La Commission européenne refuse de mettre son budget à la diète

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La Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne et plusieurs autres Etats membres avaient émis le souhait que le budget de la Commission n'augmente pas plus vite que l'inflation. La hausse de 4,9% proposée ce mercredi par Bruxelles devrait donc avoir du mal à passer.

Bruxelles a proposé ce mercredi que le budget européen s'inscrive en hausse de 4,9% l'an prochain, prenant à revers les demandes de nombreux Etats membres qui appelaient à plus d'austérité. Avec cette nouvelle hausse, la Commission europénne disposerait de 132,7 milliards d'euros en 2012 contre 126,5 milliards d'euros cette année. Les crédits consacrés aux régions défavorisées, à la recherche et au développement et au soutien à l'économie seront les premiers bénéficiaires de ce projet de budget qui, doit maintenant être approuvé par les Etats membres et le Parlement européen.

En décembre, la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne et plusieurs autres Etats membres avaient demandé que le budget européen ne puisse plus augmenter au delà de l'inflation sur l'ensemble de cette période. Les pays qui ont rejoint l'UE en 2004 estiment qu'une telle décision reviendrait à réduire les aides structurelles qu'ils reçoivent afin de combler leur retard par rapport aux autres Etats membres.

"Il est vrai que nous sommes pris sous les tirs fratricides d'un certain nombre d'Etats membres", a concédé le commissaire européen chargé du Budget, Janusz Lewandowski, lors d'une conférence de presse. Mais, a-t-il insisté, les dépenses d'administration ont été gelées et la hausse s'explique par des obligations légales héritées des années précédentes ainsi que par un maintien des dépenses d'investissement, qui représentent la quasi totalité du budget communautaire.

L'an dernier, la Commission européenne avait proposé une hausse de 5,9% du budget de l'UE mais la hausse avait finalement été limitée à 2,9% au terme de longues négociations avec les Etats membres et les eurodéputés.

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