Sommet européen : Sarkozy optimiste, Merkel pragmatique... et Berlusconi dans le collimateur

 |   |  1028  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
A mi-chemin d'une série de réunions décisives pour l'avenir de l'euro, les Européens peinaient toujours dimanche à définir une réponse d'envergure à la crise de la dette qui, après la Grèce, l'Irlande et le Portugal, menace désormais d'emporter l'Italie et l'Espagne. Alors que Nicolas Sarkozy annonce qu'un accord se dessine sur le FESF et que les travaux avancent bien, Angela Merkel explique que les modalités techniques seront discutées mercredi. L'Italie est désormais dans le collimateur.

Samedi, plus de dix heures de réunions ont été nécessaires pour arracher un accord sur une recapitalisation du secteur bancaire à hauteur de 100 milliards d'euros, qui avait été pourtant largement acquise au niveau technique cette semaine.

Les travaux ont en revanche peu ou pas avancé sur la formule qui sera retenue pour démultiplier le fonds de soutien à l'euro et pour réduire la montagne de dettes grecques, même si une décote allant jusqu'à 60% des titres détenus par les investisseurs privés est en cours de discussion.

Ces discussions sont menées avec les yeux rivés sur la situation économique de l'Italie qui place les Européens le dos au mur car les instruments actuels de soutien à la monnaie unique ne sont pas suffisamment puissants pour assurer le sauvetage d'un pays de cet envergure.

En prélude au Conseil européen, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel se sont entretenus avec le président du Conseil italien Silvio Berlusconi pendant une demi-heure dimanche matin.

Selon des diplomates, la rencontre a été organisée afin d'accroître la pression sur ce dernier afin qu'il mette en oeuvre de manière plus résolue les réformes annoncées en septembre et rassure les marchés sur sa capacité à maintenir sous contrôle la dette italienne, qui dépasse 120% du PIB.

Une source gouvernementale allemande a indiqué que le chef de l'Etat français et la chancelière allemande avaient souligné "la nécessité urgente de mesures concrètes et crédibles dans les pays de la zone euro", faute de quoi les décisions prises dans les prochains jours n'auront aucun effet.

Angela Merkel avait insisté samedi sur le fait que l'Italie devait réduire sa dette afin de ne pas mettre en péril les mécanismes de soutien à l'euro, "quelle que soit la hauteur de ces murs de protection".

BANQUES

A son arrivée à Bruxelles, la chancelière a prévenu qu'il ne fallait pas s'attendre à des décisions définitives lors des sommets européen et de la zone euro organisés dimanche.

Elle doit désormais compter sur l'assentiment des parlementaires allemands pour toute réforme du fonds de soutien à l'euro, ce qui complique les négociations européennes.

Au terme d'un accord trouvé samedi, une soixantaine des plus grandes banques européennes devront se recapitaliser d'ici au 30 juin 2012 à hauteur de 100 milliards d'euros afin de détenir au minimum 9% de fonds propres "durs" core tier one.

Quelque 38% de cette somme, qui pourrait ne pas être publiée officiellement, devrait revenir aux trois pays déjà sous programme d'aide : Grèce, Portugal et Irlande.

Les banques devront par ailleurs marquer leurs titres de dette souveraine à leur valeur de marché et les établissements qui ne se plieront pas à cette série de règles seront interdits de verser des dividendes à leurs actionnaires et des bonus à leurs dirigeants.

Les Vingt-Sept ont par ailleurs évoqué samedi une réactivation des garanties offertes aux banques à l'automne 2008, au plus fort de la crise, pour leur permettre de trouver des financements à moyen et long terme, a-t-on appris de même source.

Selon ce document, trois modèles sont à l'étude, avec différents degrés de coordination européenne entre les mécanismes de garanties.

GRÈCE

Les ministres sont également longuement revenus samedi sur le dossier grec et la manière de rendre la dette grecque soutenable sur le long terme.

Selon un rapport qui servira de base aux décisions des dirigeants de la zone euro, les créanciers privés d'Athènes pourraient devoir accepter une perte allant jusqu'à 60% sur leurs titres souverains.

Les ministres européens des Finances restent toutefois divisés sur le caractère volontaire ou non de la participation du secteur privé au nouveau plan de sauvetage à la Grèce.

