Boeuf aux hormones : fin d'un long conflit entre Europe et Etats-Unis

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Les Etats-Unis et l'Union européenne viennent de signer un accord préliminaire qui devrait régler leur conflit sur le bœuf américain. L'UE devrait accepter les importations de bœuf américain non traité aux hormones, en échange de quoi les Etats-Unis supprimeront progressivement les sanctions qui ont été prises jusqu'ici comme mesures de rétorsion contre l'interdiction de leur bœuf dans l'UE.

Les Etats-Unis et l'Union européenne (UE) ont annoncé ce mercredi avoir signé un accord préliminaire qui doit leur permettre de régler leur conflit sur la commercialisation en Europe du boeuf américain, conflit qui a commencé dans les années 1980 et a donné lieu à plusieurs jugements de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

Actuellement, l'UE bloque le boeuf américain sur son territoire, arguant que la viande des animaux traités aux hormones pourrait menacer la santé des consommateurs. Depuis le 16 octobre dernier, un jugement de l'OMC affirme la légalité les sanctions prises en rétorsion par les Etats-Unis et le Canada contre les produits européens.

Cet accord implique que l'UE autorise l'importation de " boeuf de qualité produit à partir d'animaux qui n'ont pas été traités avec des hormones de croissance, à hauteur de 20.000 tonnes pendant les trois premières années puis 45.000 tonnes à partir de la quatrième".

En échange, Washington "maintiendra les sanctions existantes et n'en imposera pas de nouvelle pendant la période initiale de trois ans, et supprimera toutes les sanctions durant la quatrième année". L'accord implique donc que Etats-Unis devraient renoncer au triplement des droits de douanes contre le roquefort qu'ils envisageaient depuis janvier.

"Nous avons atteint un compromis qui fournit une issue pragmatique" au conflit, ont indiqué dans un communiqué commun le représentant américain au Commerce extérieur (USTR), Ron Kirk et la commissaire européenne au Commerce, Catherine Ashton. "Un accord est dans notre intérêt mutuel, et nous allons maintenant discuter avec les différentes parties prenantes et Etats d'un effort pour le mettre en oeuvre aussitôt que possible", ont-ils poursuivi.

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Qu'ils gardent leur boeuf, nous avons le roquefort et la cancoillotte !
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Oui pour la liberté de vendre et de consommer, mais à une condition exemplaire de transparence. Le b?uf américain comme tout autre produit doit être identifiable sur l?étagère des revendeurs (étiquette de qualité et de provenance), cela suffira à rassurer le consommateur.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Tout ça me fait penser à cet accident entre 2 camions dans le sud de la France : un camion espagnol qui allait livrer des tomates espagnoles aux Pays-Bas et un camion néerlandais qui allait livrer des tomates hollandaise en Espagne? Achetons local.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Les Américains comme les autres doivent pouvopir manger sainement pas cher. tant mieux pour eux, notre roquefort est tellement bon
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Les producteur de bovins aux Etats-Unis devant la fermeture des marchés suite au cas d'ESB n'avait accès qu'à un quota de 11.500 T de boeufs sans hormone au niveau européen. Les sanctions de 116,8 millions de $ que les Etats-Unis pouvait percevoir à titre de dommage suite à une condamnation de l'OMC, était perçue par le trésor américain. En fait on estime à 38 millions le niveau des sanctions perçues. C'est que qui a poussé l'associaton des éleveurs US a cherché d'autres termes d'accord. Et de transformer cette sanction en accès de marché, le plus important possible. Il s'agit bien entendu de quota Hilton, la viande de meilleur qualité.

L'Administation Busch a décidé juste avant son départ d'appliquer le niveau maximum de sanction auquel l'OMC l'autorisait soit 116,8 millions de $. Et notamment le triplement des droits sur le Roquefort et les eaux minérales italiennes. Tout en promettant un carrousel avec d'autres produits

L'accord qui est intervenu maitient le niveau des sanctions à 67 % (selon nos calculs). Par contre octroie un accès supplémentaire à 20.000 T de viande bovine de haute qualité sans hormone (et sans garantie au niveau ESB). Les spécialistes pourront faire les comptes. Cela représente 3 ?/ par kg de quota pour l'accès actuel et pour l'ensemble des 45.000 une e moyenne 1,96 ?/kg. Toutesfois sur la viande importée il restera un droit de douane de 20 %.

En 2008 les Etats-Unis ont pu exporté ainsi 5.000 T vers l'Europe soit à peine la moitié de leur quota. Pour une valeur de 51,5 millions de $ soit. Soit à un prix de 7,8 ?/kg. Le chiffre d'affaire que les Etats-Unis pouuuront réalisé vers l'Europe pourra atteindre un chiffre de 352 millions d'? ou 465 millions de dollar. José Bové n'a rien compris.

www.agrisinfo.fr
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
On prend leur boeuf de suite et on aura droit à la grâce de leurs sanctions dans 4 ans, marché de dupes et toujours avec les américains qui a dit protectionisme ?

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