La stabilité des changes s'est invitée au G7

Par latribune.fr  |   |  321  mots
Les ministres des Finances des sept pays les plus développés ainsi que celui de la Russie, réunis samedi en marge des réunions annuelles du FMI et de la Banque mondiale à Istanbul, ont réaffirmé leur volonté de maintenir un marché des changes "stable" et de "coopérer" en la matière.

Les ministres des FInances des Etats-Unis, du Canada, du Japon, de l'Allemagne, de la Grande-Bretagne, de la France et de l'Italie (G7) ainsi que celui de la Russie - réunis à Istanbul en marge des réunions du FMI et de la Banque mondiale - ont réaffirmé samedi la nécessité d'un marché des changes stable, et leur volonté de "coopérer" dans ce domaine "lorsque c'est approprié".

Dans ce contexte, ils ont accueilli "favorablement l'engagement de la Chine en faveur d'un taux de change plus flexible, qui devrait conduire à une appréciation continue du Renminbi [la monnaie chinoise] de façon effective.

La question des changes "était une grande absente du communiqué de Pittsburgh" aux Etats-Unis, où s'est tenu le sommet du G20 huit jours plus tôt, a expliqué la ministre française de l'Econnomie Christine Lagarde lors d'une conférence de presse.

Elle a également rappelé la position de la France et des pays de la zone euro sur le dollar, partagée selon elle par les Etats-Unis. "Nous persistons à considérer que nous avons besoin d'un dollar fort", a-t-elle dit.

Après avoir grimpé fin 2008 avec la crise, le dollar est retombé tout au long de cette année, à mesure que la reprise se confirmait, permettant à l'euro de repasser en septembre au-dessus du seuil de 1,45 dollar. Les Européens s'inquiètent pour leurs exportations, qui, si elles étaient pénalisées par un dollar faible, pourraient freiner leur reprise économique.

Le ministre japonais des Finances, Hiroshisa Fujii, a pour sa part indiqué que son pays allait tenter de réorienter sa croissance "vers la demande intérieure plutôt que vers l'exportation". La force du yen est aussi un problème pour Tokyo, et le Japon, à l'instar d'autre pays exportateurs, avait été prié lors du sommet du G20 de Pittsburgh d'alimenter davantage sa croissance par la demande intérieure afin de rééquilibrer l'économie mondiale.