Craignant de déclencher un événement de crédit aux conséquences imprévisibles, la France et plusieurs autres pays se montrent réticents à aller au-delà de l'enveloppe de 50 milliards d'euros négociée le 21 juillet dernier avec les banques, comme le réclame Berlin si besoin en forçant ces dernières à faire un effort supplémentaire.

Vendredi soir, Athènes a reçu une bouffée d'oxygène provisoire avec le feu vert européen au versement d'ici mi-novembre de la prochaine tranche d'aide internationale de 8 milliards d'euros, sans laquelle la Grèce ferait défaut sur ses titres souverains dans les prochaines semaines.

Le FMI doit toutefois encore lui-aussi valider ce versement, qu'il a subordonné à des décisions ambitieuses des chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro pour réduire la montagne de dettes grecques.

FESF

Le dernier volet des discussions - la démultiplication du Fonds européen de stabilité financière (FESF) - n'a pour le moment été qu'à peine effleuré par les ministres, qui laisseront le soin de trancher cette questions aux leaders.

Vendredi soir, le ministre de l'Economie, François Baroin, a confirmé que la France continuait de penser que transformer le fonds en banque était la meilleure solution même si Paris n'en fait pas une ligne rouge.

Selon plusieurs sources, Nicolas Sarkozy espère s'appuyer sur un large soutien international pour tenter de convaincre Angela Merkel, à moins de deux semaines du sommet du G20 de Cannes où les partenaires internationaux de l'Europe leurs demanderont des comptes.

Octroyer une licence bancaire au FESF lui permettrait d'avoir accès à des financements de la Banque centrale européenne et de multiplier sa capacité d'action par un facteur allant jusqu'à cinq.

Mais Berlin se refuse à cette possibilité, qui reviendrait à accepter que l'institution de Francfort finance les pays de la zone euro, l'un des dogmes explicitement exclus par les traités européens depuis la création de l'euro.

Les autres membres de la zone euro sont eux aussi divisés, la Belgique ou l'Espagne s'étant prononcés pour un rapprochement BCE-FESF alors que la Slovaquie ou l'Autriche ont indiqué que cette solution n'était plus étudiée.

Les dirigeants européens sont placés sous une intense pression par leurs partenaires internationaux pour agir de manière résolue contre la crise.

 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 26/10/2011 à 15:27 :
L'Europe c'est faite selon la volonté du couple franco-allemand. Toutes les décisions ont été prise de commun accord par cet'axe infernal. Maintenant ils jouent les arbitres et les sauveteurs alors que la responsabilité de la crise actuelle leur incombe entièrement.
C'est vraiment le comble de l'hypocrisie.
a écrit le 25/10/2011 à 4:22 :
Le manque de clairvoyance des dirigeant Français et Allemands est exaspérant.
Jamais dans l'histoire de l'UE les dirigeants de ces deux pays n'ont étés aussi médiocres. On se croirait revenus à 1925.
a écrit le 24/10/2011 à 5:51 :
Je propose qu'on procède comme en Islande, a savoir un référendum pour demander aux Français s'ils sont d'accord pour payer la dette des autres avant la dette de la France.
Réponse de le 24/10/2011 à 11:18 :
Un referendum ne sert a rien. On ne peut pas poser des questions aussi techniques a la populace, qui on le sait bien, est extremement manipulable.

Il suffit de voir les comportements en Bourse...Tant que tout va bien, tout le monde s'endette et dépense. Dès que tout va mal, tout le monde a envie d'abolir le système financier.

C'est ridicule.
Réponse de le 24/10/2011 à 16:18 :

bien vue ...cela va de soi ......
a écrit le 24/10/2011 à 4:46 :
Ce matin, bienvenue dans le IV ème Reich. Adieu notre souveraineté, nous pouvons nous y asseoir dessus... Quant à Sarko, à quand la court martiale ?
Réponse de le 24/10/2011 à 11:21 :
Le IV Reich inventé par la France ne l'oubliez pas !
Si cette construction ne profite pas a 100% a la France, le blame va directement chez nous !

