La Belgique défend Berlin face aux critiques de Paris

 |   |  227  mots
Le ministre belge des Finances, Didier Reynders, a pris la défense de l'Allemagne ce mardi après des critiques de la France appelant Berlin à rééquilibrer, pour le bien de la zone euro, son économie jugée excessivement tournée vers le commerce extérieur.

"Ce n'est pas parce que l'Allemagne réussit aussi bien à l'exportation qu'il faut lui trouver des défauts", a estimé ce mardi Didier Reynders, ministre des Finances de Belgique après la passe d'armes franco-allemande sur la politique économique de Berlin.

Didier Reynders a par ailleurs relativisé la compétitivité de l'Allemagne en terme de coûts salariaux, facteur souvent évoqué pour expliquer le succès de ses exportations. "Les salaires en Allemagne ne sont pas aussi bas qu'on peut l'écrire, notamment dans le secteur automobile", a-t-il insisté, soulignant le niveau similaire des rémunérations en Belgique.

Christine Lagarde, ministre de l'Economie, avait critiqué ce lundi l'économie allemande et ses gigantesques excédents commerciaux, estimant que le modèle de croissance allemand était depuis longtemps trop tourné vers les exportations et la limitation des coûts salariaux pour rendre les produits vendus à l'étranger le plus compétitifs possible. A son avis, l'Allemagne devrait davantage stimuler sa demande intérieure, ce qui permettrait aussi aux autres pays européens d'en profiter. Elle a reçu lundi le soutien remarqué de la Commission européenne.

Berlin n'a pas tardé à réagir. "Il est plus profitable de réfléchir ensemble à une stratégie de croissance, plutôt que d'obliger certains à se retenir artificiellement", a réagi lundi le porte-parole de la chancelière Angela Merkel.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 17/03/2010 à 12:06 :
La prophétie que j'ai envoyée hier n'a pas été publiée. Ce n'est pas une surprise car toute vérité n'est pas bonne à dire surtout à une presse soviétisée.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :