La Commission européenne n'est pas d'accord avec les agences de notation

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L'exécutif européen estime que S&P a été trop sévère à l'encontre de la Grèce et s'interroge sur le fonctionnement des agences de notation. de son côté, Herman Van Rompuy, président du Conseil européen, estime que les marchés financiers n'ont pas à s'inquiéter de la capacité du Portugal à traiter son problème de dette.

Nouveau rebondissement concernant l'efficience des agences de notation : la Commission européenne a indiqué ce mercredi qu'elle s'interrogeait au sujet du dernier déclassement de la note souveraine grecque par Standard & Poor's, précisant qu'elle ne partageait pas la vision de l'agence de notation et qu'elle avait des doutes sur le fonctionnement de ces établissements.

S&P a abaissé mardi les notes souveraines de la Grèce et du Portugal, accentuant les inquiétudes des marchés quant à la capacité de ces pays à faire face aux échéances de remboursement de leurs obligations. L'agence a été plus sévère avec la Grèce en enfonçant davantage encore sa note en catégorie spéculative.

S&P a abaissé la note grecque de deux crans à "BB-", soit en-deçà des notes de la Turquie et de l'Egypte. Elle pourrait encore l'abaisser d'un ou deux crans si la situation budgétaire d'Athènes s'aggravait.

Interrogé sur le déclassement par S&P de la note grecque, le porte-parole de la Commission européenne, Amadeu Altafaj, a déclaré : "nous ne partageons pas cette évaluation de la Grèce. Nous avons notre propre évaluation et ce n'est pas celle de l'agence que vous avez mentionnée. Nous avons notre propre point de vue. Il est partagé par le FMI et l'UE." Il a souligné que la Grèce faisait tout son possible pour mettre en place un programme d'ajustement budgétaire avec l'Union européenne et le Fonds monétaire international.

Ces propos interviennent alors que Fitch Ratings a prévenu mercredi que l'accord sur le Mécanisme européen de stabilité (MES) de l'UE la semaine dernière accentuait la pression sur la note grecque, et que celle du Portugal avait de grande chance d'être abaissée si le pays ne faisait pas appel à une aide du FMI et de l'UE.

De son côté, Herman Van Rompuy, président du Conseil européen, estime que les marchés financiers n'ont pas à s'inquiéter de la capacité du Portugal à traiter son problème de dette. "L'opposition et la majorité actuelles travaillent dans le même sens (que le gouvernement sortant) pour ce qui concerne les objectifs et les cibles (...) Les marchés financiers n'ont donc pas à s'inquiéter quant à la volonté de ce gouvernement et de celui à venir à mettre en place un plan qui puisse rassurer les investisseurs", a-t-il commenté lors d'un déplacement à Oslo.

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Commentaires
a écrit le 31/03/2011 à 10:07 :
Ne tirez pas sur les agences de notation: elles sont innocentes. Elles se bornent à émettre des opinions, parfois justes, souvent erronées sur la bases d'analyses contestables. Les coupables, ce sont les "marchés", irrationnels, panurgistes, jusqu'au délire, qui attachent aux opinions des agences une valeur d'oracle.
a écrit le 31/03/2011 à 6:50 :
Les Agences de Notation ne sont là que parce que les Etats empruntent sur les Marchés (au lieu d'emprunter normalement a son peuple, qui refusera s'il ne le peut pas). Lorsqu'on emprunte sur les marchés pour un investissement d'infrastructure sur 20 ans (tel un achat immobilier de particulier), on peut éventuellement subir une notation, une fois tous les 20 ans. On emprunte une fois, et on met 20 ans à rembourser, sans autre emprunt de même nature dans l'intervalle. Lorsque l'emprunt sur les marchés devient systématique tous les ans, et qu'il sert a boucher les trous de fin de mois, alors c'est du crédit à la consommation. Les Etats sont dans une spirale infernale, parce qu'on ne peut jamais éponger un emprunt par un autre emprunt. Ils vivent au dessus des moyens de leur peuple. On doit tout simplement interdire ce genre d'emprunt aux Etats, sinon on va se transformer en républiques africaines avec la faillite assurée et la guerre civile au bout. Et alors, plus de problème de notation. Habon ? Ca ne marche pas comme ca ? Les roitelets veulent continuer a parader ? :-)
Réponse de le 31/03/2011 à 8:56 :
mais bien sur ! ....enfin on parle de dettes publiques mais si on parle de peuple parlons des dettes privées aussi ! savez vous que les francais sont les 2e plus gros épargnants après les japonais avec un taux d'épargne de 16 % et qu'ils disposent de 3400 milliards d'euros d'épargne ? allez en bon idéologue, continuez la désinformation !
Réponse de le 31/03/2011 à 9:59 :
Je ne vois pas ou est la désinformation. Quand je dis qu'on ne peut pas rembourser une dette par une autre dette peut-être ? A moins que ce ne soit sur le fait que les emprunts des Etats ne soient devenus que des prêts à la consommation et non pas des emprunts d'investissements ? Non.. Franchement, je ne vois pas. Mais n'étant pas Enarque, je ne suis en effet pas habilité a discuter de ces sujets "réservés" :-)
Réponse de le 31/03/2011 à 10:03 :
Je vois pas le rapport entre le comportement d'endettements des Etats et l'épargne des français.

