La FAO s'alarme de l'insécurité alimentaire

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L'insécurité alimentaire ne fait que progresser, selon le rapport annuel sur la faim publié par la FAO.

La volatilité et la fermeté des prix alimentaires sont les deux facettes d'un même problème : l'insécurité alimentaire, mise en avant dans un rapport alarmiste des trois agences de l'ONU basées à Rome. La FAO, le Fonds international de développement agricole (FIDA) et le Programme alimentaire mondial (PAM)  ont réunis leurs forces pour publier L'Etat de l'insécurité alimentaire dans le monde 2011 (http://www.fao.org/publications/sofi/fr/). Un document qui décortique la crise de 2006-2008, en tentant de comprendre pourquoi certaines régions ont mieux résisté que d'autres.

Les plus petits pays, très dépendants des importations notamment en Afrique, ont été les plus durement frappés par la crise ; les plus grands pays ont au contraire pris des mesures protectionnistes pour éviter d'importer de l'inflation, ce qui a finalement favorisé l'envol des cours internationaux (du blé, du maïs, et dans une moindre mesure des autres produits agricoles).

Autre enseignement majeur de l'étude, ces fortes oscillations de prix ont un impact majeur sur le développement, notamment des enfants. Sur les mille premiers jours de la vie, les carences alimentaires peuvent entraîner des fragilités invalidantes.

Enfin la hausse des prix alimentaires a tendance à ne favoriser que les agriculteurs bénéficiant déjà de ressources importantes ; les plus pauvres achètent plus de vivres qu'ils n'en produisent.

Au final, les trois organisations prônent une stratégie misant sur la productivité agricole, mais aussi sur l'ouverture généralisée à la concurrence commerciale. Mais surtout plus d'investissement dans des stratégies de sécurité alimentaire de long terme comme l'irrigation et d'autres infrastructures de nature à favorise le développement des cultures.

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a écrit le 11/10/2011 à 9:32 :
"Sur les mille premiers jours de la vie, les carences alimentaires peuvent entraîner des fragilités invalidantes". Un certain M. Lapalice a dit un jour "un quart d'heure avant sa mort, il vivait encore. C'est du même accabit. Je rajouterais : si tu ne manges pas, tu vas mourir de faim et si tu ne bous pas, tu vas mouurir de soif".
Conclusion : ces cabinets d'études nous servent des évidences et non pas des informations pertinentes. Désespérant (ils sont payés combien pour ce genre d'ineptie ?)
Réponse de le 12/10/2011 à 6:04 :
Onawanta, la question n'est pas "Combien ils sont payés ?" mais "Qui paie et Pourquoi ?".
Cf. la conclusion: "Au final, les trois organisations prônent une stratégie misant sur la productivité agricole, mais aussi sur l'ouverture généralisée à la concurrence commerciale"

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