La Fed relève sa prévision de croissance... et de chômage

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Le reprise de l'activité économique américaine devrait être plus forte que prévu cette année. Pour autant, la situation sur le marché de l'emploi ne s'améliorera pas.

La Réserve fédérale se montre un peu plus optimiste pour l'économie américaine. Les banquiers centraux américains ont en effet revu à la hausse leur prévision de croissance pour 2010. Ils tablent désormais sur une progression comprise entre 2,8% et 3,5% de l'activité cette année, contre une précédente fourchette allant de 2,5% à 3,5%.

Pour autant, la situation sur le marché de l'emploi ne s'améliorera pas. La Fed estime que le taux de chômage devrait rester entre 9,5% et 9,7% en moyenne cette année. Un niveau similaire à celui du mois de janvier (9,7%). Cette nouvelle prévision est en outre légèrement moins optimiste que la précédente, dont le bas de la fourchette était fixé à 9,3%.

"Dans leur discussion sur la situation et les perspectives économiques, les participants sont convenus que les statistiques et les renseignements obtenus de leurs contacts professionnels, bien que mitigés, montraient que la croissance économique s'était renforcée au quatrième trimestre", peut-on lire dans les minutes de la dernière réunion du Comité de politique monétaire de l'institution.

Concernant la stratégie de sortie de crise ("exit strategy"), les banquiers centraux ont débattu sur les "outils et stratégies pour mettre fin à la politique accommodante quand cette étape sera nécessaire". Mais aucune décision n'a été prise. "La plupart" des participants souhaitent que la Fed réduise dans un premier temps l'offre de liquidités aux institutions financières avant de relever les taux.

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Commentaires
a écrit le 17/02/2010 à 22:43 :
Le but de l'économie est de permettre aux hommes de répondre à leurs besoins. Quand le chômage augmente, cela signifie qu'une partie croissante de la population ne peut plus couvrir ses besoins. On peut se congratuler sur "la croissance", mais quand l'exclusion frappe de plus en plus de monde (Aux USA de protection sociale sont particulièrement insuffisants) et que le nombre de "travailleurs pauvres" explose, il vaudrait mieux constater l'échec de l'économie néolibérale. Cela fait d'ailleurs longtemps que nos dirigeants évoquent "la sortie de crise". Ne seraient-ils pas coincés dans la porte ?

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