Crise de la zone euro : Berlusconi veut mettre l'Italie à sa botte

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Le président du Conseil italien Silvio Berlusconi a convoqué en urgence ce lundi à 18h00 son gouvernement pour tenter de convaincre ses partenaires de coalition de soutenir une série de réformes économiques réclamées par l'Union européenne. Mais le Cavaliere veut montrer qu'il reste seul à bord et que le couple franco-allemand n'a pas à lui dicter sa conduite.

Le président du Conseil italien Silvio Berlusconi a convoqué en urgence ce lundi à 18h00 son gouvernement pour tenter de convaincre ses partenaires de coalition de soutenir une série de réformes économiques réclamées par l'Union européenne.

Sous la pression insistante exercée tout au long du week-end par Paris et Berlin, Berlusconi devrait proposer une réforme du système des retraites à laquelle s'oppose fermement son principal allié de la Ligue du Nord. Mais le Cavaliere a de l'orgueil. Et tient à montrer qu'il reste le patron et que le couple franco-allemand ne lui dicte pas sa conduite.

Il a ainsi assuré lundi que personne ne devait avoir "quoi que ce soit à craindre" de l'Italie dont la dette colossale inquiète les marchés, promettant de nouvelles mesures "de grande importance. Dans un communiqué, le Cavaliere a aussi estimé que "personne n'est en mesure de donner des leçons à ses partenaires", après avoir été sévèrement rappelé à l'ordre ce week-end à Bruxelles par le couple franco-allemand qui exige de lui des engagements fermes en matière de réformes et de réduction de la dette.

Réforme des retraites

"Je compte profiter de la situation pour voir si nous pouvons adopter des mesures auxquelles j'ai toujours songé mais que je n'ai pas pu mettre en oeuvre en raison de divergences au sein de la majorité, par exemple sur les retraites. Essentiellement sur les retraites", a déclaré "Il Cavaliere" dimanche.

La question d'une réforme des retraites est un point de friction avec la Ligue du Nord, alliée indispensable du Peuple de la liberté (PDL) de Silvio Berlusconi.

Le chef de file des députés de la formation autonomiste du nord de l'Italie, Marco Reguzzoni, a redit lundi son opposition à toute réforme des retraites, y compris au report de l'âge de départ à la retraite de 65 à 67 ans comme le demande la banque centrale italienne.

"La Ligue a toujours été hostile à une réforme des retraites", a indiqué Reguzzoni à la télévision italienne. "Nous avons fait d'autres propositions que nous évoquerons lors de la réunion."

Le système actuel des retraites prévoit un départ à la retraite à l'âge de 65 ans pour les hommes et un passage progressif de 60 à 65 ans pour les femmes.

RÉFORMES

Réunis à Bruxelles pour un sommet consacré à la crise de la dette dans la zone euro, les dirigeants européens ont exhorté l'Italie à accélérer ses réformes économiques afin d'éviter de crouler sous le poids de sa dette, comme la Grèce.

Le gouvernement italien a notamment été prié de fournir un calendrier et des mesures concrètes pour une réforme du marché du travail et des privatisations.

Le sourire échangé entre le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel dimanche lors d'une conférence de presse alors qu'on les interrogeait sur les assurances apportées par Berlusconi sur les réformes a donné du grain à moudre à la presse italienne.

"Ce n'était pas une bonne chose pour un Italien d'être présent hier à la conférence de presse entre Merkel et Sarkozy à Bruxelles", note dans son éditorial le Corriere della Serra.

En raison de sa croissance anémique et de ses divisions politiques, l'Italie suscite la crainte des investisseurs quant à sa capacité à supporter le fardeau de sa dette publique qui s'élève à 1.800 milliards d'euros.

Depuis le mois d'août et le rachat par la Banque centrale européenne d'obligations italiennes pour tenter de rassurer les marchés, le gouvernement de centre droit a annoncé une série de réformes et de mesures d'austérité.

Mais l'engagement pris par Silvio Berlusconi de ramener le budget l'équilibre en 2013 n'a pas permis de rassurer les marchés sur la santé de la troisième économie de la zone euro.

Les obligations souveraines italiennes ont atteint vendredi leur plus haut niveau depuis août avant de redescendre lorsque des traders ont rapporté des achats de dette de la part de la BCE sur le marché secondaire.

