Budget français : pourquoi la Commission européenne joue avec le feu

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A Berlin, on est prêt désormais à « faire des exemples. » Pour une raison simple : montrer que les règles adoptées grâce à l'intervention d'Angela Merkel durant la crise sont efficaces, punissent les « mauvais élèves » et garantissent l'argent « des contribuables allemands. »
A Berlin, on est prêt désormais à « faire des exemples. » Pour une raison simple : montrer que les règles adoptées grâce à l'intervention d'Angela Merkel durant la crise sont efficaces, punissent les « mauvais élèves » et garantissent l'argent « des contribuables allemands. » (Crédits : Reuters)
Bruxelles est tentée de censurer le budget présenté par la France, et celui de l'Italie, pour l'exemple. Rien ne serait plus nuisible à l'Europe.

Le ton est donné. La Commission européenne s'apprêterait à rejeter les budgets français et italien, leur demandant de nouvelles coupes dans les dépenses « structurelles. » En Belgique, on craint le même couperet. Ancienne ou nouvelle, la Commission reste la même. Les structures européennes demeurent, les règles aussi et l'idéologie basée sur les vertus de la réduction des déficits tout autant.

Fin de la parenthèse

Cette volonté de mettre la pression sur les budgets nationaux traduit de facto la fermeture de la parenthèse ouverte à la fin du printemps dernier lorsque le président du conseil italien Matteo Renzi avait demandé un peu d'air pour pouvoir investir et relancer la machine économique en Europe. Lors du sommet européen du 27 juin, on lui avait concédé de beaux discours sur la croissance, un rappel de la « flexibilité des règles existantes » et la promesse d'un beau plan de « 300 milliards d'euros » de la Commission européenne. Mais tout ceci n'était qu'une de ces belles usines Potemkine comme savent en construire les fonctionnaires européens.

La Commission décidée à faire sentir son pouvoir

La réalité apparaît en ce début d'automne dans toute sa nudité : la zone euro s'est dotée d'une gouvernance au cours des années 2011-2013 qui assure la persistance d'une unique politique, celle de la réduction des déficits et de l'amélioration de la compétitivité externe. Quel qu'en soit le coût puisque, dans la logique adoptée par ces institutions, tout ceci est évidemment fait pour le bien des peuples. Logiquement, le maintien de la « crédibilité » de ces règles est devenu la priorité des institutions bruxelloises. Rappelons que le semestre européen, comme le Two Pack et le Six Pack ne sont rien d'autres que des procédures renforçant le pouvoir de contrôle et de sanctions de la Commission. Comment peut-on croire que cette dernière allait accepter d'abdiquer elle-même de ce nouveau pouvoir ? La vérité, c'est qu'aucune alternative à cette politique n'est désormais possible au sein de la zone euro.

Soutien allemand

Évidemment, Bruxelles n'aurait pas pris le risque de songer seulement à sanctionner les deuxième et troisième économies européennes sans avoir un appui certain au Conseil. Cet appui, c'est évidemment celui de l'Allemagne qui disposent avec ses alliés de la minorité qualifiée « inversée » de 91 voix nécessaire pour faire échouer le blocage des sanctions. Or, à Berlin, on est prêt désormais à « faire des exemples. » Pour une raison simple : montrer que les règles adoptées grâce à l'intervention d'Angela Merkel durant la crise sont efficaces, punissent les « mauvais élèves » et garantissent l'argent « des contribuables allemands. » Il s'agit évidemment, on l'aura compris, de prouver que la chancelière mène sérieusement la croisade pour la « culture de stabilité » en Europe et, donc, qu'un vote pour les Eurosceptiques d'Alternative für Deutschland est inutile. La pression de ces derniers sur la politique européenne est désormais sans commune mesure avec leur poids dans la politique allemande (entre 8% et 10 %).

La situation est donc claire : dans l'intérêt de la bureaucratie bruxelloise et de la situation politique de la CDU, l'Europe va frapper fort non pas contre la déflation comme le réclamait Mario Draghi, mais contre les déficits. Mais quelles seront les conséquences de ce choix ?

