Sauvetage de la Grèce : Bercy et les financiers français s'accordent sur un scénario

Le Trésor français et les institutions financières se sont mis d'accord sur un scénario destiné à favoriser la participation des créanciers privés au plan de sauvetage de la Grèce. La zone euro se prépare au pire dans la crise grecque et fera face si le plan d'aide au gouvernement d'Athènes n'aboutit pas, a déclaré par ailleurs le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, dans une interview au Bild am Sonntag.
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)

Selon Le Figaro, un accord est intervenu dans la nuit de vendredi à samedi sur une proposition à laquelle Paris tentera de rallier ses partenaires européens, rapporte le quotidien sur son site Internet.

Les banques et compagnies d'assurances françaises sont prêtes à souscrire volontairement à de nouvelles obligations publiques grecques, avait déclaré vendredi Nicolas Sarkozy à l'issue du Conseil européen de Bruxelles.

Ce processus de "rollover" sur une base volontaire est la solution actuellement à l'étude pour permettre aux investisseurs privés de participer au plan de sauvetage financier de la Grèce mis sur pied par les pays de la zone euro.

Les modalités de la participation des institutions financières posent cependant problème. La proposition de Paris prévoit des emprunts longs qui pourraient être assortis d'un taux d'intérêt équivalent à celui que la Grèce acquitte vis-à-vis de ses "sauveteurs" publics, avec en outre un taux d'intérêt variable susceptible d'être indexé sur un indicateur économique grec, comme le PIB, rapporte le Figaro.

L'alternative, avancée par un groupe de travail emmené par BNP Paribas, ouvre la possibilité de réinvestir 70% seulement des sommes reçues à l'occasion des tombées d'emprunts grecs, précise le quotidien.

La moitié serait allouée à de nouveaux prêts grecs, émis cette fois à 30 ans. Quant aux 20% restants, ils seraient placés sur un fonds investi sur des titres de très grande qualité qui s'autoalimenterait ensuite grâce au cumul des intérêts, ajoute Le Figaro.

Cette proposition, qui rapporterait moins aux créanciers mais présenterait pour eux moins de risques, a reçu un accueil favorable dans les couloirs du Conseil européen, assure un proche du dossier cité par Le Figaro.

Selon des sources bancaires européennes, des banques et des responsables des autorités monétaires et financières discutent d'une proposition visant à remplacer la dette grecque par une catégorie d'obligations différente. Il s'agit d'éviter que les agences de notation ne placent la dette grecque en défaut.

Par ailleurs, la zone euro se prépare au pire dans la crise grecque et fera face si le plan d'aide au gouvernement d'Athènes n'aboutit pas, a déclaré le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, dans une interview publiée ce dimanche. Il a déclaré que lui et ses homologues européens attendaient que le parlement grec adopte des mesures d'austérité cruciales cette semaine, malgré des manifestations de rue et une résistance de l'opposition, mais que l'Europe ferait face s'il était rejeté. "Nous faisons tout ce que nous pouvons pour éviter une escalade périlleuse pour l'Europe mais en même temps tout doit être organisé pour affronter le pire", a-t-il déclaré au journal Bild am Sonntag.

Sujets les + lus

|

Sujets les + commentés

Commentaires 18
à écrit le 28/06/2011 à 12:19
Signaler
La Tribune. Expliquez pourquoi vous ne voulez pas parler de la Chine. Dont le Premier Ministre a déclaré: vouloir racheter toute la dette grecque. N'est-ce pas un bon moyen de se débarrasser de cette patate bouillante...Jean-Claude Meslin

à écrit le 28/06/2011 à 6:42
Signaler
Bah .... trouver à qui refiler la patate chaude ! Je jeux de massacre continu !

à écrit le 27/06/2011 à 21:29
Signaler
En fait de favoriser la participation des créanciers, il s'agit avant tout de leur garantir un paiement minimum à ce que je comprends. Quand même pas du tout la même chose. L'exact inverse même, non? Si la Grèce fait faillite, ils reçoivent 0. Pas 5...

