Après l'accord irlandais, l'Union cherche à stopper la contagion

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Alors que le plan d'aide à l'Irlande vient d'être validé par les ministres des Finances de la zone euro, un accord a été trouvé ce dimanche sur un mécanisme permanent de gestion des crises en zone euro, en particulier sur le principe d'une participation au cas par cas des banques privées. Le cas du Portugal a été évoqué. Paris dément catégoriquement que la France soit menacée à son tour par la crise.

Près de sept mois après la Grèce, l'Union européenne s'apprêtait ce dimanche soir à annoncer un plan d'aide de 85 milliards d'euros à l'Irlande et à préciser les contours d'une participation du secteur privé à un mécanisme permanent de crise afin de freiner la contagion dans la zone euro.

Les ministres des Finances de la zone euro ont validé ce vaste plan d'aide de l'UE et du FMI. Ils ont été rejoints par leurs collègues des autres pays de l'Union pour finaliser les derniers détails du plan, comme le taux et la durée des prêts et les conditions qui y seront assorties.

Plus largement, sous la pression d'une menace systémique, la France et l'Allemagne, les deux poids lourds de la zone euro, se sont entendus au cours des dernières heures sur les grandes lignes de ce mécanisme permanent de gestion des crises, en particulier sur le principe d'une participation au cas par cas du secteur privé. Accord repris ensuite par les grands argentiers de la zone euro.

"La France et l'Allemagne poussent depuis plusieurs jours pour qu'en parallèle du plan irlandais il y ait une communication plus large qui rassure sur la participation du secteur privé. Un accord a été trouvé", a indiqué une source, qui a suivi les discussions entre Paris et Berlin, citée par Reuters. Une seconde source a précisé que cette participation du secteur privé ne serait pas systématique mais "au cas par cas".

En parallèle des échanges entre Nicolas Sarkozy, Angela Merkel et Jean-Claude Trichet ce week-end, le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, et le commissaire aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, se sont retrouvés dimanche matin dans le bureau du président de la Commission José Manuel Barroso pour arrêter les contours de ce mécanisme permanent.

Celui-ci s'inspirera à 90% du Fonds européen de stabilité financière, avec un rôle clair du FMI et les modalités précises d'une participation du secteur privé, a expliqué la première source, qui a ajouté que cette proposition ne serait certainement pas rendue publique ce dimanche.

De son côté, Paris, qui a démenti catégoriquement que la France puisse être menacée à son tour par la crise de la dette, a déclaré que le mécanisme permanent de gestion de crise en discussion à Bruxelles prévoit d'impliquer le secteur privé au cas par cas lors des crises de liquidité comme lors des crises de solvabilité des Etats membres de la zone euro.

En vertu de ce mécanisme, qui entrerait en vigueur en 2013, il sera demandé aux banques de continuer à participer au financement des Etats en difficulté, en cas de fourniture de liquidités par les pays partenaires et le Fonds monétaire international (FMI). En cas de crise de solvabilité, s'il y a restructuration de la dette de l'Etat concerné, elle sera décidée en vertu de clauses d'action collectives qui devront être adoptées à la mi-2013.

Ces clauses seront alignées sur ce qui existe aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. La décision de restructurer la dette de l'Etat en question devra ainsi être prise à la majorité qualifiée de 75% à 80% des créanciers. "Ce n'est pas quelque chose d'automatique", fait valoir l'Elysée. "Nous ne mettons pas en place un mécanisme de défaut de quelque façon que ce soit."