"L'Italie peut avoir l'impression d'être une victime mais c'est la conséquence d'un gouvernement paralysé et d'une trop forte dette", souligne Nicholas Spiro, responsable du Spiro Sovereign Strategy de Londres.

Le président italien Giorgio Napolitano a exprimé la semaine dernière son "angoisse" face au manque d'efficacité du gouvernement de Berlusconi pour résoudre la crise de la dette.

Sa voix s'est ajoutée à de nombreux détracteurs du président du Conseil accusé de retarder sans cesse les mesures de relance de la croissance que réclament le patronat et la Banque centrale européenne.

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a écrit le 24/10/2011 à 20:52 :
Culotté le président français de réclameur un plan de réduction de dettes en Italie alors qu'il n'est pas capable d'en produire un en France... A part augmenter les impôts, qu'a-t-il fait ?
Réponse de le 25/10/2011 à 4:36 :
Pas grand chose... Mais de toute manière, notre président ne sera bientôt plus présent sur la scène européenne. Ceci pourrait en soulager plus d'un...
Réponse de le 25/10/2011 à 12:58 :
il a fait la réforme des retraites, il a diminué le nombre de fonctionnaires de la fonction publique en ne réembauchant qu'un fonctionnaire sur deux lors d'un départ en retraite. Cela s'appelle comment d'après vous : un plan de réduction de la dette publique. Ce n'est pas ce que nous promet votre poulain Hollande, lui il va réembaucher des fonctionnaires qu'on va garder pendant 40 ans.

