L'OCDE réduit nettement la prévision de croissance du Japon

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L'Organisation pour la coopération et le développement économiques a divisé à plus de deux la croissance du PIB du Japon en 2011 suite à la catastrophe naturelle du 11 mars dernier.

En raison des retombées du séisme et du tsunami survenus le 11 mars, l'OCDE abaisse la prévision de croissance du Japon. La croissance du PIB de l'archipel sera de 0,8% cette année, a annoncé l'OCDE ce jeudi. Cette estimation révise sensiblement la précédente qui donnait 1,7%.

L'Organisation pour la coopération et le développement économiques anticipe une remontée de la croissance à 2,3% en 2012, révisant là encore - mais à la hausse - sa précédente projection qui était de 1,1%, à la faveur des investissements dans la reconstruction.

L'Etat devra investir dans la reconstruction des infrastructures mais devra observer aussi une certaine discipline budgétaire et pour cela il lui faudra porter le taux de TVA de 5% actuellement à 20%, poursuit l'OCDE dans son rapport.

"L'impact immédiat de cette horrible catastrophe sera sans doute important, s'étendant au-delà des régions dévastées par le séisme et le tsunami", explique-t-elle.

"Toutefois, l'expérience des catastrophes passées au Japon et dans d'autres pays développés laisse penser que l'impact négatif à court terme sur la production économique sera suivi d'un rebond avec une accélération des dépenses de reconstruction".

De son côté, le gouvernement japonais a évalué à plus de 300 milliards de dollars le seul coût des dommages matériels. Ce montant ferait de la catastrophe naturelle du 11 mars la plus coûteuse de l'histoire.

La production du pays pourrait se redresser d'ici au troisième trimestre de cette année mais la consommation privée risque de rester médiocre jusqu'à la fin de l'année, prévient par ailleurs l'OCDE. La déflation restera une entrave économique car l'économie ne croîtra pas assez vite pour combler l'écart entre l'offre et la demande avant la fin 2012, remarque l'organisation.

Si un nouveau coup de pouce monétaire vient à s'imposer, la Banque du Japon devra acheter davantage de dette publique pour abaisser les taux d'intérêt à long terme et elle doit procéder avec circonspection si elle compte en plus racheter des actifs plus risqués, prône l'OCDE.

 

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