Le pire moment économique

Comme le souligne l'économiste de Nomura Jacques Cailloux, il existe désormais une opposition au cœur de l'économie de la zone euro entre la déflation compétitive incarnée par les mesures budgétaires de Bruxelles et la volonté de faire redémarrer l'inflation de la BCE. Pour le moment, la Banque centrale européennes a brillé par une forme d'impuissance. D'où l'appel de Mario Draghi, le 23 août à Jackson Hole, pour que l'on réduise la pression déflationniste. Cet appel n'a pas été entendu. Il ne le sera pas. La tendance déflationniste l'a donc emporté. Au pire moment.

Car, en ce début d'automne, les indicateurs économiques européens sont en chute libre. Les indices de confiance et d'activité reculent partout, les chiffres bruts apparaissent inquiétants, notamment en provenance d'Allemagne. Les indicateurs avancés d'inflation commencent à baisser dangereusement. Bref, la zone euro se trouve très clairement à la veille d'une nouvelle rechute économique, la troisième depuis 2007.

La route vers la récession est ouverte

Le bon sens voudrait que l'on fasse tout pour éviter cette rechute. Mais la volonté de « faire un exemple » de la Commission aura sans doute des conséquences opposées. Les agents économiques, voyant la France baisser sur ordre ses dépenses publiques ou menacée d'une amende de Bruxelles, vont désormais anticiper une période d'austérité sévère en France et en Italie. Chacun va à nouveau s'abriter derrière ce qu'il estime pouvoir sauver. L'investissement va continuer à reculer, la consommation - dernière défense de la croissance française - va reculer.

La récession sera alors inévitable. Et la France et l'Italie n'étant pas la Grèce et le Portugal, l'effet sur le reste de la zone euro sera redoutable. Penser que l'on y échappera par le seul élément positif qui est celui de la baisse de l'euro est un vœu pieu. D'abord parce que la BCE n'est que très partiellement responsable de cette baisse de l'euro qui est plutôt une hausse du dollar. Ensuite, parce que la baisse des prix des matières premières pourraient compenser cette baisse de l'euro et que la demande externe reste très faible.

Oublier les leçons de l'histoire

Pourtant, les exemples de 2011 lorsque l'on avait voulu punir Grecs, Portugais, Irlandais et Espagnols auraient dû prouver à Bruxelles et Berlin que l'on ne gère pas des économies nationales comme des boutiques et que l'on ne peut faire de l'économie à coup « d'exemples » et de morale. Mais il faut croire que l'idéologie est plus forte que la réalité. On refera donc avec les plus grandes économies de la zone euro les erreurs que l'on a faite avec les plus petites. Sauf que cette fois, on entre dans un trou noir. Une nouvelle récession européenne pourrait avoir des conséquences graves, notamment l'ouverture d'un vrai cycle déflationniste.

Le risque politique

La Commission et Berlin jouent donc avec le feu. Et pas seulement sur le plan économique. Sur le plan politique, ils prennent le risque de discréditer l'action de l'Europe. La position de la Commission a des airs de celle de Charles X avant la révolution de juillet 1830 qui assurait agir pour « le bonheur de ses peuples. » Sauf évidemment que ce comportement alimente la critique du « déni de démocratie » de plusieurs partis en Europe. Nul ne sait comment les Français réagiront à cette application rigoureuse du Two Pack et du Six Pack à l'encontre de leur pays. Le danger, c'est qu'on ne perçoive plus en France ou en Italie l'euro que comme une contrainte et non comme une « chance. » Comment pourra-t-on alors leur en vouloir ?

Au moment où l'on devait agir pour relancer la croissance, où la BCE demandait que l'on agisse, où jamais l'on avait autant eu besoin d'une action coordonnée en Europe, on a mené la barque à contre-courant et l'on a jeté de l'huile sur le feu, sans vraiment se soucier de la question de la demande et de la relance. Comment expliquer alors que l'euro est utile, qu'il permet la collaboration des États, qu'il protège ?

Ce choix de la Commission de censurer la France et l'Italie est du pain béni pour tous les partis eurosceptiques des deux pays. Or, précisément, ces deux pays disposent déjà d'un bon quart de l'électorat qui est rallié à ces partis. C'est dans un jeu dangereux que se lancent cet automne les fonctionnaires bruxellois. S'il se confirme, leur décision aura des airs de 1914, lorsque l'on partait la fleur au fusil, sûr que le bon droit et la morale l'emporterait aisément. Elle a des airs de suicide joyeux.

