Lagarde au Caire : soutien de l'Egypte dans sa course au FMI mais motus sur la CJR

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Dans la capitale égyptienne, la ministre française s'est présentée comme une candidate à même d'orienter l'institution vers la défense des pays émergents et les moins développés. Christine Lagarde n'a en revanche pas évoqué la procédure devant la Cour de justice de la République (CJR) devant décider le 8 juillet sur l'ouverture d'une éventuelle enquête à son encontre en liaison avec l'affaire Tapie-Adidas.

C'est en candidate de la diversité, "européenne d'origine" mais "profondément universelle et internationale dans ma vocation" que Christine Lagarde a achevé en Egypte sa tournée de candidature pour la direction du FMI. Une conclusion très positive pour la ministre francaise de l'Economie et des Finances qui a reçu un appui formel du Caire par la voix de son ministre des Affaires étrangeres, Nabil Al Arabi. Peu avant, lors d'une conférence de presse, la candidate française avait exprimé "être extrêmement satisfaite" du "soutien très affirmé de ses interlocuteurs".


Alors que sa visite à Ryadh s'est achevée sans soutien officiel de l'Arabie saoudite, Christine Lagarde peut-être confiante. Rallier le Caire à sa candidature est un très bon point. Symbole des printemps arabes et d'une transition qui se passe plutôt en bon ordre, l'appui de l'Egypte, plus de 80 millions d'habitants permet à Christine Lagarde de mettre en avant le soutien d'un pays émergent, elle qui cherche à ne surtout pas passer pour la candidate européenne.
"Si je suis élue, j'aurais à coeur de servir tous les Etats membres en tenant compte de leur diversité et de leur développement économique et des objectifs du FMI qui sont la stabilité économique, le commerce international, les échanges mais aussi les questions d'ordre social et d'emploi qui sont fondamentales pour la stabilité générale des pays"
Une précision qui a pu avoir son importance: en Egypte, les institutions financières internationales sont souvent associées à la politique économique très libérale des dernières années du régime Moubarak, aux nombreuses privatisations et à la situation très dégradée de la majorité des Egyptiens en dépit d'une croissance forte.
Candidate universelle, Christine Lagarde, a tenu a mettre en avant l'action de Nicolas Sarkozy au cours du G7 de Deauville en mai dernier, au cours duquel "beaucoup d'engagements ont été pris au service de l'Egypte" et les 650 millions d'euros sur trois ans que la France consacrera au développement dans le cadre de l'AFD.
Aucune allusion n'a été faite au prêt de 3 millliards de dollars accordés cette semaine à l'Egypte par le FMI, Christine Lagarde qui, rappelant l'amitié de la France pour le peuple égyptien " tout particulièrement depuis le 25 janvier", s'est dite très impressionnée par la politique économique du gouvernement de transition: "par la maîtrise du processus budgétaire et la détermination à réengager tous les moteurs de la croissance."
La candidate française a conclu en souligant les deux principes qui marquerait sa présidence si elle était élue:"Je crois aux vertus de la diversité, on ne peut pas fonctionner dans un mécanisme "One size fits all"", tout en insistant sur la nécessité de "la vitesse d'exécution"
 

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Commentaires
a écrit le 13/06/2011 à 14:07 :
Oh la une grand mère, pas vraiment compétente pour ce poste!!

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