Les Européens cherchent la parade à la crise

Sommés par les Etats-Unis de trouver une solution à la crise de la dette qui menace la croissance de l'économie à travers le monde, les pays de la zone euro réfléchissent à divers scénarios conciliant exigences financières et contraintes politiques. En Allemagne, d'influents consultants allemands ont concocté un plan baptisé Eureca.
Infographie La Tribune
Infographie La Tribune

Les grandes manoeuvres ont commencé en Europe. Pressés de toutes parts, en particulier par les États-Unis et la Chine, de mettre fin à une crise de la dette grecque qui dure depuis presque deux ans, les leaders européens - Allemands en tête - travaillant à un vaste plan pour sauver la zone euro. Non sans avoir répliqué vertement aux critiques américaines : « Contrairement à ce que pense Obama, les problèmes de l'Europe ne sont pas la cause des problèmes des États-Unis », a ironisé le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble (lire également en page 32). De son côté, la chancelière allemande, Angela Merkel, a précisé : « Nous ne voulons pas de nouveaux plans de relance », jugeant que c'était « une mauvaise idée de combattre des dettes par de nouvelles dettes », une critique de la politique de relance par la planche à billets décidée outre-Atlantique.

Pour autant, le problème est latent. « Aujourd'hui, la crise (de la dette en Europe) est entrée dans une spirale qui a atteint un point où le système bancaire risque de se gripper, ce qui pourrait causer un dommage significatif au reste de l'économie mondiale », explique Bob Doll, stratège sur les marchés actions chez le fonds BlackRock.

Deux questions clés

Quel que soit le résultat final des discussions en cours dans les capitales de la zone euro, le Fonds européen de stabilité financière (FESF) devrait, en toute logique, être doté d'un montant largement supérieur aux 440 milliards d'euros pour au moins clairement indiquer aux marchés financiers que les Européens sont prêts à aider demain, si besoin, des économies comme l'Espagne ou l'Italie en cas de contagion du risque grec.

Mais divers scénarios sont sur la table (lire ci-contre) pour répondre à la fois aux problèmes et aux limites posés par certains pays, en particulier l'Allemagne. « Deux questions clés se posent. La première est de savoir si ces plans s'attaquent véritablement à la source sous-jacente des problèmes et la seconde de savoir si tous les plans peuvent rétablir la croissance dans les pays les plus faibles car, sans cela, les achats d'obligations du FESF apparaissent inutiles. Dans le premier cas, je crains que les achats de dette ou la recapitalisation des banques n'agissent sur les symptômes mais non sur les causes. Le réel sujet d'inquiétude porte sur le fédéralisme budgétaire et cela n'a pas encore été abordé. Pour le second cas, je crois toujours que la croissance dans la zone euro va rester faible, laissant les pays périphériques comme l'Italie et l'Espagne livrer une bataille difficile selon que le FESF puisse acheter ou non d'importants volumes de leurs obligations », explique Steve Barrow, économiste chez Standard Bank. Mais, surtout, il faut attendre l'étape décisive du vote sur la modification du statut du FESF par le Bundestag jeudi.

 

Sujets les + lus

|

Sujets les + commentés

Commentaires 20
à écrit le 28/09/2011 à 12:52
Signaler
qu'est ce que vous entendez par "des pays qui leur servait seulement de chasse gardée pour les exportations mais qui ne peuvent pas résister au rouleau compresseur qu'est l'économie allemande lâchée sans freins sur les économies moins fortes auxquell...

le 28/09/2011 à 18:21
Signaler
Avec le principe du chacun pour soi les gros bouffent les petits. À moins de faire comme le Luxembourg et devenir un paradis fiscal ou trouver d'autres stratagèmes. Mais les combines deviennent rares L'économie allemande, avec un marché interne de 10...

le 01/10/2011 à 15:14
Signaler
On ne peut reprocher à l'Allemagne ses excédents commerciaux, mais ne faut-il pas s'interroger sur notre habituel déficit commercial, au lieu de gloser sur l'icapacité de la Grèce à créer un Siemens? Le chômage ne s'exporte pas : combien y a-t-il de ...