a écrit le 24/10/2011 à 19:50 :
Il est vrai que le couple Allemand-Italien en son temps était en accord contre la France!!!!!!!!Berlusconi doit réfléchir,les temps ont changé!!!!!!!!!
Réponse de le 24/10/2011 à 21:04 :
je vois pas le rapport, si tu es resté en 1940-45, tu dois aussi réfléchir les temps ont changé !!!
Réponse de le 24/10/2011 à 22:42 :
Le couple existe encore mais dans l'industrie. Il y trois jour que les industriels allemand et italiens sont rencontré a Bologne pour un nouvel pacte de collaboration économique; les exportations sont augmenté de 5,6 % par rapport au 2010. Pas mal.
a écrit le 24/10/2011 à 18:57 :
Navrant la réaction de notre président et de la chancelière, indigne de leur rang !
Maintenant qu'ils rigolent mais quand viendra notre tour et celui des allemands on verra bien si ils auront le même rictus !
A croire que l'Europe c'est l'Allemagne et la France! belle image de fédéralisme et de solidarité.
De toute façon on verra bien qui aura le petit rictus en 2012 , n'est ce pas Nico !!!
Réponse de le 25/10/2011 à 4:38 :
Le fédéralisme ne résoudra absolument pas le problème européen. Vouloir y croire,, c'est comme vouloir croire au Père Noël, surtout dans une Europe composée de moult cultures....
a écrit le 24/10/2011 à 17:52 :
Un plan de soutien "préventif" pour l'Italie à l'étude
http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/10/24/97002-20111024FILWWW00586-plan-de-soutien-pour-l-italie-a-l-etude.php
Réponse de le 24/10/2011 à 18:37 :
Le jour où un journal non économique sera une référence dans ce secteur, envoyez-moi un fax. Ca vaudra le coup.
a écrit le 24/10/2011 à 17:27 :
Sans vouloir faire de psychologie (comme tout comptoir (de colonie, soit faire de l'argent) qui se respecte), la montée de tension entre les élus européens est criante. De vérité. A qui profite le crime..???
a écrit le 24/10/2011 à 17:23 :
il pourrait organiser des bonga bonga s a grande echelle, ca mettrait les gens de bonne humeur...
a écrit le 24/10/2011 à 17:15 :
C'est de l'anti-berlusconisme primaire.Injurier ne sert à rien .En revanche argumenter sans haine a plus de panache
a écrit le 24/10/2011 à 16:25 :
La grecarisation commence.
a écrit le 24/10/2011 à 15:47 :
Attention que le "Sourire" ne vienne pas un jour des italiens, lesquels disposent d'infrastructures économiques plus puissantes que beaucoup des nôtres ...
Pompes, moteurs, produits manufacturés, machines agroalimentaires, véhicules ... L'Italie m'étonne assez souvent je dois dire.
Réponse de le 24/10/2011 à 17:24 :
ils ont bcp de produit tres design, bon, ca reste italien, ca marche pas trop...... leurs costumes, par contre qui n'ont pas besoin de ' fonctionner', sont d'une rare elegance...
Réponse de le 24/10/2011 à 17:29 :
J'ai parfois acheté italien. Mais d'ici qu'ils fassent des avions, des fusées et des machines agroalimentaires fiables, envoyez-moi un fax. L'italien est bon en voiture de sport et en chemise. Rien d'autre.
Réponse de le 24/10/2011 à 17:31 :
je suis de votre avis, le tissus industriel Italien est puissant et très réactif, il a en plus
des managers qui s'impliquent à l'export ( Amérique su sud, Asie, Afrique du nord)
ne balancer pas le bébé avec l'eau du bain si vite.....
Réponse de le 24/10/2011 à 18:49 :
Je vous trouve un peu suffisant Yvan, vous répandez des clichés très italianophobes non justifiés ( dents contre les Italiens due à déception amoureuse, spaghettis pas assez al dente...?). L'industrie italienne est exportatrice (contrairement à la France) et je ne pense pas que, si tous leurs produits étaient aussi "pourris", leur balance commerciale excédentaire.Parfaitement d'accord avec F599.
Réponse de le 24/10/2011 à 20:04 :
Hd75. Je ne suis pas "phobe" en quoique ce soit. J'ai seulement acheté au niveau industriel de façon mondiale et, beaucoup plus, Européen. Soit, là, vous êtes obligé de voir les réalités de ce que vous achetez. Peut-être ne connais-je pas TOUS les secteurs industriels et cela serait plus que normal. Mais se nicher dans le secteur du luxe comporte certains risques que des pays oublient lorsqu'il n'y a pas de crise économique dans l'air. Je dis ça... et en parti pour notre pays. Les déconvenues pour cause d'absence de diversification et abus d'image vont arriver à grands pas si ce n'est déjà fait. Valable pour l'Allemagne aussi et là, pour cause d'abus d'image et manque de clients. La pub ne fait pas tout. Au contraire.
Réponse de le 24/10/2011 à 22:30 :
Pour Yvan:
désole pour toi; quelques exemples:
IVECO = le premier producteur moteur diesel au monde : presque toutes les auto militaire de l'armée française les utilises. (ex: Irisbus: les bus que circules dans Paris sont made in Italie)
Finmeccanica = le premier partner de Boing avec des établissements en UK, Italie et USA aussi. Ex: Les F16 et Appaches sont fabriqué à coté de Naples (2000 entreprises aérospatiales) ils n'ont pas seulement de la poubelles.
Agip = leader mondial production pipeline: il fournit technologie et les installations a tous les pétroliers compris Total.
Naval: les chantiers de Venise, Trieste et Bari très reconnue pour la qualité production navale, à Bari sont faites tous les manutentions des bateaux militaires américains en Méditerranée, compris les sous-marins nucléaires.
Naval - Yachting = L'Italie est le premier producteur mondial (comme nombre des chantiers navales et est le deuxième marché âpres les USA;
Projet Galileo: il vous dise quelques chose ? : satellites produits à Turin, Naples, Pisa et Rome;
Auto: plus de 60% des composants des autos made in Germany sont faites en Italie: Turin = Bertone: Mini, BMW, Mercedes. Vous achetés made in Germay produit in Italy, bravo.
Ford et Opel produise dans les fabriques Fiat in Turin, Pologne et Turquie. (avec la technologie Fiat) Fiat Industrial propriétaire de New Holland par exemple est un des leader mondiaux dans l'industial machining.
ENI = co-partner de EDF dans le projet ERP: le pompes et les système de sécurité sont made in Italie.
La robotique et la mécanique aussi très développé: dans le secteur haut mécanique (mécanique fine) les outillages made in Italie sont omniprésents au monde: ex: les machines pour la fabrication des collantes pour les femmes sont 100 % made in Italie, aucun outre pays les produise et le machines pour café (automatiques) sont tous made in Italie aussi.
Je peu continué encore mais . . il n'y a aucun sens. Avant de parler il faut connaitre.
PS. Pardon pour les faut d'orthographe; ( je ne suis pas Italien)

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