La troïka remet un coup de pression sur Athènes

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Lucas Papademos, Premier ministre grec Copyright Reuters
Lucas Papademos, Premier ministre grec Copyright Reuters (Crédits : Bloomberg)
Les représentants de la BCE, de la Commission européenne et du FMI sont dans la capitale grecque ce week-end pour s'assurer des engagements des partis de la coalition désormais au pouvoir.

Les créanciers internationaux de la Grèce vont presser samedi les partis politiques du pays de s'engager par écrit à soutenir les mesures d'austérité requises pour obtenir un nouveau plan de sauvetage et éviter la faillite.Des représentants de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international (FMI) rencontreront notamment le chef de file de Nouvelle Démocratie (ND, conservateurs) qui s'est dit ouvertement réticent à apporter son soutien à la cure d'austérité imposée par les bailleurs de fondsLa troïka s'entretiendra également avec les autres partis de la nouvelle coalition au pouvoir, le parti socialiste de l'ancien Premier ministre George Papandréou (Pasok) et le parti d'extrême-droite LAOS, pour évaluer leur engagement à mettre en oeuvre une vague de coupes budgétaires et de hausse d'impôts.

"Un choix clair et sans équivoque par écrit"

Signe de la pression qui pèse sur Athènes, le ministre néerlandais des finances, Jan Kees de Jager, a prévenu vendredi que les partis allaient devoir "faire un choix clair et sans équivoque par écrit" en signant un engagement."Est-ce qu'ils sont avec nous ou pas? Nous ne pouvons pas nous permettre d'attendre plus longtemps", a-t-il dit.Les dirigeants européens, lassés de l'incapacité d'Athènes à atteindre ses objectifs budgétaires, craignent que les partis politiques rechignent à s'engager à mettre en oeuvre des réformes impopulaires avant les élections législatives du 19 février. Le dirigeant de ND, Antonis Samaras, a ainsi d'ores et déjà annoncé sa volonté d'obtenir la majorité absolue lors du scrutin afin de renégocier les conditions du plan de soutien européen.

Croissance négative de 2,8% en 2012

Les créanciers ont prévenu qu'ils bloqueraient le versement des huit milliards d'euros du premier plan d'aide nécessaires à Athènes pour éviter le défaut de paiement dès le mois prochain. Conclu en octobre à Bruxelles, le nouveau plan de sauvetage de 130 milliards d'euros est censé couvrir la totalité du besoin de financement de la Grèce jusqu'en 2014. Le projet de budget grec 2012, dévoilé vendredi, prévoit une contraction de 2,8% du produit intérieur brut (PIB) grec, qui avoisine 220 milliards d'euros, après celle de 5,5% attendue cette année. Le texte vise à dégager dès 2012 un excédent budgétaire primaire, c'est à dire un solde positif hors service de la dette, afin de commencer à réduire le fardeau de la dette publique, qui dépasse 30.000 euros par habitant.

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Commentaires
a écrit le 20/11/2011 à 6:32 :
Figaro économie, publié le 26/08/2011 à 16:51
Les Allemands, plus riches que jamais, (Ces statistiques ne tiennent pas compte des propriétés immobilières ou des biens non financiers.)
C'est bien grâce à l'Euro,.....et ils se plaignent de devoir participer au "sauvetage" de l'Euro alors qu'ils on profitent plus que qui-conque!
a écrit le 19/11/2011 à 22:35 :
Ils pourront bien écrire ce qu'ils veulent sur le papier, si les grecs brandissent leurs têtes au bout d'une pique, le document leur apparaîtra alors de bien peu d'importance.
a écrit le 19/11/2011 à 16:27 :
Allemagne 84% du Pib 2770 mds de dette, France 83% 1650 mds, BCE incapable de se décider et d'agir, s'acharnent sur 10 millions de personnes ! Ça fait un peu "short", ou alors c'est de l?entrainement !
Réponse de le 19/11/2011 à 17:15 :
C'est une répétition générale
Réponse de le 19/11/2011 à 22:35 :
répétition générale pour l'extermination des peuples. A la place des banques, je me méfierais ...
a écrit le 19/11/2011 à 15:53 :
c'est incroyable la droite grecque a maquillé les comptes et maintenant il faut les supplier de signer alors qu'ils devraient être poursuivis et jugés pour leurs fraudes. On devrait au moins les sortir de l'euro pour cette attitude manifestement non coopérative
a écrit le 19/11/2011 à 12:52 :
la troika met la pression, pour l'instant je pense que c'est plus la grèce qui met la pression à la troika que l'inverse, car il me semble qu'ils (les grecs) ont déà obtenu une remise de 50% de leur dette, alors, ceux qui on le plus a craindre à ce jour ce sont les créanciers de la grèce et non les grecs qui de toute façon à ce jour sont dans la plus restrictive des économie, donc les politiques arrêtez de faire croire que vous gérer le conflit, a ce jour il me semble que ce sont les grècs qui vous tienne par la barbichette et non l'inverse !!!!!
a écrit le 19/11/2011 à 11:37 :
Esperons pour eux qu'ils ont une bonne protection policiere.

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