Tant que le "Reich" etait une union de transfert envers la France et que tout le monde s'enrichissait tout allait bien !
Quelle hypocrisie !
a écrit le 23/10/2011 à 20:27 :
la dette c'est 1600 Mds? . Le patrimoine des Français c'est 35000 milliards ?. Le seul patrimoine immobilier 8000 Mds ? (source INSEE) dont les prix ont doublé en 10 ans et multipliée par 13 depuis 1978 ... la crise de la dette est une crise du partage ! Ttes choses égales par ailleurs, un prelevement de 1% sur le patrimoine = 350 Mds soit 20% environ du stock de dettes et une charge de la dette ramenée de 58 à 46 Mds. On laisse enfler la bulle qui s'auto-alimente !! Tout le monde veut bien profiter de la gabegie mais personne ne veut payer ! La crise pourrait s'arrêter en 24h avec des décisions courageuses. On a les dirigeants qu'on mérite. La crise de la dette est une crise du partage !
Réponse de le 23/10/2011 à 21:47 :
Non, la crise de la dette est la crise des bulles, créant des valeurs artificiellement hautes dans certains domaines : immobiliers, actions, matières premières, etc...créant un effet de richesse virtuel pour les personnes détentrices de ce genre d'actifs, déconnectée de toute création de richesses nouvelles mais réelles...
Réponse de le 23/10/2011 à 21:50 :
Le patrimoine des français ne représente que 10.000 milliards d'euros et non 35.000 milliards dont 8.000 proviennent de l'immobilier dont les prix ont doublé en 10 ans ce qui risque de ne plus durer très longtemps.
http://www.lefigaro.fr/impots/2011/01/20/05003-20110120ARTFIG00714-le-patrimoine-des-francais-a-double-en-dix-ans.php
Réponse de le 23/10/2011 à 22:01 :
Faux Alrix, il n'y a pas de richesse virtuelle ? quand on vend un bien immobilier, le virtuel devient réel ... mais regardez nos députés qui n'arrêtent pas d'amender les lois pour les vider de leurs recettes. Je maintiens cette crise est une crise du partage !
Réponse de le 23/10/2011 à 22:14 :
Un peu de courage politique, que diable ! Pourquoi se contenter de ce chétif 1% ? Non, adoptons sans barguigner plus longtemps une taxe de 100% sur le patrimoine ! Tous nos problèmes seront résolus et, à n'en pas douter, le monde entier enviera notre audace fiscale, nouvel exemple du génie de l'exception française.
Réponse de le 23/10/2011 à 22:22 :
10000 milliards c'est que l'immobilier et le patrimoine national bien 35 000 mds www.ieif.fr/siteieif/index.nsf/WDEVObjDB/Etudes_en_Bref-Immobilier-Economie-2009/$file/Immobilier-Economie-2009.pdf
Si on commence à partir du principe qu'on ne taxe pas les transactions actuelles parce que les prix risquent de baisser demain, on ne risque pas d'avancer. Jean-Michel doit être député ;-)))
Réponse de le 23/10/2011 à 22:26 :
"Déjà trop taxés" : belle tirade mais aucune proposition .... on l'attend !
Réponse de le 23/10/2011 à 22:30 :
Sauf qu'on ne vend pas tout le patrimoine immobilier à la fois. Le stock immobilier est valorisé sur la valeur des échanges effectué qui ne représente qu'un petite partie de ce stock.
Admettons qu'on taxe le stock immobilier à hauteur de 10%. Où les propriétaires trouveraient les 800 milliards de cash pour payer ?
Réponse de le 23/10/2011 à 22:40 :
Le patrimoine NET est de 12000 milliards d'euros selon l'INSEE.
http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=NATTEF08149

Les transactions ne représentent qu'une faible partie de ce montant. En général, on achète un logement tous les 10 à 15 ans environ.
Réponse de le 23/10/2011 à 22:47 :
bien sur il ne faut pas taxer le stock mais les flux puisque le cash est là. les transactions immobilieres c'est 10% du PIB tous les ans et très stables en nombre soit 195 Mds euros. Comme on vend un bien tous les 30 ans, on peut estimer qu'il y a 170 Mds de plus-values dans ces 195 Mds (les prix ont été multipliés par 13 depuis 1978, j'arrondis à 10 fois). Sur les 170 Mds de plus-values, il y a de quoi faire ... et sans parler des ventes d'entreprises (mais "que" 6 Mds euros selon mes premières sources) et des transactions financières ... on en revient à la taxe Tobin .... Bref, on est bien face à une crise du partage !
Réponse de le 23/10/2011 à 22:54 :
tous les chiffres de l'immobilier viennent du site du ministère :
www.cgedd.developpement-durable.gouv.fr/rubrique.php3?id_rubrique=138

