"Pas de retour au deutsche mark", selon Angela Merkel

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La chancelière allemande a déclaré que l'Allemagne fera le nécessaire pour un euro stable.

L'Allemagne continuera à faire ce qui s'impose pour garantir la stabilité de l'euro, déclare la chancelière allemande Angela Merkel dans un entretien à paraître ce jeudi dans le magazine Stern.

Elle a également déclaré qu'il n'y aura "pas de retour au deutsche mark". Elle a ajouté que l'Allemagne est engagée envers l'euro "et continuera de faire le nécessaire pour garantir un euro stable".

La chancelière ajoute qu'elle est favorable à une meilleure coordination entre pays de la zone euro. "Ce qui est en jeu, ce sont des politiques plus convergentes en matière sociale et fiscale, sur le droit du travail et l'évolution des salaires dans le secteur public. Il faut se coordonner pour supprimer des divergences parfois énormes".

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Commentaires
a écrit le 20/01/2011 à 6:41 :
Contrairement à l'Europe la Chine poursuit une politique économique dans l'intérêt de toute la Chine.
L'Europe, dominée par l'Allemagne que la France soutient encore, poursuit une politique d'égoïsme national.
L'économie de l'ensemble de la zone Euro décline au bénéfice de l'économie allemande qui elle progresse de plus de 3%.
Je ne crois pas que l'objectif de Mme Merkel soit de défendre les intérêts de l'Europe mais ceux de l'Allemagne et s'il le faut aux dépens de ceux de l'Europe.
Il faudrait qu'elle fasse preuve de courage civique face à un nationalisme allemand renaissant, pour sortir de cette impasse. Je doute fort qu'elle en soit capable et même qu'elle le veuille.
Réponse de le 20/01/2011 à 7:14 :
C'est peut être pousser le bouchon un peu loin, mais il y a de çà. Il semble que l'intérêt principal de l'Allemagne soit, pour des raisons surtout économiques mais aussi politiques, l'Europe centrale. Et si l'on parle de la difficulté de certains pays de la zone euro, je m'étonne que la presse nous laisse dans l'ignorance complète de ce qui se passe en Tchéquie, Hongrie et Pologne qui sont dans l'Union Européenne, ne l'oublions pas. Quel taux de croissance? Quel endettement? Quel déficit? Comment est-il financé? Quel taux d'imbrication des échanges avec l'Allemagne? Le Danube est-il bien l'atelier de l'industrie allemande? Que fait la presse?
a écrit le 19/01/2011 à 17:00 :
Sachant que cette femme n'a plus aucun soutien ni dans son parti ni dans l'opposition et qu'elle s'est prise un énorme revers aux dernières élections, sa parole n'a qu'un poids temporel très mesuré, pour ne pas dire mieux.
a écrit le 19/01/2011 à 15:58 :
Les Allemands, comme dans les années 30, se sont amusés à exalter le nationalisme allemand, surtout depuis la réunification.
Je vis à Berlin et j'ai suivi l'évolution des médias.
Je suppose que c'était en partie pour redonner un sens d'unité aux Allemands qui avaient étés séparés pendant presque 50 ans. Mme Merkel même étant de l'Est.
Cependant, comme dans l'apprenti sorcier, les médias ont perdu le contrôle du mouvement, le gouvernement doit maintenant tenir compte des esprits qu'ils ont appelles et dont il ne sait se débarrasser.
Ce nationalisme renaissant explique peut-être les incohérence de la politique européenne allemande.
Il fallait y penser avant, Mme Merkel, on ne joue pas avec le feu.
Réponse de le 19/01/2011 à 17:34 :
Me rendant régulièrement en Allemagne depuis une dizaine d'année, je fais également le même constat. D'un côté les allemands ont eu le courage d'engager les réformes que nous n'avons pas voulu faire en France. En cela, il faut reconnaître leur mérite. Néanmoins, je ferai preuve à leur place d'un peu plus de mesure. Déjà parce que sur les 10 dernières années la croissance allemande a été 2 fois moindre que celle de la France qui n'est déjà pas terrible, et par ailleurs parce que l'économie évolue particulièrement vite. Franchement, je doute que la sortie de l'Allemagne de l'Eurozone (et donc de l'UE selon les accords passés) serait loin d'être un facteur positif pour l'Allemagne, sans compter le réveil nationaliste dans d'autres pays comme la France. Cela nous ramènerait 70 ans en arrière... une période qui n'a été positive pour personne.
