Sarkozy fait son mea culpa sur la Tunisie

Lors de sa conférence de presse, le chef de l'Etat n'a pas seulement abordé la présidence française du G20 et du G8, il a également reconnu que la France n'avait pas "pris la juste mesure" de la désespérance du peuple tunisien.

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La France n'a pas pris la juste mesure de la révolte des Tunisiens qui a conduit au départ du président Zine Ben Ali et offre son aide au nouveau gouvernement, a déclaré lundi Nicolas Sarkozy à l'occasion de sa première conférence de presse de l'année. "Quand on est si proches, quand les destinées individuelles et collectives sont tellement imbriquées, on n'a pas toujours le recul nécessaire pour comprendre les sentiments de l'autre, bien mesurer ses frustrations, et sans doute ses angoisses", a reconnu le président français lors de cette conférénce axée sur la politique internationale de la France.

 

Le Président a ajouté, toujours sur ce sujet, que "derrière l'émancipation des femmes, l'effort d'éducation et de formation, le dynamisme économique, l'émergence d'une classe moyenne, il y avait une désespérance, une souffrance, un sentiment d'étouffer dont, il nous faut le reconnaître, nous n'avions pas pris la juste mesure". Il est également revenu sur les porpos tenus à l'Assemblée Nationale par sa ministre des Affaires Etrangères Michèle Alliot-Marie : "Elle n'avait pas la volonté en quoi que ce soit d'assurer quelque sentiment défavorable aux manifestants mais simplement d'éviter qu'il y ait plus de drames". Mais Nicolas Sarkozy le reconnaît : "La forme a pu porter à polémique".

Nicolas Sarkozy a annoncé que la France allait proposer aux nouvelles autorités tunisiennes des mesures pour leur venir en aide au plus vite et appuie l'octroi d'un "statut avancé" de la Tunisie dans ses relations avec l'Union européenne. "Une ère nouvelle s'ouvre pour les relations entre la Tunisie et la France", a-t-il dit.

 

Paris veut aider Tunis à récupérer les biens pillés

La France recherchera en outre systématiquement les "richesses pillées" par le régime Ben Ali pour les restituer aux Tunisiens, a promis le chef de l'Etat. Le rôle de la France dans la séquence qui a conduit la rue a chasser Zine ben Ali du pouvoir a donné lieu à une polémique, illustrée notamment par les propos de la ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, proposant aux autorités tunisiennes l'aide de la France pour le maintien de l'ordre. "La forme a pu porter à polémique (...) les intentions étaient tout à fait transparentes", a dit Nicolas Sarkozy .
"Sans doute avons-nous sous-estimé, nous la France, cette aspiration des nos amis tunisiens à la liberté." Mais la France ne pouvait pas aller plus loin, a jugé le Président.

"La puissance coloniale (...) est toujours illégitime à prononcer un jugement sur les affaires intérieures d'une ancienne colonie", a expliqué Nicolas Sarkozy . "Je revendique cette réserve".
"Je ne veux pas que la France soit assimilée à un pays qui a gardé des réflexes coloniaux", a-t-il ajouté. Signe de cette volonté de ne pas intervenir dans la politique intérieure de ses anciennes colonies, Nicolas Sarkozy a refusé de répondre à une question d'une journaliste qui lui demandait si la France accepterait d'accueillir le président algérien Adbelaziz Bouteflika s'il était chassé du pouvoir.

Le chef de l'Etat a toutefois reconnu que le risque islamiste, souvent mis en avant pour justifier le soutien des présidents français, de droite comme de gauche, aux pouvoir en place au Maghreb, ne permettait pas d'excuser certains "comportements" : "Le risque de l'intégrisme islamiste existe, mais il ne peut pas justifier des comportements de corruption, de refus d'une ouverture démocratique" a conclu sur ce sujet, Nicolas Sarkozy .

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Commentaires 20
à écrit le 31/01/2011 à 16:31
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On peut dire que Sarko et MAM meme combat ou meme maladie!!!!au choix ensuite ils deviennent amnésique je crois que cette maladie a un nom!!!!

à écrit le 25/01/2011 à 0:33
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Moi je peux dire sans se tremper ,la France la puissance coloniale était au courant de tout ce qui se passe en Tunisie,en Algérie ,au Maroc, en Mauritanie,et en lubie ,autrement dit si elle nie , elle perd automatiquement sa crédibilité sachant bie...

le 02/02/2011 à 17:39
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Votre commentaire est touchant. Mais l'éjection (par ailleurs justifiée) de la France des pays du Maghreb fait qu'il est très délicat d'intervenir de quelque manière que ce soit pour un gouvernement français. Si la France et les ex-pays colonisés ava...

