Zapatero jette l'éponge en Espagne

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L'Espagne aura un nouveau chef de gouvernement au plus tard au printemps 2012: José Luis Rodriguez Zapatero a en effet révélé ce samedi qu'il ne se représentera pas aux élections parlementaires de mars 2012. En levant le voile sur son avenir, le chef du gouvernement depuis 2004 ouvre la voie à des élections primaires au parti socialiste qui devraient avoir lieu après les régionales du 22 mai.

"Je ne vais pas être candidat aux prochaines élections générales".

Par cette simple phrase prononcée au milieu de son discours du comité fédéral du Parti Socialiste espagnol (PSOE), José Luis Rodríguez Zapatero a mis fin à plusieurs de mois suspense et de confusion dans son camp.

Le chef du gouvernement espagnol laissera donc le pouvoir après huit ans à sa tête en mars 2012, une fois que le scrutin législatif aura désigné son successeur.

L'annonce de Zapatero intervient alors qu'il y a une semaine, lors d'une réunion avec quarante grands patrons espagnols, Emilio Botin, le président du Banco Santander,  lui avait expressement demandé de ne pas faire part de ses intentions pour les élections de mars 2012 afin de ne pas ajouter un élement d'incertitude politique aux turbulences que connaît régulièrement l'Espagne sur les marchés financiers à la suite de ses difficultés économiques et financières.

Au cours de cette réunion le chef de gouvernement espagnol avait insisté vouloir accélérer plusieurs réformes structurelles envisagées.

La réaction des marchés financiers lundi, à savoir sur le taux des obligations d'Etat espagnoles à dix ans, à ce retrait annoncé de Zapatero sera donc un nouveau test pour l'Espagne.

 La désignation du futur candidat socialiste devrait avoir lieu après les élections locales du 22 mai prochain, selon la presse. Cela permettra au nouveau chef de file du parti de ne pas endosser la responsabilité de l'échec annoncé de son camp lors de ce scrutin. Deux membres de l'actuel gouvernement font figure de potentiels candidats : la ministre de la Défense, Carme Chacón, et le ministre de l'Intérieur et porte-parole du Gouvernement Alfredo Pérez Rubalcaba. Ce dernier est considéré par le sondages comme le plus à même de sauver les socialistes de la débâcle en 2012.

 Quoiqu'il en soit, si l'annonce du départ de José Luis Rodriguez Zapatero est arrivée plus tôt qu'attendue, elle n'est pas en soi une surprise. En effet, le leader socialiste semble usé par la crise économique, dont il s'est efforcé de nier la gravité avant de devoir revenir sur son jugement. Au terme de six ans de politiques socialistes et près d'un an de rigueur, sa popularité est au plus bas.

Selon une enquête du quotidien Público publiée le 28 mars, les Espagnols lui donnent une note de 3,5 sur 10.

"Nous avons pu commettre des erreurs. Mais nous avons fait face à tout moment", a-t-il souligné dans son discours.

Ces erreurs placent le principal parti d'opposition, le Partido Popular (PP), en position de force. Suite à l'annonce de José Luis Rodriguez Zapatero, le PP a demandé, une nouvelle fois, la convocation d'élections anticipées, informe Europa Press.

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