L'Irlande menacée par le gouffre de l'Anglo-Irish Bank

 |  | 274 mots
Lecture 1 min.
Ce jeudi matin, la Banque centrale irlandaise annonce que l'ardoise a encore augmenté.

C'est le sujet d'inquiétudes du jour en Europe : l'Irlande confrontée au coût exponentiel du sauvetage de la grande banque Anglo Irish Bank, coulée par la crise économique et financière.

Ce jeudi matin, la Banque centrale irlandaise annonce que l'ardoise a encore augmenté et passe de 25 à 29,3 milliards d'euros. De son côté, Allied Irish Banks - dont le président démissionne - annonce avoir finalement besoin de 10,4 milliards d'euros. Une augmentation de capital de 5,4 milliards d'euros sera lancée courant novembre et sera totalement souscrite par le fonds de réserve des retraites. L'augmentation de capital, garantie par l'Etat, se fera au prix fixe de 50 centimes d'euro par action ordinaire.

Les réserves financières du pays risquent d'être englouties dans l'opération de sauvetage. Et pendant ce temps, les taux irlandais s'envolent, avec un écart grandissant avec le champion de la zone euro en la matière, l'Allemagne. La dette nationale, déjà attaquée, est plus que jamais sous pression.

L'Irlande maintient toutefois son objectif d'un retour du déficit sous 3% du PIB (produit intérieur brut) en 2014 pour "coller" aux impératifs européens de la monnaie unique. Mais le ministre irlandais des Finances Brian Lenihan reconnait que le déficit public va atteindre 32% du PIB cette année. Ce qui veut dire que Dublin prévoit de le réduire de vingt-neuf points (!) en quatre ans. Du jamais vu.

Selon le patron de l'Eurogroupe, le luxembourgeois Jean-Claude Juncker, l'Irlande peut s'en sortir sans l'aide de l'Europe et n'a pas besoin d'un plan d'aide massif comme la Grèce a dû y recourir. Pour l'instant ?

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :