Sarkozy et Berlusconi enterrent la hache de guerre

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A l'occasion du 29ème sommet franco-italien, Silvio Berlusconi et Nicolas Sarkozy ont tourné la page de plusieurs semaines de tensions entre la France et l'Italie, sur les questions industrielles et d'immigration clandestine.

La hache de guerre est officiellement enterrée entre Paris et Rome. Que ce soit sur les questions industrielles ou d'immigration. Et pour manifester sa bonne volonté, Nicolas Sarkozy a donné un gage que Silvio Berlusconi a apprécié. Le Président français a officiellement apporté son soutien à la candidature du gouverneur de la Banque centrale italienne, Mario Draghi, pour succéder à Jean-Claude Trichet à la tête de la Banque centrale européenne. "Nous le soutenons parce que c'est un homme de qualité", a expliqué Nicolas Sarkozy, selon qui le président du Conseil italien a pour sa part promis de soutenir la candidature d'un candidat français au directoire de six membres de la BCE.

Le président du Conseil italien et le chef de l'Etat français ont également décidé de s'engager ensemble en faveur d'un révision du traité européen de Schengen sur la libre circulation des personnes. Silvio Berlusconi a néanmoins souligné que la France accueillait en moyenne cinq fois plus d'immigrés que l'Italie. Mais c'est sur le terrain industriel que la réconciliation entre les deux capitales est la plus frappante. Quelques heures après l'annonce d'une OPA du groupe agroalimentaire français Lactalis sur son concurrent italien Parmalat, les deux hommes ont choisi de jouer l'apaisement. "Vous avez les meilleures PME et on a des grands groupes puissants", a déclaré Nicolas Sarkozy lors d'une conférence de presse conjointe. "Donc il n'y a pas lieu de se faire une guerre entre les uns et les autres."

Créer des grands groupes franco-italiens devient un credo commun

De son côté, Silvio Berlusconi a refusé de parler d'OPA hostile au sujet de l'offre faite par le Lactalis aux actionnaires de Parmalat. Le Président du conseil italien a néanmoins insisté sur le fait qu'il préfèrerait que le groupe français trouve un accord avec des entrepreneurs italiens pour créer un groupe franco-italien plutôt que de prendre le contrôle du champion italien des produits laitiers : "Notre voeu commun est de créer de grands groupes internationaux franco-italiens et italo-français qui puissent bien se situer dans la compétition mondiale".

Un voeu confirmé par Nicolas Sarkozy, selon qui le secrétaire général de l'Elysée Xavier Musca et un collaborateur de Silvio Berlusconi seront chargés de faciliter des accords entre groupes privés français et italiens.

 

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Commentaires
a écrit le 27/04/2011 à 8:22 :
ST Microelectronics, groupe franco-italien créé en 1987 (fusion SGS et Thomson semiconducteurs), numéro 5 mondial de la microelectronique depuis des années est la preuve que les deux pays peuvent faire des miracles ensemble.
Réponse de le 27/04/2011 à 21:18 :
Qui se ressemble...

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