à écrit le 27/06/2011 à 19:51
Signaler
En son temps, le retrait des troupes américaines du Vietnam (appelé "vietnamisation") avait été traduit par le peu amène "jaunissement des cadavres".... Par analogie avec la Grèce, la "participation des créanciers privés" est la relève (ou le complém...

à écrit le 27/06/2011 à 16:28
Signaler
J'attendrai mercredi et jeudi pour pondre un commentaire en fonction de ce que leur parlement aura acté (sans doute contre le peuple).

à écrit le 27/06/2011 à 15:02
Signaler
Comme toujours, j?ai du mal à comprendre cette déontologie empirique. En somme, la Grèce a fait défaut le jour ou la BCE (et autres) a du intervenir pour prêter de l?argent à un taux que la Grèce pouvait supporter. Maintenant, on sait que cela ne pe...

le 27/06/2011 à 15:53
Signaler
Je suis d'accord il va falloir demander des comptes à la BCE qui a acheté, sauf erreur, 40 milliards d'emprunts grecs pour dépanner les banques (qui en ont profité pour se défausser) avec à peine un discount de moins que rien. Quand la BCE devra pass...

le 27/06/2011 à 21:33
Signaler
Je ne veux pas dire de bêtise, mais le capital de la BCE est de combien? 10.76 Mds? et encore après une augmentation de capital récente, non?

à écrit le 27/06/2011 à 14:29
Signaler
N'est il pas plus important de sauver le Stade Français plutôt que la Grèce et c'est moins onéreux...

le 27/06/2011 à 15:21
Signaler
@PB83, avant de sauver la Grèce, sauver l'hôpital et la sécurité sociale FRANCAISE! la Grèce ne pourra jamais rembourser!!!!!!!!

le 28/06/2011 à 3:25
Signaler
ah parce que l'hôpital et la sécurité sociale pourront rembourser ? et avec quoi ?? nos impôts encore et encore et NOUS EN AVONS MARRE

à écrit le 27/06/2011 à 13:17
Signaler
Au dernières nouvelles aucun accord n'a été obtenu sur ce qu'on appelle le plan français concernant le sort de la dette souveraine détenue par les banques et autres investisseurs institutionnels. Les banques ont bien vu que ce plan s'assimilait à un ...

le 28/06/2011 à 3:28
Signaler
vous êtes un reveur : les banques savent parfaitement à quoi s'attendre : sarkozy leur tord le bras pour les y obliger ! votre amour des banques me surprend : elles prêtent votre argent et s'y elle ne sont pas rembourser c'et votre argent qui part en...

à écrit le 27/06/2011 à 13:14
Signaler
C'est quand même bizarre cette politique libérale depuis 30ans qui ne fait que nous endetter d'années en années de plus en plus .... C'est voulu ? Et puis ces attaques sur tous les fronts en même temps de la part des lobbies agricole , industriel ,...

le 27/06/2011 à 21:40
Signaler
Avec un minimum d'honnêteté intellectuelle vous ne pouvez appeller libérale une politique dictée par une élite de plus en plus bureaucratique, au profit d'oligopoles sans la sanction ou l'aval des peuples. C'est même le contraire. L'inflation légis...

à écrit le 27/06/2011 à 11:39
Signaler
Juste une question (merci pour les réponses): en cas d'éclatement de la zone euro et de disparition de la monnaie unique, qu'adviendrait-il des dettes publiques? Peut-on et doit-on rembourser une dette libellée dans une monnaie n'existant plus?

le 27/06/2011 à 12:28
Signaler
Je crois (mais c'est à confirmer) que dans ce cas les obligations seraient converties dans la nouvelle monnaie. Si l'euro disparait cela implique forcément l'utilisation d'une autre monnaie (vous pensez je suppose à un retour au franc, mark, drachme,...

le 27/06/2011 à 12:43
Signaler
On peut proposer de rembourser en nouveaux francs, un nouveau franc valant un euro, et du coup on divise notre dette par six, pas mal in (si au contraire mal in). M' enfin parmi les porteurs de dette française, y a quand même beaucoup d'européens, id...

Votre email ne sera pas affiché publiquement.
Tous les champs sont obligatoires.

-

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.