à écrit le 28/09/2011 à 10:44
Signaler
Ils risquent de la chercher longtemps la parade. L'axe franco-allemand a imposé le principe du chacun pour soi lors de l'introduction de l'Euro (Eigene Verantwortung). Belle connerie, une union monétaire sans union fiscale cela ne peut pas fonctionne...

à écrit le 28/09/2011 à 7:37
Signaler
Contrairement à ce que soutiennent certains, nous avons en France des personnes compétentes (économistes et dirigeants) pour faire des propositions permettant de résoudre la crise. Lae problème est que les décisions sont à prendre au niveau européen ...

le 28/09/2011 à 8:56
Signaler
Le bilan de la France est lourd avec bientôt 1700 milliards de déficit cumulé et les chiffres sont têtus et si têtus que l'implosion ou l'explosion du système ne peut être que retardée. Si cette échéance imminente malgré tout, n'est pas le fruit de l...

le 28/09/2011 à 9:07
Signaler
Avec un bilan de 1700 milliards de déficit cumulé, l'incompétence des dirigeants politiques est nette et sans bavure aucune. Il faut virer la famile UMPS et la remplacer effectivement par des personnes compétentes qui existent bel et bien en France e...

le 28/09/2011 à 10:49
Signaler
de l'argent en France il y en a, le tout est d'avoir la volonté politique d'aller le chercher. il est facile de poster sur les forums pour le compte d'un parti.....

le 28/09/2011 à 16:40
Signaler
Bien d'accord et ce n'est pas nouveau. Il faut imposer plus lourdement tous les revenus, augmenter la TVA de 5 points et il n'y a plus de problème de dette souveraine qui est réglée rien qu'avec la majoration de 5 points de la TVA, le reste pouvant s...

à écrit le 28/09/2011 à 7:36
Signaler
C'est tout de même un comble que les Etats Unis pressent l'Europe de régler leur crise, alors que se sont eux qui en sont les principaux instigateurs ou tout au moins leurs banques,au niveau mondial, il n'y a qu'à faire comme l'Islande qui a envoyé ...

le 28/09/2011 à 10:50
Signaler
l'Europe est made in USA...donc pas étonnant qu'ils nous disent comment faire. Nous sommes leurs vassaux

à écrit le 28/09/2011 à 6:58
Signaler
plan secret allemand : acheter les iles grecques, car Ibiza est trop surpeuple ... chuuutt ...

à écrit le 28/09/2011 à 6:41
Signaler
On ne peut pas d'un coté vouloir agréger des dizaines de pays pour faire un marché intérieur fort, et de l'autre coté prétendre que c'est l'extérieur qui cause la crise. Le marché intérieur européen devrait être maintenant géré proprement, et proche ...

à écrit le 28/09/2011 à 6:23
Signaler
Au USA, on a la parade à la crise: faire fonctionner la planche à billets ....

à écrit le 28/09/2011 à 6:05
Signaler
La parade des Européens va être de mettre en place un montage de dettes qui comme le disait le visionnaire Maurice Allais prix Noble français d'économie,finiront par s'écrouler comme un château de cartes. Assez avec ces incompétents qui nous ont mis...

le 28/09/2011 à 6:46
Signaler
En effet, d'habitude, quand on donne la gestion d'une entreprise a des avocats, ce n'est plus pour la faire vivre, ca s'appelle une liquidation. Donc merci d'éviter cette catégorie dans la gestion de l'entreprise France & Europe, sauf a nous déclarer...

le 28/09/2011 à 12:13
Signaler
ah je comprends mieux... notre president est avocat ... il est la pour la liquidation

à écrit le 28/09/2011 à 5:39
Signaler
En France, on a la parade à la crise:: Il suffit de créer une nouvelle taxe !

le 28/09/2011 à 6:56
Signaler
+1

le 28/09/2011 à 8:56
Signaler
Sur les idiots on comblerait nos déficits !!!

Votre email ne sera pas affiché publiquement.
Tous les champs sont obligatoires.

-

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.