allez bonne nuit ... elle portera peut être conseil à nos dirigeants ............................................
Réponse de le 24/10/2011 à 15:37 :
Plutôt que de taxer ceux qui, à force de travail et privations, ont réussi à se constituer un patrimoine immobilier ou boursier avec leurs économies sur lesquelles ils ont payé l'impôt sur le revenu, ne serait-il pas mieux de mettre ceux, qui, de près ou de loin, touchent aux activités de l'état et des collectivités locales au SMIC ou qu'ils vicente de l'aumone? La politique n'est pas un métier mais une vocation. Sans compter la suppression de 50 % des fonctionnaires et tout irait mieux.
a écrit le 23/10/2011 à 19:21 :
La France, membre des PiFigs, voudrait empiler les emprunts, comme Madof. Mais l'Allemagne ne veut pas les garantir, à juste titre. Pour faire diversion, ils crachent sur l'Italie. Mais l'économie c'est têtu : ou bien les PiFigs consentent au remboursent progressif de leurs dettes, ou bien tous ces pays feront faillite.
a écrit le 23/10/2011 à 17:30 :
Forcer les banques à accepter une décote de 60% pour dire ensuite les états vont recapitaliser les banques!! Puis laisser dire au politique on a sauvé les banques. C'est de la connerie! FESF transformé en banque c'est du Madoff. Que la Grèce vende ses bijoux: iles, oeuvres d'art etc... ou reconnaisse sa faillite.
a écrit le 23/10/2011 à 17:05 :

sauvetage obligatoire.. les socialistes proposent encore plus d austerite ...mieux vaut tenir que courir...notre president a pratiquement gagne sa reelection ..faute d autres candidats competants...moins pire que pire
Réponse de le 23/10/2011 à 17:55 :
Pas très cohérent tout cela .... les trois quarts de l'UMP disent le contraire sur les socialistes et si il y a une chose dont on a pas de doute c'est que notre président continuera a aider ses amis ... dont certains sont banquiers ... en nous disant bien entendu que le sauvetage est obligatoire comme tu le dis toi aussi ....
Réponse de le 23/10/2011 à 17:59 :
+1
a écrit le 23/10/2011 à 15:52 :
Ah ça va faire du bien... Sarko, Merkel, Berlusconi - tout le monde dehors ! devraient faire un club avec G. Bush II, vous savez, celui qui, avec Greenspan, a présidé à la confection des subprimes sur fond de télévangélisme, a ruiné les US dans une guerre sans queu ni tête mais tout à fait impérialiste, avec le soutien de... Sarko, Berlusconi, Barroso... celui qui avait pour Secrétaire au Trésor Henry Paulson, l'homme qui, seul, a laissé tomber Lehman Brothers, mais aussi l'homme de... Goldman Sachs... la boîte qui a aidé la Grèce à tricher sur sa situation financière, et en même temps parié contre sa dette (les fameux CDS)... du vent, tous ces pourris qui n'ont pas vu que l'éthique, la société, ce n'était pas de simples interprétations pratiques des théories financières qui leur rapportaient...
Réponse de le 23/10/2011 à 19:01 :
100% d'accord.
a écrit le 23/10/2011 à 15:47 :
Il y a quelques mois les officiels français pouvaient encore s'illusionner (et nous illusionner ) sur l'égalité politique entre la France et l'Allemagne au sein de l'Europe.

Désormais tout le monde a compris que l'EU est hiérarchiquement sous l'autorité allemande , reléguant la France au role de partenaire subalterne.