à écrit le 25/01/2011 à 0:09
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Sarkho ayant predu, après avoir misé sur le mauvais cheval (Ben Ali)cherche à montrer patte blanche et revenir sur la scène politique tunisienne. Tunisiens, NE LAISSEZ PAS CET OPPORTUNISTE DE SARKHO vous amadouer et vous tendre des pièges dès qu'il ...

à écrit le 24/01/2011 à 23:48
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Pruve s'il en fallait que leurs diverses politiques ne reposent que sur les lubies des uns et des autres et non sur des réalités. En attendant, c'est toujours les mêmes qui trinquent.

à écrit le 24/01/2011 à 22:26
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Mais Alliot Marie ? Elle pourrait faire des excuses aussi, non ? Ou ce n'est pas dans son domaine d'expertise, les excuses ?

à écrit le 24/01/2011 à 22:14
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srko n essayer pas de voler notre revolution et on a pas besoin de votre aide ;un conseil pour toi et pour obama de rester loin de notre revolution de digneté autre fois tu etais l amis du dictateur ben ali et aujourdhui tu veux bruler notre tunis...

à écrit le 24/01/2011 à 18:54
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Avant de critiquer toujours Sarkozy ou les politiques ,il me semble que depuis 1987 des millions de Français sont allés en séjour là bas qu'ont ils vu ,rapportés à croire que seul leur blocaus d'hôtel les rendaient aveugles Ne doit on pas revenir cha...

le 24/01/2011 à 23:50
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@ sauros: c'est malheureusement toujours la même histoire des résistants de la dernière heure :-) mais cela n'exonère en rien Sarko parce que lui, plus que tout autre avait les moyens de réagir, sinon d'agir :-)

le 25/01/2011 à 12:30
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... ah oui, euhh mais non. Les français, ce n'est pas pareil... les coupables, c'est toujours les autres. C'est comme le trou de la sécu et les déficits en général... ce sont les politiques qui les creusent tout seul. C'est bien connu. Les français n...

à écrit le 24/01/2011 à 17:07
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Je partage la joie du peuple tunisien mais concernant la France je me dis que quoiqu'elle fasse en Afrique, elle sera de toute façon décriée et critiquée. Si on intervient, on sera accusé d'ingérence et de néo-colonialisme (Côte d'Ivoire) et si c'est...

à écrit le 24/01/2011 à 17:00
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Je me demande si nous ne sommes pas collectivement devenu sourd aux sornettes de ce président. Les sonotones étant peu remboursés par la sécurité sociale comme les lunettes et les dents il n'y a plus d'espoir pour Mr Sarkosy...

le 24/01/2011 à 21:19
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le remboursement des lunettes et celui des soins dentaires oui oui !!!!!!

le 24/01/2011 à 21:19
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le remboursement des lunettes et celui des soins dentaires oui oui !!!!!!

à écrit le 24/01/2011 à 15:47
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C'est justement avec ce 'statut pour retardé' que la rue tunisienne veut en finir ; les Tunisiens sont demandeurs d'« 1 Tunisie tunisienne » c'est-à-dire exempte de toutes présences NON UNIONISTES ...

à écrit le 24/01/2011 à 15:40
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j'ai l'impression que ce président et certains de ses ministres nous prennent pour des imbéciles; rien ne marche correctement. Une chose est inquiétante c'est le niveau "intellectuel" de certains de ses collaborateurs, le niveau a baissé. Inquiétant....

à écrit le 24/01/2011 à 14:52
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Et si nous avions pris la juste mesure on aurait fait quoi ? Envahir la Tunisie ? On aurait demandé à l'OTAN de nous aider, envoyé Besancenot et Melenchon. Incorrigibles les Français, donneurs de leçons au monde entier.

à écrit le 24/01/2011 à 13:30
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Lorsque j'étais petit et qu'à l'école, je parlais trop; le maître me faisait conjuguer le verbe Parler pour ne rien dire, à tous les temps. Sarkozy aurait du faire la même chose et ajouter: ne rien faire et abuser les français. Espérons qu'en 2012 on...

à écrit le 24/01/2011 à 13:29
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la france n'avait pas pris la juste mesure de la révolte des tunisiens... quelle vaste fumisterie ... Bien entendu que le gouvernement savait ce qu'il se passait, mais on faisait comme si. Pour être un bon diplomate, il faut être expert en langue de ...

le 24/01/2011 à 14:14
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En effet, plus personne ne croit ce qu'il dit. Pourtant, il poursuit inlassablement. Il nous prend vraiment pour des (pauv') cons !

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