a écrit le 19/01/2011 à 15:20 :
Si la Mme MERKEL s'exprime sur le sujet ,c'est sans doute pour contrer le petit groupe qui à conservé des deutsche mark et qui milite activement pour son retour .
Réponse de le 19/01/2011 à 15:49 :
Du tout, si Angela Merkel s'exprime ainsi c'est pour rassurer tout le monde alors que monte une odeur de roussi dans l'air, comme de l'euro grillé.
a écrit le 19/01/2011 à 15:11 :
Selon le traité Européen chaque pays membre peut quitter à tous moment la zone Euro s'il le souhaite, cependant il devra alors aussi quitter l'UE, à moins que tous les autres membres de la zone Euro soit d'accord pour faire une exception.
Croyez moi, il ne le seront pas. Donc si l'Allemagne quitte l'Euro, elle devra aussi quitter l'UE.
Tschüs und gute Fahrt, Frau Merkel
a écrit le 19/01/2011 à 14:17 :
Ce ne serait pas plus mal si Mme Merkel nous quittait, l'Allemagne a fait un grand pas en arrière ces dernières années et ne semble pas être mure pour l'Europe, surtout depuis la réunification.
Ils sont captivés par eux-même et ne cessent de se regarder le nombril ou dans le miroir en posant la question, (Spieglein, Spieglein an der Wand, wer ist die schönste im ganz Europa) demander qui est la plus belle (riche) de toute l'Europe?
a écrit le 19/01/2011 à 11:24 :
« Pas de retour au Deutsche Mark ». Si elle en parle ainsi, c'est que ça sent mauvais...
Réponse de le 19/01/2011 à 12:05 :
Exact
Réponse de le 19/01/2011 à 12:38 :
Dans un article de journal www.LeTemps.ch ! Une anticipation estimait que le retour au mark est pour la fin de l'année !
Et oui, le tribunal de Karlshue peut juger inconstitutionnel, les emprunts de l'Allemagne pour les pays européens!
Ainsi : Surveillons de pres les taux et cette institution !
Réponse de le 19/01/2011 à 14:04 :
L'Allemagne n'a strictement aucun intérêt à sortir de l'euro. C'est même le contraire, c'est grasse à l'euro que se économie exporte aussi bien. Vous verrez, si l'euro ne perdurait pas, ce serait l'un des derniers pays à en sortir... L'euro est l'une des clés de la réussite allemande, en parallèle des nombreuses réformes et efforts consentis par les allemands depuis le début des années 2000.
Réponse de le 19/01/2011 à 14:23 :
Les Allemands ont accumulés un avoir de plus de 800.000 Milliards d'Euro à l'etranger depuis l'introduction de l'Euro. vous parlez s'ils vont la quitter la zone Euro!.
Ou croyez vous que la dette Greque soit allée, les soumarins pour la marine greque et les voitures de luxe allemandes des fonctionnaires, c'est avec cet argent la qu'ils ont été payés.
Réponse de le 19/01/2011 à 15:31 :
Mais justement... si les allemands veulent récupérer leur argent et continuer à influencer la politique européenne, ils n'ont aucun intérêt à sortir de l'Euro. Grâce à l'Euro, les pays voisins tels que la France où l'Italie sont neutralisés et ne peuvent appliquer les politiques monétaires agressives. Ils n'ont d'autre choix que d'assainir leur finances et réformer leur système dans le sens voulu par les allemands. Les pays de l'Est sont quant à eux clairement intégrés dans leur zone d'influence ce qui confère une grande force à l'industrie allemande. La sortie de l'euro par l'Allemagne est une proposition totalement démagogique qui plongerait l'Allemagne - et l'Europe dans son ensemble - dans une profonde récession. Vraiment personne n'aurait à y gagner, surtout pas l'Allemagne...
Réponse de le 19/01/2011 à 15:39 :
@Lillo. Vous êtes victime d'un mythe. L'Allemagne tire sa compétitivité de l'imbrication de son outil industriel dans celui de la Pologne, de la Tchéquie et de la Hongrie. Et ce depuis 1993. L'euro, à son niveau actuel, ne fait que donner une surcompétitivité à l'Allemagne. L'Allemagne peut sortir de l'euro en continuant à s'appuyer sur les pays que j'ai cité. D'ailleurs pourquoi ces derniers ne sont-ils pas dans l'euro alors que la Grèce et le Portugal y sont? Le jeu de l'Allemagne est extrèmement subtil et claitvoyant.
Réponse de le 19/01/2011 à 17:24 :
Quoique vous disiez l'Allemagne seule sera très vite un pays minus comme la France si elle sort de l'Euro et donc de donc l'UE... tout cela renforcé par une natalité moribonde. 2.5% de croissance n'est pas si mal par rapport à la France, mais représente très peu au niveau mondial, surtout si l'Allemagne entend se passer de ses débouchés en Europe de l'ouest... D'autant plus que quand les chinois se mettront sérieusement à l'industrie comme cela est en train d'arriver l'Allemagne aura un mal fou à tenir la barre. L'Allemagne a définitivement besoin de l'Europe, tout comme l'Europe a besoin de l'Allemagne. L'Europe doit avoir une taille critique pour tenir face aux EU, à la Chine et à l'Inde. Tout le reste n'est qu'un mythe.
Réponse de le 19/01/2011 à 18:24 :
On verra d'ici trois ans. Je ne dis pas que notre voisin sortira de l'euro. Je dis qu'il se trouvera hors de l'euro. Nuance qui amène à réfléchir sur la façon dont il se trouvera dans cette situation...
a écrit le 19/01/2011 à 11:24 :
La tournure du débat sur l'euro devient ridicule et irresponsable les dirigeants européens seraient ils tombés sur la tête? Liés avenir de l'UE à l'euro dans le contexte économique actuelle c'est de la folie!
Réponse de le 19/01/2011 à 12:07 :
Exact
Réponse de le 19/01/2011 à 14:00 :
Vous avez raison... et puis à mon avis s'il y a bien un pays qui profite de l'Euro, c'est l'Allemagne ! Il n' y a qu'à voir son rythme de croissance... c'est évident, l'Allemagne sera le dernier pays à sortir de l'euro !
a écrit le 19/01/2011 à 9:29 :
Pendant ce temps l'Europe finance la dette irlandaise et le pays conserve ses avantages fiscaux au profit des sociétés.
Réponse de le 19/01/2011 à 12:08 :
Exact
Réponse de le 19/01/2011 à 15:02 :
L'Europe ne finance rien du tout, l'Europe prête à l'Irlande à un taux plus élevé qu'elle n'emprunte, selon Adam Riese elle fait donc un bénéfice!
a écrit le 19/01/2011 à 8:57 :
Il faudrait commencer par creer une taxe qui serait payee par les pays qui beneficient de la faiblesse de l'Euro pendant que d'autres souffrent parcequ'ils ne peuvent pas devaluer ; cela contribuerait , comme le dit si bien Mme la chanceliere, a "supprimer des divergences parfois enormes"
Réponse de le 19/01/2011 à 12:09 :
Astucieux mais utopique
Réponse de le 19/01/2011 à 14:29 :
Imposer les excédents commerciaux que les pays Euro ont vis a vis des pays déficitaires? Disons 5% des excédents iraient a Brucelles pour développer l'infrastructure des pays déficitaires.
a écrit le 19/01/2011 à 8:42 :
Au-delà des bonnes intentionns, il y a les faits et ils sont autant têtus sinon plus qu'Angela Merkel. Les faits sont l'endettement excessif des Etats européens incapables de gérer un budget et qui se laissent entraîner à vivre à crédit sans aucun plan de remboursement. Cette situation incroyable est la conséquence des politiciens qui financent leur réelection par des déficits bugétaires colossaux qui au cumul sont devenus astronomiques. Une situation qui fera, entre autres exploser l'euro !
Réponse de le 19/01/2011 à 12:11 :
Je partage votre conclusion mais pas votre analyse
Réponse de le 19/01/2011 à 15:43 :
Mon pauvre Eiffel,
Tous les pays font ça, y compris la si vertueuse Allemagne. Aucun pays n'envisage et ne peut envisager de rembourser sa dette un jour, en fait on ne leur demande même pas, on demande seulement aux pays de la zone euro de ne pas s'endetter de plus de 3% par en plus, je répète; en plus de la dette qu'ils ont déjà, et même ça aucun pays n'y est arrivé cette année, l'Allemagne non plus.

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