La France et l'Allemagne, faibles moteurs d'une Europe en récession

Selon Bruxelles, la zone euro serait en récession de 0,3% cette année. La France et l'Allemagne, même avec une croissance très faible en 2012, sont les deux seuls moteurs d'une Europe en panne, alors que les plans d'austérité font plonger l'Europe du Sud.

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En Grèce, la contraction de l'activité économique devrait atteindre 4,4%, contre 3,3% au Portugal, 1,3% en Italie et 1,0% en Espagne. L'impact des plans d'austérité dans ces pays joue clairement contre la croissance. Copyright Reuters
En Grèce, la contraction de l'activité économique devrait atteindre 4,4%, contre 3,3% au Portugal, 1,3% en Italie et 1,0% en Espagne. L'impact des plans d'austérité dans ces pays joue clairement contre la croissance. Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)

La Commission européenne a annoncé jeudi 23 février s'attendre à une contraction de l'activité économique de 0,3% dans la zone euro en 2012 et une stagnation dans l'ensemble de l'Union européenne. Bruxelles indique par ailleurs s'attendre à une croissance modérée de 0,4% et 0,6% respectivement en France et en Allemagne, les deux moteurs de la zone monétaire commune.

Ces prévisions laissent apparaître un paysage économique à deux vitesses alors que les pays qui ont dû mettre en oeuvre de durs programmes d'austérité en 2011 sous la pression des marchés devraient tous entrer à nouveau en récession en 2012, à l'exception de l'Irlande.

En Grèce, la contraction devrait atteindre 4,4%, contre 3,3% au Portugal, 1,3% en Italie et 1,0% en Espagne. l'impact des plans d'austérité dans ces pays joue clairement contre la croissance.

La Commission prévoit par ailleurs une inflation de 2,1% dans la zone euro en 2012 et de 2,3% dans l'UE.

Le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, s'est voulu optimiste dans la capacité de l'UE à surmonter cette situation difficile. "Même si la croissance est à l'arrêt, nous voyons des signes de stabilisation dans l'économie (...) Avec une action déterminée, nous pouvons prendre le bon virage et passer de la stabilisation au soutien de la croissance et de l'emploi", a-t-il dit.

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