Si un responsable US ou chinois cherchait encore le numéro de teléphone de l'Europe , nul doute qu'il appellera désormais les renseignements allemands.
a écrit le 23/10/2011 à 15:25 :
quand nous voyons la préparation du budget 2012 avec les économies de bout de chandéle nous sommes obliges de penser que nos députés n'ont toujours rien compris; ils ne savent pas ce que l'on appelle faire des économies ou tout simplement ne veulent-ils surtout pas toucher à leurs priviléges.A QUAND UN PRESIDENT QUI PROPOSERA UN REFERENDUM POUR LE FAIRE
a écrit le 23/10/2011 à 14:39 :
Que les banques soient recapitalisées, pourquoi pas, mais pas avec des fonds publics. Je rappelle que les banquiers et financiers sont contre l'intervention de l'état dans les entreprises privées, comme ils nous l'ont inlassablement répété avant 2007, je rappelle aussi qu'ils sont pour la "destruction créatrice" de Shumpeter ; laissons les entreprises mal gérées et inefficaces disparaitre, car elles seront alors remplacées par d'autres plus efficaces et mieux gérées. Voilà ale vrai capitalisme. Appliquons ceci aux banques. Laissons les se recapitaliser seules, selon leurs propres conseils.
Réponse de le 23/10/2011 à 16:34 :
Ce n'est malheureusement pas possible ... le capitalisme ultralibéral est une utopie comme le communisme .... et est en train de s'effondrer comme le mur de Berlin ....
Réponse de le 23/10/2011 à 17:12 :
@Ahbon,
je ne crois pas que le capitalisme ultra libéral est mort !
Au contraire, je crois qu'il renait déja en Asie ! alors qu'il n'est toujours pas mort en europe !
Réponse de le 23/10/2011 à 17:36 :
C'est l'Etat qui a forcé les banques à acheter de la dette grecque, il les force à décoter pour les recapitaliser pouvoir dire "On a recapitalisé les banques!" devant les électeurs et pouvoir crier haro sur les banques. Que l'Etat se contente d'entretenir les routes, l'ordre public, l'éducation jusqu'au bac et laisse au privé ce qu'il fait mal.
Réponse de le 23/10/2011 à 17:40 :
@ahbon : c'est bien pour cela que nous ne pouvons pas continuer ainsi : soit nous sommes ultralibéraux et laissons tomber les banques comme des mouches, soit nous admettons que les idées ultralibérales ne fonctionnent pas aussi bien que nous l'avions pensé, et alors il faut inverser la dérégulation qui nous a menés à cette catastrophe. Remettons des régulations strictes dans le monde bancaire, Glass Steagall Act, interdiction des CDS, de la titrisation, et des ventes à découvert, et nationalisation partielle des banques qui n'ont pas assez de capitaux propres. Il faut être ferme avec le monde de la finance, car celui-ci est ferme avec les gouvernements, et tente d'imposer sa loi, de façon totalement anti démocratique, malgré les dégâts calamiteux qu'il a créés.
Réponse de le 23/10/2011 à 18:03 :
@gg : oui le capitalisme ultralibéral chinois ... qui tient parce que c'est une dictature ... et encore , conditionnelle a 8% de croissance mini (cette année elle sera à 9% peut être a moins ...) . @Daniel : personne n'a obligé une banque privée a acheter quoi que ce soit ! arrêtes tes sornettes ! .... @ Jean: tout a fait d'accord mais nos gouvernants actuels ne sont visiblement pas sur la bonne voix, entre le déni de besoin de recapitalisation et maintenant des aides aux banques "obligatoires car c'est la crise " et bien sûr sans conditions , leur démarche est quelque peu floue et en tout cas pas du tout dans le sens qu'il faudrait.
a écrit le 23/10/2011 à 10:43 :
Sarkozy et les spéculateurs ne tiendront pas longtemps .Les 1% ne sont plus en effet que 1%, les cadres les lâchent de plus en plus : nous demandons aux informaticiens et aux employés de banque de copier les listings complets de tous les comptes des paradis fiscaux auxquels ils ont accès ..... Adressez les listings à wikileaks qui les publiera in extenso , oui nous sommes plus forts tous ensemble que ces paradis de voleurs qui cachent entre 11 000 et 60 000 milliards de dollars , Ceux qui copierons ces listings seront des héros ,les vrais héros de notre temps. Exigeons aussi des états la suppression des licences des banques qui trafiquent avec les paradis fiscaux . Exigeons aussi l'abrogation de l'article 123 du traité de Lisbonne qui oblige les états à dépendre des banques ,scandale des scandales
Réponse de le 23/10/2011 à 12:41 :
Tu n'avais qu'à mieux voter !
Réponse de le 23/10/2011 à 15:19 :
Bonne idée ! Vive la transparence ! Oui, diffusons toutes ces informations, et que wikileaks les publie ! Ceux qui sont honnètes et n'ont rien à cacher n'ont rien à craindre.
Réponse de le 23/10/2011 à 16:38 :
Bonne idée que de s'organiser ... effectivement beaucoup de cadres et même des petits entrepreneurs les lâchent ... il ne restera bientôt que les 1% des plus bling bling et quelques vieux rentiers cupides et aigris ....

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :