Réduction du déficit : Berlin privilégierait la baisse des dépenses

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Alors qu'un séminaire gouvernemental était réuni ce dimanche soir à Berlin, jusqu'à ce lundi, pour essayer de trouver des solutions concrètes pour assainir les finances publiques, la chancelière a évoqué une réduction ciblée des dépenses publiques.

"Il est question de mettre l'accent sur le front des dépenses", a prévenu Angela Merkel ce dimanche avant de réunir son gouvernement pour décider des mesures concrètes à prendre pour assainir les finances publiques allemandes. Elle a laissé entendre que les domaines de la formation et de la recherche, considérés comme des "points capitaux" qu'il faut "bien développer", seraient exemptés de coupes budgétaires.

"Il est indispensable que les investissements dirigés vers l'avenir gagnent en importance et que les instruments de politique sociale soient organisés plus efficacement", a-t-elle souligné face au défi du vieillissement de la population. La chancelière chrétienne-démocrate a éludé la question d'éventuelles hausses d'impôts réclamées dans son propre camp chrétien-démocrate et rejetées par le parti libéral, partenaire des conservateurs dans le gouvernement.

"Le temps est à l'économie" pour "discipliner les dépenses de l'Etat", a confirmé le ministre libéral des Affaires étrangères, Guido Westerwelle. "On ne peut pas consolider un budget toujours par de nouvelles entrées d'argent mais à travers des réductions de dépenses", selon lui.

"Nous rectifions à temps le cours des évolutions néfastes" pour "donner de bonnes impulsions à notre pays", a résumé de son côté le ministre chrétien-démocrate des Finances, Wolfgang Schäuble.

Selon le magazine Der Spiegel, le gouvernement veut supprimer 15.000 postes dans l'administration fédérale d'ici à 2014 pour économiser "à partir de l'an prochain 800 millions d'euros" dans les dépenses administratives.

Le ministre allemand de l'Economie, Rainer Brüderle, voyait de son côté, dans la presse allemande, des "marges de manoeuvre" pour réduire les aides financières à l'agence fédérale pour l'emploi et réaliser des coupes dans le budget de son propre ministère. Il propose de diminuer notamment les subventions à l'industrie houillère et au secteur économique régional.

L'Allemagne, qui prône l'orthodoxie budgétaire, s'est contrainte à réduire dès 2011 son déficit structurel de 10 milliards d'euros par an jusqu'en 2016.

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