Budget de crise et de déficit en Grande-Bretagne

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Le ministre des finances britannique a présenté un budget de crise alors que le déficit public explose et le le chômage augmente encore. Il prévoit une récession de 3,5% en 2009 et une reprise limitée à 1,25% en 2010.

Alors que le "Chancelier de l'échiquier" britannique (équivalent du ministre des finances) Alistair Darling a présenté ce mercredi  un budget de crise pour le Royaume-Uni pour l'exercice fiscal 2009-2010, on apprend que le pays a enregistré un déficit record des finances publiques de 28,4 milliards de livres. Un chiffre nettement supérieur aux prévisions. La dette publique atteint du coup 50,9% du PIB, le produit intérieur brut.

Parallèlement, le taux de chômage britannique est au plus depuis 1997. Il a atteint à fin février 6,7% sur trois mois au sens du bureau international du travail (BIT) contre 6,1% sur le trimestre précécent, selon l'Office des statistiques nationales (ONS) avec 2,1 millions de chômeurs, 177.000 personnes en trois mois et 486.000 en un an. Au sens national, le nombre de demandeurs d'emploi a augmenté de 73.700 en mars, à 1,46 million, soit un passage de 4,3% à 4,5% de la population active.

Le Royaume-Uni qui connait sa pire crise économique depuis 1945 table sur une dette publique de 59% du PIB en 2009 et de 68% en 2010. Le déficit public doit atteindre 12,4% du PIB cette année à 175 milliards de livres (près de 200 milliards d'euros) et descendre à 11,9% l'an prochain. Après une chute de l'activité de 3,5% prévue cette année, Londres ne table plus que sur 1,25% de croissance en 2010 contre 1,5% à 2% attendus jusque là.

Cette crise économique et la situation des finances publiques ne permettent pas à Londres de présenter un nouveau plan de relance après celui de l'automne dernier qui se chiffrait à 24 milliards d'euros.  Le projet de budget prévoit tout de même de nouvelles aides pour le logement, l'emploi avec 1,7 milliards de livres supplémentaires pour  la lutte contre le chômage, et l'économie "verte" ainsi qu'une prime à la casse de 2000 livres (2250 euros) pour soutenir les constructeurs automobiles. Dans le même temps, le gouvernement s'engage à réduire les frais de fonctionnement de l'Etat, et à augmenter certains impôts et taxes, dont la TVA qui avait été réduite de deux points et demi jusqu'à in 2009 et les taxes sur le tabac, mais aussi l'impôt sur les contribuables les plus riches (1%), forts de plus de 150.000 livres de revenus imposables annuels qui paieront 50% d'impôts à partir d'avril prochain.

Le gouvernement britannique chiffre le coût net de toutes ces mesures à 5,16 milliards de livres en 2009/2010 mais à seulement 100 millions l'année suivante avant qu'elle ne dégagent un gain de 5,23 milliards en 2011/12.

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Bravo pour la faute d'ortographe!!!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
il faut lire le chomage est plus haut depuis 1997
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
wow c'est sa ce que tu voulais dire ?idiot

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