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a écrit le 10/10/2014 à 17:08 :
aucune économie possible à les entendre, mais ces laches de la gestion préférent ne pas faire cette économies qui permettrait de financer la relance et d'augmenter le spetites retraites, paradoxe, en supprimant ces régimes princiers de ceux qui travaillent 35h 32h, voire moins, pour augemnter la retraite miséreuse de ceux qui ont travaillé 70h/s : agriculteurs, artisans, indépendants ....

mais on a droit à la litanie du monstrueux mensonge de l'austérité et de ses ravages (on n'a toujours pas commencé à baisser la dépense publique !!!) et à laisser croire qu'il n'a pas pas d'autre voie que sacrifier le social ...

ce député PS en boucle est un menteur professionnel et bien trop bien payé pour soutenir la gabegie, pour ne rien gérer, ne rien manager, uniquement dépenser, recruter, sacrifier le peuple pour laisser les profiteurs au chaud...
Réponse de le 10/10/2014 à 17:13 :
trés bien dit et totalement d'accord, c'est le vrai fond du problème, le reste est accéssoire
a écrit le 10/10/2014 à 12:37 :
la france a le record de dépensespubliques inefficaces, 200 milliards de plus que l'allemegne qui est pourtant bien gérée
notre record européen d'impôts et charges tue massivement l'emploi en asphixiant les ménages et les entreprises, aucune reprise n'est possible temps qu'on en reste là
il suffit de s'attaquer à ces montages de gaspillages pour baisser les impôts et charges et repasser à 3% de croissance, n'importe quelle pme ou ménage censésagirait ainsi.
il n'y a pas besoin d'austérité et c'est bien faute à cette saine gestion qu'on comence à s'attaquer à la politique familiales...une honte
le sel problème est que les administrations et élus sont les secteurs concernés et refusent de se réformer, le privé et ses employés qui créé la richesse sont sous cette dictature politico-administrative qui le saigne pour financer leur gabegie
on n epeut en sortir que par des référendum : suppression du mille feuille, des régimes spéciaux, du financement des syndicats, de la formation professionnelle...
a écrit le 10/10/2014 à 12:23 :
rien n'est plus nuisible pour le peuple français, pour le bon fonctionnement de l'europe, que de laisser courir des gaspillages par dizaines de milliards d'euros, tel que signalé par la cour des comtes, comportement inqualifiable de ces antogestionnaires qui refusent de voir et réformer, 200 milliards de mauvaises dépenses publique squi permettraient de baisser le impôts et charges d'au moins 30%, donc on revient à 3% de croissance et 2 millions de chomeurs en moins....
comment tous ces idéologues irresponsables (et profiteurs) peuvent ils avoir la malhonnêteté de dire que nos gigantesques gaspillages, notre hémorragie dépensière publique, que l'absence de gestion est la faute à l'europe ?
et faute de s'attaquer aux mauvaises dépenses, on met en place des mesures antisociales....no comment
a écrit le 09/10/2014 à 18:00 :
Je pense qu'il y a du French-bashing derrière tout cela ..néanmoins FH pourrait se faire se faire violence...mais en politique ce n' est pas tout noir ou tout blanc , c' est là ou les Allemands se trompent , on commence à voir que leur politique n' est pas forcément le top model .
Réponse de le 09/10/2014 à 18:33 :
Ce type de discours me fait bâiller à mort, désolé. La France est considérée par les oligarques de Bruxelles comme un État qui voyage en première classe avec un billet de deuxième. Le contrôleur du train en a toujours fermé un oeil mais un jour il va perdre sa patience, quand-même.
