Angela Merkel appelle à sauver un euro toujours sous pression

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(Crédits : © 2010 Thomson Reuters)
La monnaie européenne continue de dégringoler sous 1,26 dollar, les craintes restant vives sur la question des dettes souveraines en zone euro. Alors que les plans d'austérité se multiplient en Europe, la chancelière allemande Angela Merkel appelle pour sa part à sauver l'euro pour renforcer l'Union européenne.

Malgré des places financières quelque peu rassurées, la nervosité des investisseurs vis-à-vis de la zone euro se fait toujours sentir sur la monnaie européenne. Après un rebond lundi lié à l'annonce du plan d'aide européen de 750 milliards d'euros, l'euro ne cesse depuis plusieurs jours de dégringoler.

Ce vendredi, 1 euro s'échange à moins de 1,26 dollar, à 1,2549 dollar, pour revenir à ses niveaux touchés la semaine dernière au plus fort de la crise grecque. Le 6 mai, l'euro était tombé à 1,2529 dollar, son plus bas depuis mars 2009.

Malgré la publication mercredi d'une croissance de 0,2% en zone euro au premier trimestre qui a en partie soulagé les investisseurs, les inquiétudes demeurent sur l'impact des politiques de rigueur mis en place dans la région sur une croissance économique qui reste fragile.

Après l'Espagne la veille, le Portugal a d'ailleurs annoncé jeudi de nouvelles mesures d'austérité. Le gouvernement portugais a décidé d'accélérer la réduction du déficit budgétaire en mettant en oeuvre une hausse exceptionnelle de l'impôt sur le revenu et les bénéfices et en relevant la TVA d'un point. Ce nouveau plan vise à ramener le déficit budgétaire à 7,3% du produit intérieur brut (PIB) cette année, contre 8,3% prévu en mars, et à 4,6% l'an prochain, contre 6,6%.

"Grande épreuve"

De son côté, la chancelière allemande Angela Merkel, critiquée pour son manque de solidarité aux problèmes grecs, a appelé à sauver l'euro et à renforcer l'Union européenne. "Si l'euro échoue, ce n'est pas seulement la monnaie qui échoue mais bien plus, c'est l'Europe qui échoue et avec elle l'idée de l'Union européenne", a-t-elle mis en garde lors de la remise du prix Charlemagne, qui récompense justement un engagement en faveur de l'Europe, au ministre polonais Donald Tusk.

La chancelière a répété que la crise de l'euro constituait "la plus grande épreuve" pour l'UE depuis 1990, et peut-être même depuis la signature du traité fondateur de Rome en 1957. Selon elle, cette crise doit servir à renforcer l'UE. "Nous avons une monnaie commune mais nous n'avons pas d'Union économique et politique", a-t-elle déploré, tout en considérant qu'un jour "tous les Etats membres de l'Union européenne auront l'euro comme moyen de paiement".

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Commentaires
a écrit le 14/05/2010 à 19:31 :
La meilleure façon de sauver l'euro,mme Merkel, c'était de se montrer ferme face aux tricheurs laxistes; en renonçant à exclure la Grèce, vous avez fragilisé tout le système; les investisseurs ne s'y trompent pas, et doutent avec raison de la réalité des prétendues mesures de rigueur mises en scéne dans les pays tellement endettés.Aucune politique commune n'est possible, quand les états(dont la France) refusent de soumettre leur projet de budget à la Commission!ne parlons même pas d'éventuelles sanctions!
a écrit le 14/05/2010 à 18:00 :
Revenons au franc français, mais non au "franc fort". Nous pourrons dévaluer et réduire nos salaires réels en (relative) douceur. Et coupons les milliards d'aides à l'Irlande ou la Pologne, à coup d'argent emprunté. L'UE est fichue, sauvons les meubles nationaux.
a écrit le 14/05/2010 à 7:00 :
Il est utopique de penser que sortir de l'euro résoudrais nos problèmes. Sans l'euro le franc aurait subit plusieurs dévaluations ,nos économies réduites ,le caburant à quel prix.
a écrit le 13/05/2010 à 18:05 :
Cet appel à sauver l'euro supposerait pour être suivi d'effet que cessent les boniments , faux semblants et manigances sur une prétendue Union Européenne . Forger cette Union exige un choix de société et de stratégie acceptable par les Etats et d'abord leurs populations . Il suppose que les difficultés d'une telle Union fédérative soient protégées des dérives dissolvantes qu'a produit l'enflure ingouvernable de 27 pays juxtaposés en un foirail d'antagonismes et de particularismes anarchiques . Il suppose qu'un projet commun soit adopté et mené à bien , en interdisant sur son territoire les ruineuses arcanes d'une cavalerie financière que l'on a trop institué fallacieusement la créatrice exclusive d'une croissance qui n'est qu'un mirage de virtualité cupide . C'est d'un contrat de Confiance dont l'euro a besoin.
a écrit le 13/05/2010 à 15:18 :
Tenirbon est déjà une catastrophe on maintient l'Euro à coup d'emprunt car nos caisses sont vides et depuis longtemps.
a écrit le 13/05/2010 à 14:59 :
Nous n'avons ni la volonté ni les moyens de rester dans la zone euro. Il faudrait des sacrifices et des efforts tels que notre population les rejetterait. Nous sommes dans une civilisation du confort avec l'éloge de la facilité et le rejet de l'effort. C'est cet état d'esprit qui a précédé la chute de nombre de civilisations comme l'empire romain.
a écrit le 13/05/2010 à 14:22 :
revenir au franc serait une catastrophe économique pour notre pays , on ne résisterait pas à la spéculation internationale , l'union fait la force , l'euro peut mieux lutter .
a écrit le 13/05/2010 à 13:41 :
revenons au franc avant qu'il ne soit trop tard.

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