Tout ce que dit sur-endettement, c'est qu'on ne peut pas emprunter pour rembourser des emprunts précédent et boucler les dépenses courantes du mois. ça ne marche pas pour vous, ça ne marche pas pour moi, ça ne marche pas pour une entreprise et ça ne marche pas pour un gouvernement. ça s'appelle de la cavalerie financière et ça se terminera pas une faillite ou de l'hyper inflation. Dans les deux cas ça se terminera mal.
Réponse de le 31/03/2011 à 18:37 :
Parfaitement d'accord avec vous Sur -endettement :il ne faut pas confondre dettes de l'Etat et épargne des Français ou alors ,il faut vite que l'Etat use de toute l'épargne qu'on le désire ou non !Hrv seriez vous pret à donner votre épargne et celle de vtre famille pour rembourser ?Certes le gouvernement le fait d'une autre façon ,ce qui va dans votre sens de jugement ,mais il n'ose pas encore vider trop rapidement nos petites économies ...
a écrit le 31/03/2011 à 5:17 :
Les marchés ont une mémoire d'éléphant et vous remarquerez que les attaques portent toujours sur des pays qui n'inspirent pas une grande confiance en matière de stabilité financière.
Quant aux agences de notation indépendantes et étatiques ou la taxe sur les transactions financières...elles ont autant de chances de voir le jour qu'un ...gouvernement mondial.
Réponse de le 31/03/2011 à 6:56 :
Il faut faire confiance au genre humain et ne pas désespérer, car les nations savent bien se coaliser durablement quand elles perçoivent que leurs intérêts vitaux sont en jeu (exemples: OTAN, ONU, FMI, OMC, UNESCO, FAO, etc). Par ailleurs, l'idée commence à faire son chemin, ce d'autant plus que, toutes proportions gardées, il ne faudra pas casser la tirelire pour créer une dépendance qui s'occuperait de la seule notation des états souverains...
a écrit le 30/03/2011 à 16:46 :
Le moteur à deux temps «Oficines de Notation/Spéculateurs» se soucie comme d'une guigne des appels à la raison... Il continue et continuera sans répit un travail de sape de nos finances et de nos économies, et menace «in finae» la stabilité sociale de nos pays...Comme tous les acros au jeu, ce duo ne trouvera le droit chemin, que lorsque confronté à une dure répression législative...Ainsi, serait la bienvenue, une
interdiction aux agences de notation existantes de vendre ou de propager des notations souveraines... et de laisser cette activité [supra]régalienne à une seule instance officielle globale indépendante et «ad hoc»... genre Agence de l'ONU, du FMI, un Secrétariat Permanent spécialisé du G20, etc...Cet instance pourrait être financée par exemple par une taxe portant sur les transactions financières de «short selling» obligataire-souverain...Pour compléter le sevrage, il faudra fermer certaines tables de jeu..., genre une interdiction absolue de souscrire des CDS sans détenir au préalable les obligations souveraines correspondantes en contrepartie. ...................................«No Pain..No Gain»...n'est-ce pas?!...
Réponse de le 31/03/2011 à 8:58 :
totalement d'accord ! merci pour votre post
a écrit le 30/03/2011 à 14:03 :
Il était temps que l'EU lève le ton et s'interroge sur la pertinence, la fiabilité et la crédibilité de l'analyse des toutes puissantes agences de notation... il faudrait que cela s'accompagne aussi de mesures concrêtesà l'encontre de ces dernières.
Réponse de le 30/03/2011 à 15:23 :
Parce qu'on sait tous que des pays dont les dépenses sont systématiquement plus élevés que les recettes depuis des décennies sont d'une solidité financière à tout épreuve, que des pays qui empruntent non pas pour des investissements mais pour financer les dépenses courantes n'auront aucun problème à rembourser leur dette.