Réponse de le 09/10/2014 à 22:14 :
@ Jean
J' imagine que tu sais ce que les Français pensent des oligarques...de Bruxelles .
Réponse de le 10/10/2014 à 17:11 :
ce qu'en en pense des oligarques ? que beaucoup savent ce qu'il faut faire, ne pas dépenser plus qu'on a de recettes, et commencer à gérer le monstre administratif et politique, qu'ils sont d'accord à bruxelles et signent des accords, et sitôt rentrés au bercail, et comme ils n'ont aucun courage, ils crient haro sur bruxelles, les grands méchants loups qui veulent nous imposer l'austérité alors qu'on peut trés bien se suicider à creuser la colossale dette et gérer tranquillement ses élections avec ce clientélisme manipulateur.....
a écrit le 09/10/2014 à 17:22 :
Les Allemands voudraient sortir de l'Euro et de l'UE qu'ils ne s'y prendraient pas autrement.
Pour l'instant nous sommes tranquilles, militairement ils sont "nuls". Nous avons pour une fois au moins cet avantage. Un armée, ça coûte cher, mais il est indispensable d'en avoir une en bon état de fonctionnement.
Réponse de le 09/10/2014 à 19:38 :
D'où vient votre inquiétude d'une guerre avec l'Allemagne ? Soyez rassuré, l'Allemagne apprécie trop son niveau de vie pour se lancer dans des opérations de destructions mutuelles.
a écrit le 09/10/2014 à 17:06 :
"leur décision aura des airs de 1914"... et tout le monde sait que la "der des der" a conduit à la seconde guerre mondiale. Nous en avons déjà les prémices avec la montée des nationalismes, des communautaristes, des intégristes de tout bord. La guerre a toujours réglé les problèmes économiques, pourquoi en serait-il différent cette fois? L'histoire c'est suffisamment répétée...
Réponse de le 09/10/2014 à 17:39 :
Pour mon précédent post "l'histoire s'est" ...
Réponse de le 09/10/2014 à 23:13 :
L IDDES DE LEUROPES C EST FAIS AUTOUR DE CETTE IDEE? PLUS DE GUERRE ENTRE EUROPEENT??? POUR MOI C EST UNE GRANDE IDEE??? LE JEUX EN VOS LA CHANDELLE???
a écrit le 09/10/2014 à 17:00 :
Je veux mes 2% d inflation , on nous vole à Bruxelles , il est temps de réagir , rendez nous notre inflation .
a écrit le 09/10/2014 à 16:55 :
Je veux mon inflation , on m a promis 2 % pa
a écrit le 09/10/2014 à 16:06 :
Moi je suis pour que la commission bidon mette une grosse amende à la France comme cela on pourra la détester un plus si cela est possible et la virer car je sens qu il n'y en a plus pour longtemps.
a écrit le 09/10/2014 à 14:51 :
La France est parti dans une logique guerrière du style, nous on a des muscles les autres pays Européens fermez vos gueules ...
Réponse de le 09/10/2014 à 17:24 :
@Fma44
Il est parfois bon de montrer ses muscles. Pour l'instant nous n'avons pas montré grand-chose, le temps est venu.
a écrit le 09/10/2014 à 14:49 :
Pourquoi la France joue-t-elle avec le feu? On nous expliquait hier qu'il manquait 4 milliards d'économie pour que le déficit budgetaire structurel soit conforme, et que cette entorse risquait de coûter 4 milliards d'amende. Alors que le pacte état-entreprise qui doit être mis en place se chiffre à 60 milliards et devrait gommer ce petit déficit structurel incongru. Ces 4 milliards peuvent facilement être obtenus en accèlérant d'un iota la reforme de l'état.
Pourquoi sortir le grand jeu nationaliste identitaire comme en 1914? Pour si peu? La France n'est-elle pas déjà assez minée pas ses identités régionales inconciliables?
a écrit le 09/10/2014 à 13:13 :
"Nul ne sait comment les Français réagiront à cette application rigoureuse du Two Pack et du Six Pack à l'encontre de leur pays."

