EXCLUSIF Santé : la crise pousse à moins se soigner

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Un quart des Français et des Américains renoncent, d'après le nouveau baromètre "Cercle Santé-Europ Assistance", à se faire soigner à cause de la crise économique.

La crise économique pousse les assurés à négliger leur santé. C'est un des constats choc du nouveau "Baromètre Cercle Santé-Europ Assistance" sur la perception par les Européens (sept pays) et les Américains de leur système de santé. 23% des Français interrogés par l'institut CSA cet été pour ce baromètre ont en effet déclaré avoir déjà renoncé ou reporté des soins de santé en raison de la crise économique. Seule une plus grande proportion de Polonais (25%) et d'Américains (24%) ont pris une telle décision. Si ce phénomène de renoncement ou de report d'une visite chez le médecin, le dentiste ou d'un examen, d'une intervention chirurgicale ou même d'achats de médicaments est également désormais monnaie courante dans les pays voisins, notamment en Allemagne et en Italie, il prend dans l'Hexagone (et en Pologne) une dimension plus dramatique.

La part des Français préférant différer leurs soins a bondi de 11% à 23% en un an seulement. Ce n'est pas faute d'avoir confiance dans le système de santé français. Selon le baromètre 2010 "Cercle de Santé-Europ Assistance", deux tiers des Français considèrent que la France est "le pays dans lequel on est le mieux soigné". 69% d'entre eux pensent même que la France est le pays "où l'on est le mieux remboursé pour les frais de santé". Seuls 3 à 4% de leurs voisins européens ou américains voient le système de santé français d'un si bon oeil. Pour maintenir cette qualité de soins, un tiers des Français (32%) se rangent résolument parmi les partisans d'une hausse des impôts ou des cotisations obligatoires pour faire face aux dépenses supplémentaires de santé. 43% des Britanniques et 61% des Suédois sont du même avis, mais leur système de santé est lui directement lié à leur Etat-providence. 28 % des Français se disent toutefois ouverts à l'idée de "payer davantage de franchise pour chaque acte médical". 23% choisissent la solution d'augmenter les assurances privées, complémentaires et autres mutuelles.

Egalité d'accès

Quant il s'agit d'être solidaires, en garantissant l'égalité d'accès pour tous les citoyens à des soins de qualité, le baromètre montre clairement que les Américains, malgré ou à cause de la récente réforme de la santé introduite par Barack Obama, sont défavorables (56%) à une augmentation de leurs cotisations et impôts pour parvenir à cette égalité. Enfin, ni les Européens ni les Américains n'exhortent leur Etat à dépenser moins dans la prévention contre les épidémies comme la grippe A/H1N1 ou la vache folle. : ils veulent que les dépenses contre ces fléaux demeurent au même niveau ou augmentent.

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