Réduire les déficits sans freiner la reprise, priorité d'Obama

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
A deux mois et demi des élections de mi-mandat, le président américain assure qu'il veut réduire le déficit à long terme sans peser sur la reprise de l'économie américaine. Ce déficit devrait atteindre 1.470 milliards de dollars en 2010.

Barack Obama a réaffirmé mercredi que les Etats-Unis devaient réfléchir aux moyens de juguler leurs déficits sur le long terme sans freiner la reprise de l'économie qui reste pénalisée par les difficultés de l'immobilier.

Le chef de la Maison blanche a reconnu que les Américains s'inquiétaient des déficits et souligné que leur diminution permettrait de redonner confiance à l'opinion publique. "Les consommateurs ne recommenceront à dépenser que lorsqu'ils seront davantage confiants dans le rétablissement de l'économie", a déclaré le président américain devant une trentaine d'électeurs rassemblés dans le jardin d'une maison à Columbus dans l'Ohio.

Le président effectue une tournée de trois jours dans des Etats clefs sur l'échiquier électoral pour défendre sa politique économique et collecter des fonds pour les candidats démocrates en campagne pour les élections du 2 novembre.

Le déficit budgétaire américain devrait atteindre 1.470 milliards de dollars au terme de l'exercice budgétaire 2010, d'après les estimations de la Maison blanche. L'Office budgétaire du Congrès ("Congressional Budget Office") doit présenter ses propres estimations actualisées jeudi.

"Comment allons-nous, sur le long terme, reprendre le contrôle de notre déficit ?", s'est interrogé Barack Obama. "(...) L'essentiel est de s'assurer que nous le ferons d'une manière qui ne freinera pas la reprise mais donnera au contraire confiance aux gens pour le moyen et le long terme", a-t-il expliqué.

Le chef de l'exécutif a nommé une commission réunissant démocrates et républicains chargée de réfléchir aux problèmes budgétaires du pays. Ses recommandations sont attendues d'ici la fin de l'année et devraient comprendre à la fois des réductions de dépenses et des hausses d'impôts. La croissance américaine a ralenti au deuxième trimestre, faisant craindre un retour de la récession.

Obama appelle à la patience

Barack Obama a souligné que l'excès d'offre sur le marché de l'immobilier entravait la reprise. "Le marché immobilier représente toujours un fardeau important pour l'économie dans son ensemble", a-t-il dit. "Il va nous falloir un certain temps pour absorber ce stock qui est vraiment trop élevé."
 

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