Tout à fait ! Nous ne sommes pas des Grecs, des Espagnols, des Portugais ou des Irlandais dociles, ça non !
Réponse de le 09/10/2014 à 14:24 :
La relance par la consommation des fonctionnaires, on a vu ce que ca donne: rien. Plein de petits salaires qui ne produisent rien qui ajoute à nos richesses, c'est tout l'inverse de ce dont a besoin, à savoir augmenter nos compétences, encourager l'investissement, la recherche et le savoir faire de haut niveau. La commission a raison de nous mettre la pression car il n'y a JAMAIS de reforme structurelle sur ce qui nous coute pourtant le plus cher, l'Etat. L'arnaque de baisser les prestations sociales alors qu'il s'agit de fiscalité dite 'redistributive', ca suffit. Les baisses sont à faire dans la structure de l'Etat même, dans ses innombrables agences, sociétés, services, ministères, collectivités locales, territoriale, dans les échelons administratifs, etc.
a écrit le 09/10/2014 à 11:05 :
Ce raisonnement serait valable si la France gérait bien ses finances. Ce n'est pas le cas, nous pourrions relancer l'économie en déplaçant le curseur. Ralentir les dépenses sociales et baisser les impôts des entreprises et des ménages par exemple. Diminuer le nombre de fonctionnaires , réformer le retraites et le code du travail. Ce ne sont pas les Allemands qui sont responsables de notre lâcheté et du blocage de notre société.
Réponse de le 09/10/2014 à 11:56 :
nous parlons ici de l'europe. la question est de savoir si la politique économique que suit toute l'Europe (y compris la france dans une mesure bien maigre comparée aux autres pays du sud mais malgré tout dans le même sens) est la bonne. Chaque pays fait face à des situations et des problématiques différentes mais on met en place des politiques pro cycliques partout. Y compris en Allemagne. La question est : est ce le bon choix à ce moment là du cycle éconimique en Europe? M. Godin repond que non . de nombreux économistes également. le FMI grande institution proche du soviet suprême comme chacun sait le crie désormais et "invite" l'Europe et plus spécialement L'allemagne a reviser sa politique On peut observer que le deficit public américain a été depuis le debut le crise TRES supérieur au deficit européen mais que n'ayant pas freiner leur croissance les USA vont probablement afficher un excédent budgétaire bientot. Ils ont eu une approche à moyen terme qui se montre plus réaliste. L'Europe a choise de freiner (sous impulsion du gouvernement merkel) et est entrée dans un cercle vicieux ou la croissance et les revenus baissent sans faire baisser d'un iota les deficits et la dette. Une politique non adaptée à la situation dans laquelle est l'Europe aujourd'hui. CQFD
Réponse de le 09/10/2014 à 12:08 :
C'est notre stupidité a vouloir entrée dans l'UE et dans l'euro qui en est la cause sans avoir l'aval de la population qui de ce fait "traine les pieds" face aux réformes!
a écrit le 09/10/2014 à 11:03 :
La rigueur budgetaire n est certes pas la solution ideale pour relancer l economie. Mais est il normal de leguer 2000M de dette à nos enfants,
? ( 3-4k M d ici la?!)
Ce debat se rapproche de celui sur l environnement. Laissons faire tant que la planète peut le supporter...
I don t want to live on this planet anymore!!
a écrit le 09/10/2014 à 10:55 :
La commission européenne roule de facto pour les fachos de tous poils, même si c'est par aveuglement (c'est désespérant touts ces bac +15 qui font l'autruche en refusant de voir au delà du seuil de leurs bureaux et méprisent ouvertement le parlement européen pourtant tout aussi légitime).

Je n'en tire aucune satisfaction, seulement le sentiment qu'on a raté l'occasion de faire de l'Europe un continent franchement sympa à vivre et capable de résister aux idéologies néfastes. J'ai bien peur que l'on soit maintenant allé trop loin dans le déni des aspirations des peuples pour sauver le concept, c'est bien dommage.
Réponse de le 09/10/2014 à 13:05 :
@+1 : "Je n'en tire aucune satisfaction, seulement le sentiment qu'on a raté l'occasion de faire de l'Europe un continent franchement sympa à vivre et capable de résister aux idéologies néfastes"

