Espace Schengen : Bruxelles cède aux demandes de Paris, mais impose des conditions

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La Commission européenne a accepté d'envisager la possibilité de rétablir les frontières à l'intérieur de l'espace Schengen, mais seulement sous certaines conditions "exceptionnelles". Une manière de satisfaire les demandes de Nicolas Sarkozy, sans remettre en cause les fondements de l'espace Schengen.

Mise sous pression par la France et l'Italie qui réclamaient une révision des accords de Schengen, la Commission européenne a accepté mercredi d'envisager la possibilité de rétablir temporairement les frontières internes à l'Europe. Mais seulement dans deux cas : lorsqu'un pays chargé de garder une frontière extérieure se révèle "défaillant", et lorsque la pression migratoire est "extraordinaire". Un motif de satisfaction pour Nicolas Sarkozy, qui obtient une victoire diplomatique. Mais elle n'est que partielle car, selon Bruxelles, des contrôles aux frontières ne pourraient être rétablis que dans des "circonstances exceptionnelles", en fonction de conditions "strictes", et ne devraient être décidés qu'au niveau européen.

Une demi-victoire diplomatique pour Nicolas Sarkozy

Or, dans l'esprit de Cecilia Malmström, la commissaire européenne en charge des Affaires intérieures, l'afflux de plus de 20.000 migrants tunisiens auquel Rome et Paris ont été confrontées ne représente en aucun cas "un flux migratoire énorme", en comparaison avec les "650.000 personnes qui ont fui les zones de conflit en Libye" ou les "236.000 demandes d'asile en Europe l'an dernier". En clair, même avec ces aménagements des accords de Schengen, la France n'aurait vraisemblablement pas pu rétablir ses frontières face à l'afflux de migrants tunisiens arrivés par l'Italie.

Manifestant son attachement au principe de libre-circulation, Cecilia Malmström a également insisté sur le danger de créer "une Europe forteresse". Après les vives tensions qui ont vu le jour entre Paris et Rome, la commissaire a appelé à lutter "contre les solutions simplistes et populistes et contre une approche à court terme sur le contrôle des frontières".

Les mesures présentées par la Commission seront discutées le 12 mai à Bruxelles par les ministres européens de l'Intérieur puis seront sur la table des chefs d'Etat et de gouvernement le mois prochain.

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Commentaires
a écrit le 06/05/2011 à 8:25 :
je crois que l'introduction de l'article pose bien le problème de la démocratie: un ou plusieurs chef élus ont du demander l'avis de fonctionnaire qui ont posés leur condition
a écrit le 06/05/2011 à 7:13 :
va t on recontruire une ligne Maginot? Ce n'est pas en arrétant les trains qui viennent de Vintimille que l'on stoppera l'immigration vers l'Europe .Il serait plus astucieux d'aider vraiment(!) un pays lorsque ses frontières sont menacées avec peut etre une polive Européene.
a écrit le 05/05/2011 à 15:29 :
Toute la misère du monde frappe à notre porte ( c'est normal : Allocs, Aides au logement, aides diverses de l'état, des régions, des départements, des communes etc...)La France est un pays ou il y a du travail à gogo, trés peu d'impots, des logements libres à ne plus savoir qu'en faire ( même si nos propres enfants n'y ont jamais droit parce qu'ils gagnent trop ou trop peu... ) à ce train c'est nous qui dans quelques années allons traverser la frontiére dans l'autre sens ( et vite encore )lorsque ces hordes d'immigrés décideront que l'herbe est décidément bien verte en FRANCE et que ,étant plus nombreux, ils n'ont plus besoin de nous! Espérons que ce jour là Cécilia Malmstrom nous receuillera dans son beau pays ! Merci d'avance l'Europe
a écrit le 05/05/2011 à 10:25 :
Alors c'est un fonctionnaire du machin européen qui décide comment La France doit gérer ses frontières ? Bravo, bel abandon de la souveraineté !! Personne ne dit rien ??
Réponse de le 05/05/2011 à 13:46 :
La France fait partie de l'Union Européenne, donc elle se doit de respecter les accords qu'elle a signée. La décision n'est pas prise par un fonctionnaire européen, mais par l'ensemble des états membres de l'Union, le France comprise.
Réponse de le 05/05/2011 à 15:45 :
Pas du tout ! La commission est désormais l'exécutif de l'UE. Elle fait ce qu'elle veut, de temps em temps elle consent à laisser exister les Etats membres. Le but affiché est de détruire les Etats membres en les laminant entre le Régions et la Commission...Souveraineté de 1789 où es-tu ?
Réponse de le 06/05/2011 à 7:02 :
La France libre c'est fini depuis l'occupation par les américains et ensuite l'instauration de UE. Concernant cet accord de la commission il est complètement bidon, car retablissement des frontières dans des circonstences exceptionnelles on peut les faire avec l'article 11 ou 16 de la Constitution ; suite à un referendum ou en cas d'état d'urgence.
a écrit le 05/05/2011 à 8:21 :
Ce qui veut dire qu'au lieu de les faires passer de manière visible, on échelonne leur passage dans le temps en quatimini... mais le résultat reste le même! Le problème persiste...!
Réponse de le 05/05/2011 à 9:37 :
Hélas oui -
a écrit le 05/05/2011 à 7:53 :
la folie des technos européens cela sent l infiltration des députes ou la corruption

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