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Commentaires
a écrit le 29/11/2010 à 15:49 :
Un accord a été trouvé et on ne peut que s'en féliciter. Tous... sauf les marioles qui racontent n'importe quoi et qui ne rèvent que de chienlit et de dégradation.
a écrit le 29/11/2010 à 7:51 :
Stop aux fausses solutions de gestion des ocnséquences des crises, coûteuses et au final inefficaces.
Il faut aborder la réforme du mode de financement des dettes publiques, réfléchir à la corrélation entre internationalisation de la dette et sanction par les marchés.
Nos gouvernants ne font que gagner du temps, alors qu'un défaut de paiement ou une restrucutration lourde est inéluctable.
Quel pays sera à l'euro ce que Lehmann e été à la finance ?
a écrit le 29/11/2010 à 7:17 :
Nous y voilà:pas d'entente, davantage de tensions sur les besoins de financements des particuliers et des Etats; toujours pas de perspectives communes pour des PIB à la dérive; quel bord de précipice faudra-t'il côtoyer pour que se réveille une conscience européenne?
a écrit le 29/11/2010 à 5:16 :
Cette fuite en avant cache bien l'absence d'EU politique. Faudra t-il un séisme encore plus grand pour comprendre enfin qu'une monnaie sans union politique véritable ne fonctionne pas? Nos politiques semblent aveugles.... et sourds.... et dire que nous les avons élus..... pitoyable!
a écrit le 29/11/2010 à 4:16 :
Lorsque j'étais étudiant, nos profs d'économie nous expliquaient que le FMI servait à aider les pays pauvres d'Afrique, d'Amérique Latine et d'Asie. Aujourd'hui le FMI aide la Grèce, l'Irlande et demain l'Espagne, l'Italie et certainement la France. Le monde change, vue d'ici (au Mexique), l'Europe ressemble au Titanic qui prends l'eau... Courage et bonne change à nos amis européens.
Réponse de le 29/11/2010 à 15:09 :
Fluctuate nec mergiture !
Tangue mais ne sombre pas ! Telles est la devise de la ville de paris !
a écrit le 28/11/2010 à 18:56 :
Quand un pays "dément catégoriquement" c'est qu'il est le prochain de la liste !
En 2011, on va bien se marrer !
Réponse de le 28/11/2010 à 19:32 :
Votre ironie noire est crinçante ! Je crois plus humain et plus simple de dire pleurer !
Réponse de le 29/11/2010 à 4:32 :
Absolument, vous avez raison. 1er poste du budget 2011 en France, le remboursement des intérêts de la dette. Toutes les mesures prises actuellement sont les mêmes qui ont conduit l'ensemble des pays (Argentine, Brésil...) au fond du gouffre. 2011 sera l'année de l'explosion fiscale ... au minimum !
Réponse de le 29/11/2010 à 5:12 :
de toute facon le peuple est dans la misere,il faut que tout ce systeme du fric s'effondre pour redemarrer sur des bases saines
Réponse de le 29/11/2010 à 15:06 :
@enfin,
Pas d'accord ! Le peuple n'est pas dans la misere ! mais le "train" ne change pas de direction, alors oui ce sera la misère assuré, car c'est les livret A des citoyens qui en fin de compte disparaitront ! La question c'est quand ??? 2011,2012,2013 plus tard ! Je mise sur 2012 ! ou est le bookmaker !
a écrit le 28/11/2010 à 17:37 :
Bon, si on s'aligne sur les US et la GB, on est sauvés...sauf que ce sont eux qui ont créé les problèmes :-)
a écrit le 28/11/2010 à 17:17 :
Ah ah ah, c'est fini ! L'Europe fédérale va plonger et c'est tant mieux pour la démocratie !
Réponse de le 29/11/2010 à 15:47 :
Souhaiter le malheur de l'Europe ! Quelle inconscience ! Mais vous en faites partie cher monsieur et un désastre ne conduirait qu'à la chienlit et au malheur. On entendrait alors les gens de votre genre dire "Ah c'était le bon temps"
a écrit le 28/11/2010 à 17:14 :
Ce n'est que la preuve de l'impossibilité réell de l'euro.
Pour aller en avant il faut l'abolir ou le limiter aux pays productifs du Nord. Sinon les crises vont se repèter indéfiniment avec des secours et des secours payés par les contrubuables des pays du Nord.
a écrit le 28/11/2010 à 17:09 :
L'union monétaire vient d'une vision et un rêve impossible et pas la réalité des économies si disparates avec tant de pays qui décident indépendamment de leurs budget, fiscalité, emprunt et déficits. Ce n'est pas réaliste. Il faut restreindre la zone euro à l'Europe du Nord (Scandinavie, Hollande, Allemagne, Luxembourg, France, Pologne, Autriche) et laisser le Sud et Est revenir aux devises nationales qui peuvent fluctuer et baisser ou monter par rapport à l'euro selon leurs développement économique et les perspectives financières des états.
Réduire la zone euro est l'unique moyen d'assurer sa stabilité com valeur de reférence internationale. Moi, je ne veux pas payer par "impôt de solidarité" ni les retraites grecques ni les d+eficits des banques irlandaises. Et vous? celka vous fera plaisir?
Réponse de le 28/11/2010 à 22:42 :
Au pire restreindre le tout a ceux qui on su conserver leur monnaie nationale et qui s'adapte au fur et a mesure par rapport au mastodonte qui sont porté a disparaitre!
a écrit le 28/11/2010 à 16:52 :
" participation du secteur privé " ???
Qu'est ce que cela signifie ???
On oblige les banques à faire des prets ?? On restructure les dettes ??
Je ne connais pas les marchés, mais tout cela ne me dit rien. C'est la cata ! !
a écrit le 28/11/2010 à 16:46 :
Il ne faut pas réver : après avoir eu la peau de la Grèce et du Portugal, les spéculateurs vont s'attaquer à leur cible suivante. C'est ce qu'annonçait Bloomberg il y a déjà une semaine. A priori la prochaine cible serait le Portugal, puis l'Espagne, engluée dans as bulle immobilière gigantesque. Et ensuite ? l'Italie et sa grosse dette ? la Belgique et ses problèmes politiques ? La France ? Déjà plusieurs de ces pays commencent à nier publiquement avoir des problèmes, c'est mauvais signe. Il faudrait faire payer durement ces spéculateurs, par des défauts de paiements ou un autre moyen, ou interdire les ventes à découvert de bons d'état, pour qu'ils stoppent ces attaques.

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