Ah, les doux rêveurs !!! A quoi vous attendiez-vous alors que le principe même de cette union n'a jamais été le bien être des peuples, mais le bizness !
Ils n'étaient pas nombreux ceux qui nous avaient avertis mais aujourd'hui, force est de constater qu'ils avaient mille fois raison !
a écrit le 09/10/2014 à 10:52 :
Article bien mesuré car l'idéologie basée sur les vertus de la réduction des déficits a déjà des résultats constatés en Grèce par exemple :-25% de PIB, 27% de chômage et un tiers de la population sous le seuil de la pauvreté touché par une chute de 30% des salaires. l'extrême gauche aurait même des chances de venir aux commandes de l'état! un succès européen et d'autres à venir.
a écrit le 09/10/2014 à 10:13 :
Pourquoi un tel article anti-Comission, et plus généralement anti-UE? On a l'impression que pour tenter d'accrocher le lecteur on tombe dans l'UE-bashing ambiant...ce n'est ni constructif, ni instrictif.
Réponse de le 09/10/2014 à 11:00 :
C'est vrai qu'il n'y a que ce genre d'article qui m'accroche et me donne de l'espoir!
a écrit le 09/10/2014 à 9:57 :
Chaque année la France, puisqu'on peut encore aujourd'hui l'appeler comme ça avant sa dissolution en une euro région si nous laissons faire, la France donc est un contributeur net à l'Union, contributeur qui perd 7 milliards d'euros annuels pour remplumer un puits sans fond qui s'appelle l'Europe. La France comme les autres pays d'ailleurs embarqués dans cette sordide aventure emprunte aux marchés pas sourcilleux pour un sou puisqu'on a suggéré aux états de monter des budgets en déficit...
Chaque année la France, puisqu'on peut encore aujourd'hui l'appeler comme ça avant sa dissolution en une euro région si nous laissons faire, la France donc est un contributeur net à l'Union, contributeur qui perd 7 milliards d'euros annuels pour remplumer un puits sans fond qui s'appelle l'Europe. La France comme les autres pays d'ailleurs embarqués dans cette sordide aventure emprunte aux marchés pas sourcilleux pour un sou puisqu'on a suggéré aux états de monter des budgets en déficit... grâce une martingale qui permettait de rembourser des intérêts colossaux aux ... marchés et par là même, d'engraisser en amont Goldman SACHS ! Aujourd'hui par une largesse supérieure -sic-, on retourne à la France des "subventions" qui sont en fait son propre argent tout en en lui demandant de dire merci, ça mange pas de pain! On ajoute qu'il serait bon de coller au déficit maxi de 3 % en achevant de ...démanteler ses coûteux services publics, hôpitaux, administrations ...etc datant de Napoléon pour faire des économies qui paraîtront au demeurant fort agréables aux marchés... La France est donc ridiculement tombée dans un état de suivisme qui relève de l'aberration, emmenée là contre la volonté des peuples par des hommes politiques soumis à une Europe atlantiste indécente qui ne dit pas son nom... La France comme les autres pays d'ailleurs. La seule option est la sortie de l'Union européenne, de l'euro et de l'Otan pour retrouver une marge de manoeuvre et recouvrer les attributs de la souveraineté confisqués. L'UPR est le seul parti qui le propose démocratiquement et inconditionnellement par la mise en jeu immédiate de l'article 50 du TUE.
Réponse de le 09/10/2014 à 13:34 :
Aujourd'hui, il est clair que c'est la seule voie de salut. Croire que l'UE se réformera pour "le bien être des peuples" comme je l'entends et le lis un peu partout depuis des décennies relève au mieux de l'utopie au pire de la malhonnêteté intellectuelle.

