L'OCDE appelle à une plus grande intégration européenne

La zone euro traverse une épreuve. La reprise économique sera faible, d'autant que l'assainissement budgétaire pèsera sur la croissance.

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Jamais la zone euro n'aura subi pareille épreuve. Crise de la dette, défiance des marchés, et en conséquence, mise en place de mesures d'austérité budgétaire de nature à freiner à l'avenir une reprise déjà faible... C'est dans ce contexte que l'étude économique de l'OCDE sur la zone euro vient d'être publiée. Au-delà du constat, le club des pays riches de la planète estime que même s'il risque de peser sur la croissance dans le court terme, l'assainissement budgétaire est indipensable. D'autant qu'un "grand nombre de pays de la zone euro n'ont pas su profiter des conditions économiques favorables (dans le passé) pour assainir leurs finances publiques", rappelle l'étude. La France doit se sentir visée...

Quel qu'en soit le prix, l'effort budgétaire - associé à des réformes structurelles (on pense à la santé, aux retraites ou à d'autres avantages sociaux) - est également indipensable pour "augmenter la capacité de résistance aux chocs futurs et faire face au coût futur du vieillissement démographique", insiste l'Organisation. Mais la discipline budgétaire, pour importante qu'elle soit, n'est pas la seule recette prônée par l'institution. Elle s'intéresse de façon générale à une meilleure intégration de la zone euro.

Règles disciplinaires

Outre la dimension monétaire, les pays membres de la zone doivent viser une gouvernance économique et bugétaire plus approfondie. Ce qui impliquerait par exemple une revue effectuée par les pairs ou une surveillance de normes budgétaires minimales adoptées, le tout assorti de sanctions pour les pays récalcitrants. Au niveau national, l'OCDE estime que des règles favorisant la discipline à moyen terme sont nécessaires, telles que des trajectoires ou des plafonds pluriannuels de dépenses. L'institution milite également pour la mise en place de "conseils budgétaires nationaux indépendants, chargés de formuler des prévisions et d'évaluer les mesures budgétaires". Mais si "un renforcement des institutions budgétaire au niveau national et au niveau de l'ensemble de l'Union européenne permettrait d'améliorer les résultats budgétaires à l'avenir et de crédibiliser davantage les efforts d'assainissement actuels", l'OCDE va au-delà du budgétaire. L'austérité, gage de compétitivité retrouvée, devrait être appliquée à tous les niveaux. Sur les salaires, par exemple. Et "il faudrait aussi s'attaquer aux obstacles structurels entravant l'ajustement économique, les gains de productivité et la croissance durable", conclut-elle.

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Commentaires 3
à écrit le 14/12/2010 à 18:29
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effectivement Jospin avait l'occasion de réduire la dette publique ( avant l'an 2000 ) et il ne l'a pas fait !

à écrit le 14/12/2010 à 11:42
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Quand on voit l'ineptie de ce genre de machin que sont les rapports et études de l'OCDE mais les rapports du FMI dans le genre creux comme du bois mort, c'est pas mal non plus, Il faut arrêter les frais. Commençons par supprimer 95% des postes de ces...

à écrit le 14/12/2010 à 10:39
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Tout le monde appelle a une plus grande integration Europeenne.......sauf les Allemands et comme ce sont eux qui financent l'integration! Merci a l'OCDE pour defoncer les portes ouvertes, j'espere(et je n'ai aucun doute la dessus) que leurs economist...

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