est ébaucher des prévisions en large escale et à moyen terme pour l'économie française. Faute de quoi, on restera en train d'observer les feuilles des arbres en détail, cependant sans avoir l'idée de la taille de la forêt.
a écrit le 18/06/2014 à 10:06 :
Le trafic de drogue sera intégré au PIB français!!!!!!!!!!!!!!!
Réponse de le 18/06/2014 à 10:24 :
Non sans oublier que l'argent en venant de la prostitution et du porno aussi.
Réponse de le 18/06/2014 à 10:50 :
c'est du grand n'importe quoi .... je pense à l'avenir de mon petit garçon ... il est grand temps de se barrer de France !!!!!!!!!!!!!!!
Réponse de le 18/06/2014 à 11:41 :
Citation : "il est grand temps de se barrer de France" : C'est ça, l'herbe est toujours plus verte ailleurs... Pour aller ou ? Aux USA ? j'en reviens... et c'est pire ! En Angleterre ? Les anglais veulent venir en France... Dans une dictature ce sera peut-être mieux ? On me l'a proposé et j'ai immédiatement dit non. Je préféré encore être en france.
Réponse de le 18/06/2014 à 14:46 :
C'est bien, c'est bien, je suis à votre écoute.
Réponse de le 18/06/2014 à 17:05 :
"je pense à l'avenir de mon petit garçon..." qu'est ce qu'il faut pas lire.... pouvez vous me dire la reflexion que vous avez eu avant d'écrire cette phrase ? Vraiment je suis curieux de savoir comment on arrive à penser sans cerveau, ça pique ma curiosité.
Réponse de le 18/06/2014 à 22:01 :
L'intégration de l'économie grise ou au noir, est une nouveauté mondiale. C'est une recommandation qui s'applique à tous les pays et ce n'est pas une initiative purement française.
a écrit le 18/06/2014 à 9:57 :
Restez sur le fond, la Tribune c'est gratuit vous ne voulez pas que l'on vous donne également une prime, il ne faut pas exagérer.
Réponse de le 18/06/2014 à 11:09 :
C'est gratuit et donc ? Une fois de temps en temps on peut le concevoir. Malheureusement sur ce site c'est devenue une norme.
Réponse de le 18/06/2014 à 11:53 :
eh bien changer de site!!!
Réponse de le 18/06/2014 à 17:07 :
Dites à mon employeur de me donner l'accès à d'autres sites pour mes pauses, j'en rêve !!
a écrit le 18/06/2014 à 9:44 :
L'orthographe est encore une fois catastrophique dans cet article avec beaucoup de fautes de frappe ...
a écrit le 18/06/2014 à 9:23 :
... Grec arrive à grand ps !!!!!!!!!!!!!!!!!!
Réponse de le 18/06/2014 à 11:02 :
Ceux qui ne savent pas réfléchir par eux même nous sortent ça depuis 2007. Si vous preniez la peine de prendre 10 minutes de votre temps passé devant les anges de la téléréalité vous verriez très vite que les économies grecques et françaises n'ont rien à voir (taux de chomage avant la crise, parts du marché noir dans l'économie, allocation du budgt de l'Etat complétement différent, etc...) et ne sont donc pas comparable. Mais il faut savoir utiliser ses connexions neuronales, ce qui à n'en pas douter n'est pas votre cas ni celle d'un bon paquet de commentateur de ce site...
a écrit le 18/06/2014 à 8:18 :
Pas très reluisant, vite des réformes de structure
a écrit le 18/06/2014 à 7:49 :
Bref on vit toujours à crédit.
a écrit le 18/06/2014 à 7:45 :
Ce n'est pas avec ce que je dépense en France que la consommation augmente. Je suis en vacance en Autriche et je dépense tout mon fric. Et comme je suis frontalier je dépense le reste en Allemagne. Déjà que je paie des impôts je ne vais pas faire de cadeau à ce gouvernement d'incompétents et à leur chef qui n'est pas à sa place. Alors j'attends des jours meilleurs pour dépenser un centime dans ce pays.
Réponse de le 18/06/2014 à 8:33 :
@ Co
C'est intelligent!
Réponse de le 18/06/2014 à 9:42 :
Merci pour vos dépenses en France grâce vous je peux encore bénéficier des avantages qui restent dans ce pays. Je laisse aux intelligents votre choix moi je ne le suis pas mais je profite un Max.
Réponse de le 18/06/2014 à 11:00 :
Il reste une dernière étape pour être totalement cohérent :
Ne commenter plus que sur des sites allemands pour éviter que l'état récupère l'argent des publicités.
Réponse de le 18/06/2014 à 22:52 :
Vous avez du mal à comprendre si l'état récupère de l'argent grâce aux pubs, moi ça ne me coûte rien il faut bien que tous les services perdurent j'en ai besoin. L'intérêt général je m'en tape, d'ailleurs comme vous mais moi j'ai le courage de l'écrire, je ne regarde que mon intérêt et je me porte très bien. Alors au boulot pour enrichir la France mon système s'écroulera si tout le monde fait comme moi, il y en a déjà beaucoup trop.
Réponse de le 19/06/2014 à 9:21 :
a CO pas besoin d'aller en autriche pour profiter des prix plus bas qu'ailleurs , n'importe quelle grande surface française suffit , il y'a multitudes de produits chinois , fabriqués en zone dollars et en ce moment cela brade beaucoup sur la technologie .. les prix sont encore plus bas que bas et ne profite nullement a l'industrie française qui est absente de la fabrication de masse des produits numériques a part quelques niches ..

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