Pour s'en convaincre, il suffit de constater dans les faits que c'est tout l'inverse qu'il se produit et qui va de pair un accroissement du pouvoir de la commission européenne au détriment de celui des gouvernements nationaux. Le déni de démocratie, il est bel et bien là ! Et ça, aucun peuple ne peut le tolérer !
a écrit le 09/10/2014 à 9:41 :
RIEN ne sera censuré. La nomination de l'incompétent MOSCOVICI en est le signe
a écrit le 09/10/2014 à 9:31 :
Que la France se comporte mal soit ! Mais être le support des intérêts de l'Allemagne comme @Churchill (étonnant non !) c’est être,un collabos économique .
Le type qui aujourd'hui passe un bon de commande dans une concessions allemande en France doit faire ses valises franchir le Rhin et vite ..
a écrit le 09/10/2014 à 9:14 :
Il y a ceux qui pensent que l'on peut continuer à creuser la dette, raser gratis chaque matin, et distribuer des prestations sociales à gogo(s) sans avoir générer le moindre sous, et les autres..
a écrit le 09/10/2014 à 9:12 :
c'est pas ni bruxelles ni l'allemagne qui jouent avec le feu, c'est la france qui refuse de respecter les regles ( comme elle ne respecte pas la formule du prix de l'energie...) et qui prend tt le monde en otage.... l'italie n'est pas un pb aussi gros, vu que leur solde primaire est positif (!!!) et que leur dette est majoritairement detenue par les italiens, ce qui relativise bcp...
Réponse de le 09/10/2014 à 11:24 :
vous avez raison Churchill. La France a constamment renié sa parole on peut donc comprendre la frilosité de certains outre rhin ou ailleurs par rapport à notre pays. Mais on peut aussi mettre en question la politique est suivie depuis des années (non pas tant en France) en Europe. Et on peut aussi questionner la légétimité d'avoir un parti d'un pays (aussi important soit il) dicter le destin de toute l'Europe sans avoir aucun controle démocratique. Si la politique suivie aujourd'hui le choix des 500 millions d'européens nous n'aurions rien à dire mais le fait est que la politique actuelle est le choix d'une (faible) majorité d'allemands.
Le succès de cette politique est discutable pour l'Allemagne (dont l'économie ralentit) et c'est un échec pour tous les autres pays.
Réponse de le 09/10/2014 à 11:49 :
vous avez raison Churchill la France a constamment renié ses engagements .
Mais quelques élements : 1- n'oublions que la premiere economie de la zone euro a ne pas avoir respecté les règles de maastricht fut justement l'allemagne début des années 2000 et aucune procédure pour deficit excessif n'a été declenché 2- on peut tout de même observer que cette politique économique suivie depuis 2008 ne brille pas par des résultats positifs car la dette de tous les pays a augmenté, et les déficits ont à peine baisser voir aussi augmenter comparés à 2008 /2009 (italie) et désormais même des pays du nord sont en récession dont la hollande et la finlande, la France avec sa stagnation semble tout à coup s'en sortir finalement pas si mal 3- on dit que l'allemagne s'en sort bien, elle s'en sort certes mieux que d'autres en Europe mais on peut raisonnablement parler très faible croissance allemande qui de plus est aussi désormais révisé à la baisse 4- enfin quel est le controle démocratique que peuvent exercer les européens sur la politique économique européenne aujourd'hui ? il est nul ! la politique économique est proposée par la commission européenne, décidée par le conseil des ministres européens qui aujourd'hui sont sous la coupe du gouvernement allemand qui impose clairement ses choix. Vous me direz qu'il ne tient qu'aux gouvernements des autres pays de tenir tête et de proposer autre chose, vous n'auriez pas tort, mais malgré tout c'est à un tel niveau d'éloignement des décisions du peuple qu'il y a certainement des choses à améliorer.
alors pourquoi continuer à imposer cette politique à l'Italie ? à l'irlande dont la dette publique n'a JAMAIS été un problème ? même à l'espagne qui a affiché des excédents budgétaires elevés et constants quand l'Allemagne explosait les ratios de Maastricht. La politique du tout austérité pour tout le monde est erronnée. On le voit avec l'exemple UK et US qui eux redémarrent. l'Allemagne doit booster fortement sa demande privée et publique, elle est en excédent budgétaire et commerciale, a les moyens de le faire par exemple par une baisse massive des impôts ou même de la TVA : les allemands seraient heureux et nous avec eux