A votre avis, si chaque mois vous dépensez deux fois plus que vous ne gagnez, combien de temps avant l'interdit bancaire?

Oui les agences de notations se trompent: ça fait longtemps qu'elles auraient du dégradé la note des pays européens et des Etats Unies.

Il est temps que la cavalerie financière s'arrête. N'importe qui ayant 2 grammes de bon sens sait qu'une entité ne peut pas continuer à dépenser plus qu'elle ne gagne, que c'est un modèle qui ira forcément dans le mur un jour ou l'autre. L'Etat n'est pas magicien, et ceux qui pensait le contraire vont avoir une sacré gueule de bois quand on se prendra enfin le mur de la réalité.

Vous pouvez obliger les agences de notations a mettre des AAA à tous les Etats: il ne pleuvra pas de l'or pour autant.
Réponse de le 30/03/2011 à 15:34 :
L'EU n'a pas a se meler des agences de notation. Si l'EU commence a decider dans ce domaine, ils vont nous refaire le coup du stress des banques, plus aucun pays ne sera degrade, plus aucun pays n'aura de problemes et, comme les banques, ce sera faux.
Réponse de le 30/03/2011 à 16:45 :
Pourquoi les agences de notation, toujours si promptes à dégainer pour abaisser les notes des états européens, n'ont-elles pas vu venir la crise des subprimes, ni la déchéance de Lehman Brothers ?
.....A qui profite le crime et peut-on vraiment leur faire confiance
Réponse de le 30/03/2011 à 18:00 :
Tout a fait d'accord avec vous, Titou, les agences de notation sont suspectes sur les subprimes( ont-elles vu venir le desastre? Ont- elles decidees d'ignorer le probleme?).Mais l'EU ou les divers gouvernements ont-ils ete plus clairvoyants? J'ai plus confgiance aux agences qu'a nos politiciens qui eux ignorent les problemes par interet et par incompetence.
Réponse de le 30/03/2011 à 19:44 :
réponse à ALAN John , je parie que Alan john est du coté des agences de notation
et qu'il est anglophone.
Réponse de le 31/03/2011 à 6:11 :
Les agences de notation sont des entreprises commerciales comme les autres(Voir pour l?Angleterre).Une remise en question du contrat et un retard de paiement vont leur couter les fameux AAA.
L'EU a bon dos, elle a déjà fait appel à ces agences, il me croit !
Réponse de le 31/03/2011 à 9:17 :
Alain, je suis francais et du cote des agences de notation dans la mesure ou elles sont independantes, ce a quoi je m'oppose c'est aux politiciens qui organiseraient des notations en fonction des resultats desires(ex les ridicules stress banquaires). Pourquoi , les anglophones seraient ils pro agences de notation? Et est-ce la faute aux agences si les PIGS sont dans une situation catastrophique?
Réponse de le 31/03/2011 à 10:13 :
Les Agences de Notations ne sont pas en cause a mon avis. Ce qui est en cause c'est que les Etats ne devraient pas avoir a y être confrontés. Ils portent a la base la responsabilité de leur gestion en effet.

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