Les pays d'Amérique Latine s'unissent pour moins dépendre de l'Oncle Sam

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Le sommet des pays d'Amérique latine et des Caraïbes (ALC), à Cancun, au Mexique, a décidé ce mardi la création d'un nouveau bloc réunissant tous les pays des Amériques, sauf les Etats-Unis et le Canada.

Les chefs d'Etat et de gouvernement d'Amérique latine et des Caraïbes (ALC), réunis en sommet à Cancun, au Mexique, ont décidé ce  mardi la création d'un nouveau bloc réunissant tous les pays des Amériques sauf les Etats-Unis et le Canada, a annoncé le président mexicain Felipe Calderon.

La nouvelle organisation devrait constituer une alternative à l'Organisation des Etats américains (OEA), longtemps dominée par Washington, où elle est installée. L'idée d'une telle union avait été lancée en décembre 2008 par le Brésil et le Mexique, les deux principales puissances latino-américaines (60% du PIB de l'Amérique latine et des Caraïbes à eux deux), lors du premier sommet ALC, au Brésil.

La nouvelle organisation "devra stimuler en priorité l'intégration régionale en considérant la mise en valeur de notre développement durable, faire valoir les projets de la région dans les rendez-vous internationaux et renforcer [notre] position face aux évènements mondiaux d'importance", a déclaré le président mexicain lisant la déclaration finale de ce sommet qui réunissait 32 pays, dont 24 représentés au niveau des chefs d'Etat et de gouvernement.

Cette nouvelle initiative "est d'importance historique", a déclaré au sommet le président cubain Raul Castro. Le président vénézuélien Hugo Chavez, chef de file de la gauche radicale latino-américaine, a renchéri en affirmant qu'il s'agit de "se défaire définitivement de la domination des Etats-Unis sur le continent".

Divergences politiques

D'un point de vue idéologique, ces pays sont loin de former un ensemble hétérogène. Alors que le Mexique, la plupart des pays d'Amérique centrale ainsi que le Brésil, l'Uruguay, l'Argentine et le Chili représentent un centre-gauche ou un centre-droit acquis à un modèle d'économie sociale de marché - avec des nuances selon les uns et les autres -, le Venezuela, l'Equateur, la Bolivie, le Nicaragua ou encore Cuba représentent en revanche une gauche radicale. Sans oublier les tensions très vives entre la Colombie et le Venezuela liées à la présence de l'armée américaine sur des bases militaires colombiennes.

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