Le chômage espagnol poursuit son envolée

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Le nombre de demandeurs d'emploi en Espagne a continué de progresser en octobre, avec 98.906 personnes de plus qu'en septembre, alors que le pays est l'un des plus durement touchés par la crise.

Le nombre de demandeurs d'emploi en Espagne , l'un des pays européens les plus durement touchés par la crise, a continué de progresser en octobre, avec 98.906 personnes de plus qu'en septembre, a annoncé ce mardi le ministère du Travail.

En septembre, le nombre de chômeurs avait augmenté de 80.000 personnes, et de près de 85.000 en août, après trois mois consécutifs de baisse.

Cette évolution est conforme aux prévisions du gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero, sous le feu des critiques pour sa gestion de la crise.

1,525 million de chômeurs de plus en un an

En Espagne, deux indicateurs témoignent de l'évolution du chômage : un indicateur mensuel publié par le ministère du Travail et un indicateur trimestriel publié par l'Institut national de la statistique (Ine). Ainsi, les chiffres fournis par l'INE le 23 octobre ont fait état d'un taux de chômage de 17,93% au troisième trimestre (contre 17,92% au deuxième trimestre), soit 4,123 millions de personnes en tout et 1,525 million de plus qu'un an auparavant.

Enfin, d'après les indicateurs de l'office statistique européen Eurostat le 30 octobre, le taux de chômage espagnol serait plus élevé encore. Il s'est établi selon Eurostat à 19,3% de la population active en septembre, contre 9,7% dans la zone euro - qui est le taux le plus élevé dans la zone depuis janvier 1999.

La ministre de l'Economie Elena Salgado a déclaré ce mardi sur la chaîne de télévision Telecinco que le chômage allait probablement baisser dans les prochains mois, reconnaissant que "toute augmentation du nombre de chômeurs [était] une mauvaise nouvelle". En juillet dernier, elle avait estimé que le nombre de personnes au chômage devrait se maintenir au dessus de la barre des 4 millions de personnes en 2010.

Alors que l'Espagne est entré en récession fin 2008, le chômage a dans un premier temps touché fortement le secteur de la construction au moment de l'éclatement de la bulle immobilière, avant de toucher tous les secteurs et notamment ceux des services.

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Commentaires
a écrit le 04/11/2009 à 10:23 :
Ce que j'aimerais bien qu'on nous dise, c'est si et dans quelle mesure la consommation résiste en Espagne. Car la logique voudrait que dans un pays à 20% de chômeurs, les ménages referment plutôt radicalement les cordons de la bourse.
Par ailleurs, la crise immobilière - la folie immobilière, plutôt - a pris là-bas des proportions inusitées. Il y a 1,5 millions de logements EN TROP, qui ne correspondent à aucune demande. De fait les espagnols sont déjà propriétaires de leur logement à 80%, contre à peu près 50% en France. On a voulu faire des logements un simple vecteur de spéculation, ce que ne pouvaient ignorer les promoteurs qui -je crois - sont quand même supposés faire des études de marché.
Ce n'est donc pas un simple ensemble d'erreurs. C'est un crime économique.

Prochains sur la liste, avec sans doute les mêmes effets: Dubaï d'un côté, Miami de l'autre.
a écrit le 04/11/2009 à 9:23 :
@ vista37 :

Ce qu'il ya de plus formidable encore, ce sont les gens qui lisent la moitié de l'article et qui commentent ensuite...

Un trimestre comportant trois mois, on ne peut pas déterminer le chômage à partir des données de deux d'entre eux. Or on sait qu'en Mai Juin Juillet le chomage a diminué, ce qui pèse sur les deux trimestres qui sont comparés.

Un conseil, tournez sept fois vos mains avant d'écrire un tel commentaire.
a écrit le 03/11/2009 à 11:33 :
Le plus formidable sur les articles, sont les comptabilisation des chomeurs.
Sur les 3 derniers mois en ajoutant de 80000 à 98000 chomeurs supplementaire mensuel on obtient un % stagnant de 17.92% à 17.93% de la population active.
Ne me dite pas qu'il sont exécuté au fur et a mesure de leur inscription.
a écrit le 03/11/2009 à 10:57 :
Je pense que les espagnols peuvent dire merci aux banques car le problème des Espagnols est leur endettement personnel. C'est sur que leur niveau de vie a fortement augmenté depuis l'entrée dans l'UE et l'injection massive d'argent communautaire et tout le monde a cru un moment au miracle Espagnol...plutôt un mirage oui celui de l'endettement. L'Espagne a cependant des ressources et des forces vives mais le chemin sera vraiment long...De plus il y a de très fortes disparités entre les régions autonomes...la Catalogne riche et l'Aragon pauvre...bref il y a encore du travail amigos ;-)
a écrit le 03/11/2009 à 9:48 :
retour aux années 1960. Les espagnoles vont immigrer de nouveau vers la france en masse car en France, devedjan pense créer 400000 emplois nouveaux !!! chouette,on pourra relancer la construction avec tous ces nouveaux espagnols !!! Bienvenidos amigos !!!
a écrit le 03/11/2009 à 9:16 :
eh bien sur aucune répercussion en France , récession finie , banques au mieux , à croire que tous les chomeurs français sont partis habiter en espagne.

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