Le président hondurien Manuel Zelaya chassé par les militaires et conduit au Costa Rica

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Le président du Honduras Manuel Zelaya a été arrêté dimanche par les militaires et conduit au Costa Rica, où il a demandé l'asile politique. Le chef d'État devait organiser une consultation populaire sur la possibilité pour le président de briguer un nouveau mandat. L'armée s'opposait à cette réforme constitutionnelle de même que le Parlement et la Cour suprême.

Le président du Honduras , Manuel Zelaya, a été arrêté dimanche à son domicile par les militaires et conduit au Costa Rica. L'information a été confirmée par la ministre costaricaine de la Sécurité publique, Janina del Vecchio.

Manuel Zelaya aurait ensuite demandé l'asile politique au Costa-Rica. Il a déclaré à la chaîne d'information latino-américaine Telesur avoir été "victime d'un complot, d'un enlèvement".

Le chef de l'Etat du Honduras avait décidé d'organiser ce dimanche une consultation populaire sur la possibilité pour le président de briguer un nouveau mandat, malgré l'opposition de l'armée, du Parlement et de la Cour suprême, qui avait jugé ce scrutin illégal. Les militaires reprochent ainsi au chef de l'Etat d'avoir destitué leur chef d'état-major parce qu'il refusait d'aider à l'organisation de ce référendum. Les militaires auraient également pris position autour du palais présidentiel à Tegucigalpa.

Déclaration de Barack Obama

Le chef de l'Etat hondurien s'est questionné sur le rôle des Etats-Unis et a demandé à Barack Obama de préciser "s'il était derrière cela". "Si [Washington] n'apporte pas son soutien à ce coup d'Etat, il peut empêcher cette attaque contre notre peuple et contre la démocratie", a-t-il ajouté. A Washington, le président Barack Obama s'est déclaré vivement préoccupé et a demandé aux "acteurs politiques et sociaux" de ce pays d'Amérique centrale de respecter la démocratie et l'Etat de droit.

L'Organisation des Etats américains (OEA) a annoncé pour sa part qu'elle tiendrait une réunion d'urgence à 15H00 (GMT) dimanche sur la situation. Le représentant du Honduras à l'OEA, Carlos Sosa Coello, devait prendra la parole au cours de cette réunion qui devrait avoir lieu au siège de l'organisation, à Washington. Carlos Sosa Coello a précisé sur la chaîne de télévision CNN que le président Zelaya avait bel et bien été arrêté après un "coup d'Etat".

Le ministère des Affaires étrangères français a d'ores et déjà émis un avertissement aux voyageurs français dans la région.

Quant au président vénézuélien Hugo Chavez, il a menacé de riposter militairement et a mobilisé ses troupes, estimant que son ambassade au Honduras était menacée.

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Il est inconcevable qu'un chef d'Etat ne respecte pas la constitution de son pays
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
tchavez a raison s'il a concretise son reve serait mieux et sera une lecon pour les anti-democratique

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