Plan d'austérité britannique : le plus important depuis 30 ans

 |   |  323  mots
(Crédits : © 2010 Thomson Reuters)
Ce mardi, le Royaume-Uni présente son plan d'urgence de réduction du déficit budgétaire sur cinq ans. La Grande-Bretagne doit agir rapidement pour réduire son déficit budgétaire, a déclaré le porte-parole du Premier ministre britannique.

Le ministre des Finances britannique, George Osborne, présente ce mardi un budget qui s'annonce comme le plus austère depuis au moins 30 ans. L'objectif annoncé est de réduire un déficit qui atteint 11% du produit intérieur brut (PIB), un niveau sans précédent.

Le parti travailliste, désormais dans l'opposition, estime de son côté qu'une réduction drastique des dépenses publiques et des prestations sociales pourrait faire replonger l'économie britannique dans la récession. Il préconise donc d'attendre que la reprise soit plus solide avant d'appliquer une politique d'austérité.

Interrogé sur l'existence d'un éventuel projet alternatif en cas d'échec de la politique du gouvernement, le porte-parole a expliqué que les mesures seraient échelonnées sur toute la durée du mandat du Parlement fraîchement élu, soit jusqu'en mai 2015.

Pas trop de rigeur, exhorte Barak Obama

Dans une lettre publiée vendredi, en amont de la réunion des chefs d'Etat et de gouvernement du Groupe des Vingt (G20) à Toronto les 26 et 27 juin, le président des Etats-Unis Barak Obama a exhorté les pays du G20 à accélérer la réforme financière et à renforcer les finances publiques pour consolider la reprise en ne tuant pas la reprise par des plans de rigueur trop sévères.

"Le rythme de consolidation (de la croissance) doit être ajusté avec souplesse et nous devons retirer les leçons des erreurs importantes commises par le passé, lorsque les mesures de soutien étaient retirées trop rapidement et engendraient de nouvelles difficultés économiques ainsi que la récession", a écrit le président des Etats-Unis.

David Cameron, qui dirige une coalition entre conservateurs et libéraux démocrates au pouvoir depuis le mois dernier, a rejeté ces arguments, brandissant la menace d'un crise budgétaire similaire à celle de la Grèce.

La France se prépare elle aussi à renforcer ses réductions de dépenses.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :