La Grèce exclut de recourir au FMI

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Le Premier ministre grec Georges Papandréou a exclu ce vendredi de recourir au FMI pour faire face à la crise financière que le pays traverse.

"Il est exclu de recourir au FMI" pour faire face à la crise financière que la Grèce traverse, a déclaré ce vendredi à la presse le Premier ministre du pays, Georges Papandréou.

"Nous ne sommes pas sur le point de faire défaut sur le paiement de notre dette", a-t-il martelé, rejetant tout risque de faillite de son pays. En 2010, le nouveau gouvernement "espère" pouvoir réduire le déficit de 4 points de pourcentage, a-t-il affirmé ce vendredi. Le déficit est prévu à 12,7% du PIB en 2009 et l'objectif précédent était de le ramener à 9,1% dans le budget 2010. Quant à la dette publique, elle est attendue à 113% du PIB pour la fin de l'année (en tout, 300 milliards d'euros, selon le vice-ministre des Finances grec, jeudi) et à 120% en 2010. Jeudi déjà, le Premier ministre tentait de rassurer: "Nous sommes prêts à faire des changements très forts et importants" pour réduire la dette nationale, déclarait-il à Bruxelles.

La Grèce, qui fait partie de la zone euro, a été sanctionnée par l'agence de notation Fitch, qui a abaissé mardi sa note sur le crédit à long terme, en raison de l'ampleur de son déficit budgétaire. La dégradation de l'appréciation de sa capacité à rembourser ses emprunts a fait plonger le taux de change de la monnaie unique, que partagent seize pays, et ébranlé les bourses européennes.

Les marchés sont d'autant plus méfiants vis-à-vis de la Grèce que le gouvernement socialiste nouvellement élu a récemment doublé la prévision officielle du déficit public national, qui est passée de 6% à 12,7%... Les chiffres du déficit grec ont souvent été corrigés brutalement à la hausse ces dernières années, portant atteinte au crédit de ses statistiques nationales.

Réformes structurelles

Le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt, dont le pays préside l'Union européenne ce semestre, a appelé jeudi les Grecs à régler leurs problèmes financiers seuls. "Nous n'avons pas parlé de l'éventualité de recourir à de quelconques mesures d'aide. Au contraire, il a été dit clairement que la Grèce voulait prendre ses responsabilités via des réformes structurelles" de son économie, a également indiqué Angela Merkel, la chancelière allemande.

Toutefois, l'inquiétude des partenaires européens est palpable. "Nous allons devoir discuter avec ceux des Etats qui ont les plus grosses difficultés [à mener des réformes], sur la façon de maintenir l'euro stable, c'est notre souci à tous", a ainsi ajouté la chancelière, en parlant d'une "responsabilité commune".

Tous les Etats se sont endettés en 2009 en conséquence de la crise, a fait remarquer la ministre française de l'Economie, Christine Lagarde, mercredi. "En France, on est entre 77% et 78% [d'endettement par rapport au PIB, Ndlr], on passera au-delà l'année prochaine et il faut qu'on soit très attentif à la qualité de notre signature", avait-elle conclu.

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