a écrit le 09/10/2014 à 8:56 :
Si , depuis le début vous aviez compris que dans cette Europe chaque pays chercherait à jouer sa propre carte, à favoriser son propre intérêt , quitte à asphyxier les autres vous auriez , comme moi,voté contre tous les traités européens !
Lors du dernier référendum plus de 50% de Français l'avaient ompris...malheureusement Nicolas Sarkozy a bafoué ce résultat et François Hollande qui devait tout renégocié n'a rien renégocié du tout !
Avec de tels chefs on aura que ce que l'on mérite: la Décadence !
Réponse de le 09/10/2014 à 9:52 :
hélas oui
a écrit le 09/10/2014 à 8:26 :
Le gvt Francais plaide le refus d’économie supplémentaires sous prétexte que l’économie serait au bord de l'effondrement (deflation) et dans le même temps affiche une prévision de +1% de croissance pour la France dans le budget. Total incohérence intellectuelle
a écrit le 09/10/2014 à 8:19 :
Monisuer Godin est encore une fois a cote de la plaque, toujours en train de deffendre la politique socialiste UMPS qui a conduit tous les pays qui l´ont appliquee a la faillite. Car voila enfin une politique de la Commission qui permettra meme aux socialistes francais de tailler dans le mamouth de la fonction publique. Ils auront une bonne excuse de ne pas remplacer non pas un fonctionnaire sur trois qui ira a la pension, mais carrement d´en virer 30% du total, c.a.d. 1,8 millions de ronds de cuire inutiles et meme nuisibles. Les socialistes pourront dire que c´est a cause de Bruxelles qu´ils sont obliges de faire cette politique. Et le resultat de cette politique sera un regain de marges des entreprises et des particuliers, ce qui generera une nouvelle confiance dans l´avenir et relancera l´economie sur des bases saines. Non, la politique de Merckel ce n´est pas une catastrophe, bien au contraire, c´est le salut de cette vieille Europe qui commence a poindre a l´horizon.
Réponse de le 09/10/2014 à 8:31 :
@Kazbo
il n'y a pas que les ronds de cuir qui coûtent cher ,mais aussi les ministres , députés ,sénateurs,conseillers régionaux, départementaux, et toute la cohorte d'assistés sociaux de tous poils.
Réponse de le 09/10/2014 à 8:51 :
Commentaire absurde. Les dépenses de l'Etat en France sont dans la moyenne européenne. De plus, les suppressions de postes dans la fonction publique qu'on pratique maintenant depuis 10 ans ont-elle amélioré les choses ? ...Hein ? J'entends pas !
a écrit le 09/10/2014 à 8:18 :
Les Allemands ont raison ! Seul moyen de mettre fin aux privilèges injustifiés des parlementaires et fonctionnaires qui coûtent très chers aux contribuables de la société civile et d'obliger la monarchie française et ses vassaux à participer à la réduction du déficit de l'état. La France peut faire des économies énormes sur la fonction et entreprise publique... .
Réponse de le 09/10/2014 à 9:00 :
Encore un commentaire insensé. Lisez donc l'article ! Le problème, c'est pas les fonctionnaires, on n'en est plus là. Il se passe des choses autrement plus graves.
a écrit le 09/10/2014 à 7:33 :
Mais ils ont bien raison de rejeter le budget francais. 20 milliards de depenses, c'est du pipi de chat compare a l'austerite que les Allemands ont conu au debut des annees 2000.
On veux la retraite a 60 ans, plein de fonctionnaires pour nos gentilles collectivites locales, garder l'assistanat et taxer a mort nos entreprises. YEAAAAAH
Réponse de le 09/10/2014 à 7:52 :
Je suis totalement d'accord. Ce qui se cache derrière le budget non sincère des gouvernements UMP et PS, ce sont les non réformes de structure, et la banqueroute des Français dans une avenir proche. Avec quel impact sur l' Europe ? Je ne sais le dire. Au pouvoir depuis 40 ans, les politiques professionnels UMP et PS (plus nombreux que les politiques américains) pillent la France et la paupérisent.
Réponse de le 09/10/2014 à 8:55 :
Avez-vous lu l'article ? Vous devriez. Cela vous éviterait de balancer ce genre de clichés qui n'ont aucun sens.
Réponse de le 09/10/2014 à 17:37 :
Mais qu'elle est donc cette stupidité de vouloir faire vivre les gens aujourd'hui plus mal qu'hier? Les Américains y sont arrivés tellement bien, que la durée de vie moyenne dans ce pays (qui serait à la pointe de toutes les technologies) est de 3ANS inférieure à celle des Français. Pour vivre vieux aux US, mieux vaut être riche, mais ça, tout le monde l'avait compris.

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